Affronter l'hiver : gastro, rhume, angine, rhino ou bronchite... mais aussi baisse de moral, déprime etc., toutes ces petites affections qui accompagnent l'hiver. Comment les éviter, les combattre ou limiter la contagion au sein de la famille…Le froid hivernal est également source de fatigue et souvent d'une baisse de moral. Que faut-il savoir pour passer l'hiver en pleine forme ?
Est-ce que je ne déprime pas vraiment ?
Tout d'abord, s'assurer que l'on n'est pas en train de faire une vraie dépression. Avez-vous vécu ou êtes-vous en train de vivre un événement difficile ? Votre sommeil est-il gravement perturbé, surtout le matin ? Vous laissez-vous aller complètement, délaissez-vous vos obligations ? Vos idées sont-elles noires, votre humeur est-elle très triste ? Si c'est le cas, les trucs ne sont pas pour vous : allez consulter sans attendre.
Est-ce que c'est pareil chaque année ?
Ensuite, il est important de se demander si ce n'est pas chaque année la même chose. Si c'est le cas, une solution est intéressante à tester : la luminothérapie. Son objectif : vous apporter chaque matin la lumière qui vous fait défaut l'hiver. La lumière est en effet indispensable pour la sécrétion de la mélatonine, cette hormone qui est à la fois responsable de notre cycle nuit-sommeil et qui est l'un des plus puissants anti-oxydants que l'on connaisse. Autrement dit, la mélatonine nous aide à bien dormir et elle aide notre corps à mieux récupérer face aux multiples agressions qu'il subit. Manquer de mélatonine peut donc nous rendre fatigué et déprimé. D'où l'intérêt de la luminothérapie, qui consiste à se placer 15 à 30 minutes chaque matin sous une lampe spéciale. Celui qui a fait l'apologie de cette méthode est le Pr David Servan-Schreiber dans son livre « Guérir ».
C'est juste un passage à vide, comment s'en sortir ?
Finalement, c'est juste un passage à vide et vous êtes preneur de trucs pour vous en sortir. Alors nous vous en proposons trois !
- Le sport : avec les jours qui raccourcissent, nous trouvons moins le temps pour faire du sport ou pour faire de bonnes marches. Nous nous privons ainsi du meilleur et du plus naturel des antidépresseurs… L'activité physique nous repose (après coup bien sûr !) et nous remet la tête d'aplomb. Si effectivement vous avez réduit votre activité pour cause de froid, de nuit qui tombe trop tôt, etc., eh bien repensez votre organisation pour redonner droit à vos muscles : ils en ont besoin…
- La diète : avec l'hiver, certains croient que l'on a besoin de manger davantage de plats caloriques. C'est tout simplement faux ! Alors ne vous forcez pas et laissez toujours une bonne place à la diététique : salades, fruits, poissons, etc. Et puis, en ces périodes de fêtes, redécouvrez le pouvoir bienfaisant des diètes : essayez par exemple de ne rien manger ou presque le midi des réveillons ou de le faire le lendemain. Cela aide vraiment à récupérer et à se sentir mieux. Certains vont même jusqu'à faire une diète par semaine, d'autres préférant manger très léger au repas du midi ou du soir. Tout marche, du moment que cela vous convient. Bien entendu, si vous avez des difficultés particulières avec votre poids, il vaut mieux en parler avec votre médecin. Mais si tout va bien de ce côté, sachez que la rumeur selon laquelle il n'est pas bon de sauter un repas est, elle aussi, fausse.
- Les poly-vitamines : il en existe beaucoup de marques et elles sont efficaces pour passer ce cap de l'hiver. L'idéal est de trouver un mélange contenant de la vitamine C, de la vitamine E, du bêta carotène, du sélénium et du zinc. Autrement dit, il s'agit de faire le plein d'anti-oxydants pour faire face aux stress !
Pour en savoir plus sur la luminothérapie, consultez www.guerir.fr
Comment résister au rhume ?
- L'hiver s'accompagne toujours d'une multitude de petites affections se traduisant par un nez qui coule, une gorge qui gratte, une toux et/ou des éternuements. Pourquoi l'hiver est-il si propice aux rhumes, bronchite et angine, et comment s'en protéger ? Quelques informations et conseils judicieux…
- C'est une évidence, l'hiver est propice aux rhumes. Mais pourquoi ? L'explication est relativement simple (1). Si les virus se transmettent très facilement entre les personnes, toutes ne vont pas développer un rhume. Celles qui en seront atteintes sont les plus fragiles. Et tout refroidissement fragilise. En effet, en provoquant une constriction des vaisseaux sanguins du nez, les défenses immunitaires de la muqueuse nasale diminuent, laissant la possibilité aux virus d'entrer. En bref, l'hiver agresse les muqueuses de nos voies aériennes supérieures, lesquelles deviennent moins efficaces dans leur rôle de barrière anti-virus.
Deux solutions s'imposent pour limiter la transmission des virus :
- Ne pas rester calfeutré chez soi ! Même si à l'extérieur le risque de refroidissement augmente, les virus sont davantage dilués. Et surtout, l'intérieur d'un logement représente un véritable nid à virus. Ceux-ci sont confinés et aisément transmissibles entre tous ses habitants, par l'air et aussi par les surfaces. Il faut donc aérer régulièrement, au minimum une fois par jour. Ne pas surchauffer les pièces et humidifier l'air, car l'air sec agresse aussi les muqueuses nasales et rend plus sensibles aux agents infectieux.
