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Symbole de beauté, il s’agit d’une petite tache colorant la peau, légèrement en relief parfois, que l’on remarque plus particulièrement au niveau du visage, des mains, et du cou. Ces petits grains peuvent pourtant s’avérer dangereux pour la santé : il faut les surveiller régulièrement
Les nævus, (appelés également Mélanome bénin, Naevius pigmentaire commun, lentigine, tache de rousseur, ou lentigo), sont des anomalies constitutionnelles et souvent familiales : les porteurs de grains de beauté multiples ont un de leurs deux parents qui a le même type de peau et leurs enfants risquent de l'avoir à leur tour. Mais ces nævus ne sont pas pour autant présents dès la naissance. Ils apparaissent progressivement dans l'enfance, un peu plus rapidement entre 15 et 25 ans, puis ont tendance à s'effacer dans la seconde moitié de la vie. Quelques-uns sont congénitaux (c'est-à-dire déjà visibles à la naissance) et on conseille de les enlever de manière préventive car ils présentent des risques particuliers, surtout si leur taille est importante.les nævus se présentent comme de petites taches, arrondies, ovalaires ou à contour irrégulier. Ils peuvent avoir du relief et certains forment un véritable nodule saillant. La grande majorité ne mesurent pas plus de quelques millimètres. Certains nævus méritent plus d'attention (ceux qui ont une coloration irrégulière, des contours imprécis, un diamètre supérieur à 5 mm) tandis que les nævus en relief, souvent garnis d'un poil, n'ont le plus souvent aucune gravité.les nævus sont fréquents et peu d'individus en sont totalement dépourvus. Ils peuvent être très nombreux (plusieurs centaines) chez les sujets à peau claire et siègent de préférence sur le thorax de l'homme et les jambes* de la femme. Dans certains sièges, soumis à des frottements, à des traumatismes, ou difficiles à surveiller (paumes, plantes, doigts, cuir chevelu, muqueuses), on conseille de les enlever .quand des grains de beauté sont en grand nombre, ils ont des formes et des couleurs variées, sur toute la surface cutanée. S'ils s'associent à une peau claire, à des cheveux blonds ou roux, à des yeux clairs et à une susceptibilité au soleil, cette abondance témoigne d'un risque particulier de tumeur cutanée d'origine elle aussi mélanocytaire : le mélanome. Ces caractéristiques imposent une surveillance et des mesures de protection vis-à-vis du soleil qui favorise la survenue comme l'évolution des nævus. Surtout s'ils ont la peau claire et bronzent mal, les porteurs de grains de beauté doivent se protéger (crème écran total, vêtement), éviter les expositions intenses et les cabines bronzantes. Leurs enfants doivent également être protégés, même si des nævus ne sont pas encore apparents.la surveillance cutanée doit avoir lieu tous les ans ou tous les deux ans, de préférence au déclin de la saison estivale (et aussi pendant la grossesse). Le médecin jugera des nævus dont la situation ou l'aspect impose l'ablation pour mettre à l'abri d'un mélanome grave. Il faut aussi que les porteurs de grains de beauté multiples sachent reconnaître eux-mêmes les lésions qui justifient un avis médical : ce sont les nævus qui se modifient rapidement (en quelques semaines ou mois). Cette modification* peut être un changement de couleur – spécialement une couleur qui fonce, qui devient noir-bleu marine – un épaississement ou un bourgeonnement, un élargissement, ou encore un saignement, des démangeaisons ou des douleurs. L'apparition rapide d'une tache ou d'un nodule pigmenté dans une zone qui en était jusqu'alors dépourvue justifie aussi une consultation médicale. L'ablation complète d'un grain de beauté ne présente aucun risque. Un examen microscopique (anatomopathologique) doit être pratiqué et il est souhaitable que le patient en conserve le résultat. Au regard de la grande fréquence de ces petites anomalies, une telle ablation n'est pas souvent nécessaire.
Les signes d'alerte.
Aucune modification comme le changement de couleur, de volume ou de texture ne doit avoir lieu. Il en va de même pour les variations de contours d'une tâche et les saignements spontanés.
Ensuite, si une nouvelle tâche brune apparaît et si elle évolue rapidement, il faut aussi se faire examiner par un dermatologue sans trop tarder.
Les précautions à prendre.
- Il faut faire attention à ne pas égratigner ou faire saigner ses grains de beautés ! C'est extrêmement dangereux ! Alors pour ceux qui se trouvent dans les zones de frottement (élastique de soutien gorge, culotte, sur le crâne, sous les pieds, ...), des précautions toutes particulières doivent leur être attribuées.
- Pour éviter de développer un mélanome (cancer de la peau), il y a certaines règles à respecter, comme ne pas s'exposer au soleil trop longtemps sans crème solaire. Mais même avec cette précaution, il vous faut surveiller régulièrement l'ensemble des grains de beauté que vous avez sur le corps.
- Pour reconnaître un grain de beauté « atypique », appliquez la règle dite de l'abécédaire :
A pour Asymétrique, B pour Bords, C pour Couleurs et D pour Diamètre. En effet, si un grain de beauté n'a pas une forme arrondie, n'a pas les bords bien réguliers, présente des couleurs différentes ou un diamètre supérieur à six millimètres, il est préférable d'aller consulter un dermatologue, à titre préventif.
Et s'il faut l'enlever ?
A l'issue d'une consultation chez votre dermatologue, le couperet est tombé : il faut vous retirer un grain de beauté suspect. Quelques éléments de connaissance pour lever le voile sur vos interrogations et aborder sereinement cette opération courante et sans douleur.
Comment cela se passe ?
L'intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie locale, au cabinet de dermatologie. Elle ne dure que quelques minutes (un quart d'heure au maximum). Le dermatologue décide de pratiquer cette intervention quand un grain de beauté lui paraît suspect, avec risque de mélanome. La technique de prédilection est l'exérèse ou ablation chirurgicale au bistouri, suivie de points de sutures que l'on enlèvera au bout d'une semaine ou deux.
Dans tous les cas, la lésion retirée doit être analysée. Seul un examen histologique détaillé et formel permet d'établir le caractère bénin ou malin du grain de beauté.
Si le diagnostic de mélanome est confirmé, le dermatologue peut éventuellement intervenir à nouveau pour gratter la lésion plus en profondeur et s'assurer que tout a bien été enlevé.
En revanche, si le spécialiste soupçonne un carcinome baso-cellulaire, il réalise généralement une biopsie pour avoir confirmation avant d'intervenir chirurgicalement . - Lorsque le grain de beauté se situe sur une partie du corps visible (visage, décolleté, mains, bras...), le dermatologue peut coopérer étroitement avec les chirurgiens plasticiens afin que la cicatrice soit la moins vilaine possible. Dans les cas les plus délicats, on peut pratiquer une chirurgie réparatrice avec greffe de peau.
La cicatrisation
Elle dépend de chacun. L'hérédité joue un rôle important, tout comme l'âge : autour de la puberté et jusqu'à l'âge de 20 ans, la cicatrisation est souvent trop rapide.
Chez certains sujets à la peau sensible (fine et fragile), la cicatrisation peut évoluer de manière inesthétique, d'autant plus si l'exérèse a été pratiquée sur des zones de "traction" (thorax, dos). Il existe deux types de "vilaines" cicatrices.
La cicatrice hypertrophique apparaît quelques semaines après l'intervention. Epaisse et dure, elle est en relief et finit par démanger.
Quant à la cicatrice chéloïdienne, elle est très dure, démange et concerne davantage les personnes de race noire.
Ces deux types de cicatrices se traitent. Sur les hypertrophiques, on préconise les applications de crèmes corticoïdes et, parfois, les infiltrations. Le laser à colorant pulsé donne de bons résultats sur les cicatrices chéloïdiennes.
Et après ?
Après un mélanome, il est indispensable de s'astreindre à des consultations régulières chez le dermatologue : en général tous les 3 mois, tous les 6 mois puis tous les ans, à vie. Celui-ci examine la peau de la tête aux pieds, avec une loupe pour plus de précisions, à la recherche d'une éventuelle récidive locale proche de la cicatrice ou d'une métastase. Il palpe ensuite tous les sites ganglionnaires. Un scanner et une prise de sang ne se justifient qu'en cas d'amaigrissement et de grande fatigue. A l'issue de la consultation, le dermatologue vous indiquera avec quelle fréquence il souhaite vous revoir pour un nouveau check-up.
Protégez votre cicatrice, d'autant plus si votre exérèse est récente. Au début, mettez un pansement pour éviter les contacts et les frottements. Puis appliquez un écran total.
Et surtout, attention au soleil ! Si vous avez eu un mélanome, il est indispensable de vous protéger du soleil en toutes circonstances : en vacances à la mer comme à la montagne, mais aussi en ville, gardez vos tee-shirts, restez sous les parasols et enduisez-vous de crème solaire. Et pour être bronzé(e), préférez les auto-bronzants !
Finalement peu de gens vérifient régulièrement leurs grains de beauté, c'est pourtant très important. En cas de doute, n'hésitez pas à consulter votre dermatologue
15/05/2006
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