Home > Infirmerie ESSEC > maux quotidiens / maladies > Malaises
Au sens strict, un malaise se définit par une perte de connaissance plus ou moins complète et plus ou moins longue.
Généralités.
Lors de la pratique sportive, l’effort fourni est consommateur d’eau, de sucres et d’oxygène. Quand l’un de ces éléments est déficitaire, il peut s’ensuivre une souffrance cérébrale par hypoglycémie, baisse de la tension artérielle, diminution de l’oxygénation. Le mécanisme est soit direct comme dans l’hypoglycémie ou la déshydratation, soit indirect, par l’intermédiaire d’un mauvais fonctionnement de la pompe cardiaque (problème coronarien, malaise vagal).
L’hypoglycémie.
Il s’agit d’une baisse non compensée du taux de sucre dans le sang, qui résulte souvent d’une erreur diététique. La cause la plus fréquente est l’absence de consommation de produis glucidiques durant la pratique sportive. Une autre erreur est la prise de produits ou boissons sucrées juste avant l’effort. Il en résulte une sécrétion réactionnelle d’insuline qui fait baisser le taux sanguin de sucre et peut conduire à un malaise si des produits sucrés ne sont pas absorbés au cours de l’effort.
Le coup de chaleur.
La production de chaleur due à l’effort physique, est évacuée par l’intermédiaire de l’évaporation cutanée et de la sueur. Si cette perte n’est pas compensée, il s’ensuit un cercle vicieux de déshydratation et impossibilité d’évacuer la chaleur. La température corporelle monte et la tension baisse. Le cerveau souffre. Une bonne hydratation est nécessaire avant et si possible pendant l’effort.
Le malaise vagal.
Une douleur vive telle qu’elle peut survenir à l’occasion d’un claquage ou d’une entorse a parfois des conséquences sur le fonctionnement du c’ur. En effet, le rythme cardiaque est en partie régulé par un nerf appelé « nerf vague ». Une douleur intense (ou une chaleur extérieure mal supportée) peut stimuler ce nerf, ce qui ralentit le rythme cardiaque. Le débit de la pompe cardiaque diminue et la vascularisation du cerveau n’est plus assurée. On ressent souvent l’arrivée d’un tel malaise (sueurs, pâleur cutanée, impression de malaise), ce qui peut permettre d’arrêter l’effort avant un accident.
Le malaise lipothymique de fin d’effort.
La lipothymie est caractérisée par une impression de vertige et d’évanouissement imminent avec sueur, pâleur, bourdonnement d’oreilles et brouillard visuels. Elle est souvent précédée par des nausées et une pâleur du visage. Son apparition est progressive, laissant le temps de s’asseoir ou de s’allonger.
L’accident cardiaque.
Le dysfonctionnement du c’ur par trouble du rythme ou arrêt cardiaque, est souvent le fait de sportifs d’âge mûr ayant recommencé le sport après des années d’arrêt, ou ayant dépassé leurs limites. Le mécanisme est en général lié à un problème coronarien. On n’insistera jamais assez sur la nécessité d’un avis médical avant la reprise d’un sport, et d’un suivi extrêmement rigoureux en cas de problème coronarien, sachant que seuls certains sports sont autorisés, et sous surveillance. Il existe des cas plus rares de troubles du rythme survenant chez des sujets jeunes, d’où l’intérêt également de la visite d’aptitude.
21/10/2004
Éruptions cutanées
Malaises d'estomac
Mononucléose infectieuse, la « maladie du baiser »
Saignement du nez
Douleur dans la poitrine (d'origine non cardiaque)