- Se laver les mains régulièrement ! Mais également, les essuyer avec une serviette propre et personnelle, utiliser des mouchoirs jetables, ne pas partager les couverts, ni bien entendu les biberons et les tétines.
Hiver : quelques réflexes anti-froid
· Inutile de répéter les conseils de base qui relèvent du bon sens (éviter les expositions prolongées au froid et au vent, les courants d'air, se couvrir chaudement à l'aide de plusieurs couches, dont la plus extérieure est imperméable, etc.). En revanche, on oublie souvent (volontairement ou non) qu'en cas de grand froid, il faut éviter l'alcool, sous toutes ses formes, petit remontant, grog ou vin chaud. Contrairement à une idée reçue, l'alcool ne renforce pas le système immunitaire mais inversement fragilise en congestionnant les voies aériennes et en diminuant l'évacuation des microbes. En cas de traitement médicamenteux, l'alcool peut favoriser la survenue d'effets secondaires.
· Les antibiotiques, c'est pas automatique. En effet, comme la plupart des infections ORL (rhume, angine, bronchite, pharyngite, bronchiolite…) sont d'origine virale, ils sont le plus souvent inutiles.
· Ne pas profiter du froid pour manger plus. Contrairement à une autre idée reçue, l'organisme n'a pas besoin de calories en plus pour passer l'hiver. Le seul résultat sera une prise de poids, laquelle fatiguera davantage l'organisme.
· Et enfin, il faut faire vérifier le bon fonctionnement des systèmes de chauffage, des chauffe-eaux et faire ramoner les cheminées par un professionnel qualifié, et s'assurer de l'efficacité de la ventilation des pièces. Ces conseils de base permettent de prévenir les intoxications au monoxyde de carbone, un gaz mortel, qui fait 6.000 victimes et 300 décès chaque année en France. Raison de plus pour aérer chaque jour, chaque pièce.
Si une personne est sans abri ou en difficulté : prévenir le « 115 ».
Numéros d'urgence : Samu (15) ou les pompiers (18 depuis d'un fixe, 112 depuis un portable).
Utiles : www.bisonfute.equipement.gouv.fr ; www.meteo.fr ou 32 50 (0,34 euro la minute).
Chassez les maux de l'hiver à coups de fourchette !
- N'attendez pas l'arrivée brutale des virus et autres infections bactériennes. Dès à présent, dopez votre organisme à coup de fourchette. De nombreux aliments sont capables de renforcer votre système immunitaire grâce à leur teneur en vitamines et minéraux.
- Tout en respectant une alimentation équilibrée et variée, vous pouvez privilégiez certains aliments, lesquels vont « booster » vos défenses contre les petits maux de l'hiver.
La vitamine C : la star de l'hiver
Cette vitamine n'a pas d'équivalent pour stimuler nos défenses. Elle représente donc une excellente aide pour lutter contre les infections. A noter qu'elle est aussi particulièrement conseillée aux fumeurs. En effet, le tabac contribuant à détruire cette vitamine, les fumeurs sont très souvent carencés en vitamine C.
Les principales sources de vitamine C
Les fruits (les agrumes, le kiwi, le cassis, la goyave…), le persil et les légumes verts (salades, choux, poivrons, oseille…).
La vitamine B6 : contre le stress
Cette vitamine renforce l'action de la vitamine C et permet une meilleure résistance au stress.
Les principales sources de vitamine B6
La levure, le germe de blé, les viandes et les poissons.
La vitamine B12 : l'anti-fatigue
La B12, aide à lutter contre la fatigue et facilite l'absorption du fer.
Les principales sources de vitamine B12
Les abats, les œufs, le lait et ses dérivés.
Le fer : contre les infections ORL
Les carences en fer, particulièrement fréquentes chez les enfants et les femmes, favorisent les infections ORL à répétition. Sachez que le fer alimentaire est mieux absorbé par l'organisme que le fer sous forme médicamenteuse. A noter également que le thé empêche l'absorption du fer. Aussi, évitez d'en boire après un repas composé d'aliments riches en fer.
Les principales sources de fer
Le boudin noir, la viande rouge, le foie et le pâté de foies de volaille. Point trop n'en faut : une part de boudin noir tous les dix jours ou une tranche de foie par semaine vous protège de la carence.
Le zinc : au cœur de l'immunité
En jouant un rôle dans la multiplication des globules blancs, lesquels sont de grands acteurs de notre système immunitaire, le zinc a une importance considérable.
Les principales sources de zinc
Les viandes, les crustacés, les poissons, les céréales et les lentilles.
Le magnésium : un anti-stress
Cet élément aide à combattre le stress, et l'on sait bien que le stress affaiblit nos défenses.
Les principales sources de magnésium
Les céréales complètes (notamment le riz complet), les fruits secs ou oléagineux (noix de cajou, amandes, noix…), le soja, les poissons, les légumes secs et certaines eaux minérales (Hépar, Badoit…).
28/09/2006
Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :