Lombalgie

le 04/03/2005 - par Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !

La lombalgie ou « mal de dos » n’est pas une maladie, mais un symptôme. Il s’agit d’une douleur de la région lombaire, aiguë si elle dure moins d’un mois et chronique au-delà de trois mois. Très fréquente, pratiquement tout le monde souffre de lombalgie à un moment de sa vie. Heureusement, dans de nombreux cas, l’évolution est bénigne.

Lombalgie Le dos ou rachis est constitué d’un empilement de vertèbres, dont 12 dorsales et 5 lombaires. Elles sont maintenues entre elles par des ligaments et des muscles puissants s’y insèrent, permettant la mobilité du rachis. Entre chaque vertèbre, se trouve un disque de cartilage fibreux qui sert d’amortisseur. Des paquets de nerfs sortent par les trous situés entre les vertèbres.

Quelles sont les causes ?


- Les mauvaises postures, positions assises défectueuses.
- Un lumbago. Il s’agit d’une lombalgie aiguë qui apparaît souvent après un effort de soulèvement de poids.
- Une arthrose vertébrale. Elle entraîne une lombalgie chronique, évoluant par poussées entrecoupées de périodes de rémissions plus ou moins longues.
- Une hernie discale. Elle correspond à une saillie du disque intervertébral venant écraser le nerf entre la 4è et la 5è vertèbre lombaire, ou entre la 5è vertèbre lombaire et la 1ère vertèbre sacrée. La hernie discale est souvent responsable de sciatique.
- Une hyperostose vertébrale ankylosante. Elle survient chez les personnes de plus de 60 ans et correspond à la présence d’ostéophytes (ou « becs de perroquet ») qui sont des productions osseuses anormales. Souvent présents dans la région située entre les lombaires et le sacrum, ils peuvent également se voir au niveau d’autres articulations.
- Des déformations de la colonne vertébrale chez l’enfant : scoliose, lordose, cyphose.

A côté de ces causes très communes, il en existe des plus rares.
- Un syndrome du canal lombaire étroit. Il correspond à un rétrécissement du canal lombaire lié aux ostéophytes. Il entraîne une déformation s’exerçant sur les nerfs à l’origine de la douleur.
- Une spondylarthrite ankylosante. Elle entraîne des lombalgies tenaces chez des sujets jeunes. Elle se caractérise par une colonne vertébrale rigide, manquant de souplesse et des contractions musculaires. La colonne vertébrale est déformée par une accentuation de la lordose lombaire (« creux du rein ») et une cyphose dorsale aggravée (bosse dans le dos).
- Une spondylite infectieuse. Les lombalgies sont secondaires à une infection (syphilis, tuberculose, fièvre typhoïde, brucellose).
- Un spondylolisthésis. Il s’agit d’un glissement vers l’avant de la cinquième vertèbre lombaire par rapport au sacrum, d’origine traumatique ou congénitale.
- Une ostéoporose vertébrale. Elle correspond à une déminéralisation osseuse et se voit plus souvent chez la femme après la ménopause.
- Des tumeurs du rachis. Ce sont souvent des métastases d’un cancer du sein, du rein, de la prostate ou de la thyroïde.
- Des lombalgies d’origine viscérale. Elles peuvent être d’origine urogénitale (calcul rénal, infection, tumeur ou inflammation de la prostate ou des reins) ou neurologique (compression de la moelle, syndrome de la queue de cheval).

Conseils pratiques


- Perdre quelques kilos s’il existe une surcharge pondérale, car c’est un facteur de lombalgies.
- Adopter une bonne position en voiture : éviter un siège trop éloigné du volant obligeant à conduire avec la pointe des pieds, coller au maximum le bas du dos contre le siège. S’arrêter toutes les heures afin de s’étirer et de relâcher les muscles.
- Avoir une activité physique régulière, mais adaptée à ses capacités physiques. Le jogging, le cyclisme et la natation sont notamment recommandés.
- Placer les objets encombrants et lourds à bonne hauteur de façon à ne pas avoir à se baisser.
- Adapter le matériel à votre corps et non l'inverse : manche du balai ou de l'aspirateur, du râteau ou de la pelle.
- Eviter de porter les charges d'un seul côté.
- En cas d’utilisation d’un porte-bébé, soutenir son enfant avec ses bras. Dès que possible, le porter sur le dos.
- En cas de station assise prolongée, essayer de se tenir droit sans raideur. Poser les pieds à plat. Coller ses fesses au fond du siège, et s'il n'en possède pas, placez sur le dossier un support lombaire (à défaut un coussin) au niveau des reins. Cesser régulièrement l’activité pendant quelques minutes afin d'étirer le dos.
- Pour faire un lit, il est recommandé de s’agenouiller.
- Eviter le port de chaussures à talons hauts pendant de longues périodes. La courbure de la région lombaire est alors fortement accentuée. Ceci déséquilibre les vertèbres lombaires et peut provoquer des lombalgies.

Quand consulter ?



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Une douleur de la région lombaire :


- faisant suite à un effort (soulèvement, torsion, etc.) en cas de lumbago ;
- chronique, aggravée par la fatigue, évoluant par poussées en cas d’arthrose vertébrale ;
- irradiant dans les jambes pendant la marche, faiblesse des jambes.

Un canal lombaire étroit :


- douleurs violentes, empêchant tout mouvement ou sciatalgies (douleurs secondaires à une irritation du nerf sciatique) en cas d’hernie discale ;
- douleurs lombaires tenaces chez un sujet jeune avec rigidité de la colonne vertébrale en cas de spondylarthrite ankylosante.

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