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Le joueur compulsif peut s'adonner à un ou à plusieurs jeux de hasard (courses de chevaux, machines à sous, machines à poker, dés, cartes, loteries, etc.) : l'argent est toujours présent. Tout comme on ne retrouve pas seulement l'alcoolique dans une taverne, on ne retrouve pas le joueur compulsif qu'au casino
Tout comme on ne retrouve pas seulement l'alcoolique dans une taverne, on ne retrouve pas le joueur compulsif qu'au casino.
Il arrive que le dépendant du jeu gagne un gros montant d'argent en un seul coup. C'est d'ailleurs ce qui l'attire à nouveau vers le jeu : l'appât facile du gain, une recherche du plaisir instantané. Même s'il perd beaucoup, le joueur compulsif possède une sorte de «pensée magique» qui lui dit qu'il pourrait reprendre l'argent perdu en pariant à nouveau. Pourtant, au fond de lui, il sait très bien que c'est rarement le cas...
Le joueur compulsif n'est pas plus heureux que l'alcoolique ou le toxicomane. Il vit de la honte, de la culpabilité. Il devient menteur et manipulateur. Tous les moyens sont bons pour trouver de l'argent : faux chèques, vols de cartes de crédit, prise sans permission de la carte de guichet automatique du conjoint ou des parents, etc.
Les critères diagnostics du joueur pathologique sont les suivants :Pratique inadaptée, persistante et répétée du jeu, comme en témoigne au moins 5 des manifestations suivantes :
- Préoccupation par le jeu (p.ex. préoccupation par la remémoration d'expériences de jeu passées ou par la prévision de tentatives prochaines, ou par les moyens de se procurer de l'argent pour jouer.
- Besoin de jouer avec des sommes d'argent croissantes pour atteindre l'état d'excitation désiré.
- Efforts répétés mais infructueux pour contrôler, réduire ou arrêter la pratique du jeu.
- Agitation ou irritabilité lors des tentatives de réduction ou d'arrêt de la pratique du jeu.
Joue pour échapper aux difficultés ou pour soulager une humeur dysphorique (état de malaise) (par exemple, des sentiments d'impuissance, de culpabilité, d'anxiété, de dépression).
- Après avoir perdu de l'argent au jeu, retourne souvent jouer un autre jour pour recouvrer ses pertes (pour « se refaire »).
- Ment à sa famille, à son thérapeute ou à d'autres pour dissimuler l'ampleur réelle de ses habitudes de jeu.
- Commet des actes illégaux, tels que falsifications, fraudes, vols ou détournement d'argent pour financer la pratique du jeu.
- Met en danger ou perd une relation affective importante, un emploi ou des possibilités d'étude ou de carrière à cause du jeu.
- Compte sur les autres pour obtenir de l'argent et se sortir de situations financières désespérées dues au jeu.
La dépendance aux casinos virtuels :Avec l'avènement d'Internet, le jeu excessif prend un nouvel essor : les casinos virtuels, le day trading (bourse électronique) et les jeux conviviaux sur Internet.
On dénombre plusieurs centaines de casinos virtuels sur Internet. La majorité de ces casinos se trouvent dans un espace virtuel américain et on y parie en devises du pays. Le client-joueur a le choix d'envoyer un chèque, que l'organisation veillera à échanger, avant de remettre l'équivalent en mise au jeu. Mais la plupart du temps, il utilise une carte de crédit. La limite est habituellement de 1,500.00 $ (US) par jour.
Le casino est virtuel mais l'argent est bien réel, les émotions fortes aussi. Le joueur compulsif peut perdre beaucoup d'argent, pousser à la limite ses marges de crédit, y investir son fonds de retraite, sa maison, etc. Il perd aussi son crédit, la confiance et l'estime de son entourage et même sa santé psychologique. L'anonymat des casinos virtuels est insidieux. Le joueur excessif va tenter de recréer l'ambiance d'une maison de jeux. Le drame se vit dans l'intimité du foyer ou du bureau. À l'abri, pour préserver, bien souvent, ce qui reste de sa réputation professionnelle. Il arrive parfois que le joueur compulsif gagne beaucoup d'argent en un seul coup. L'espérance de gagner encore s'installe. C'est ce qui lui est fatal, bien souvent.
Le joueur compulsif s'obstine. Il perd et joue encore. Si, tout d'un coup… il regagnait ? Il est subjugué. À la limite il est « absent », isolé dans son monde. Rien ne peut l'en arracher. C'est une sorte d'histoire d'amour avec l'ordinateur, aussi puissante qu'une drogue psychotrope. Une donnée intéressante dans l'hebdomadaire The Economist : « en 1995, les Américains ont parié, en mises annuelles, 550 milliards (550, 000, 000,000.00$ US) ». Plus d'un demi-trillion. C'est donc dire que la propension à parier dans tous genres de casinos est très grande.
Les serveurs de services informatiques se trouvent dans des pays (Bahamas, Antigua, Gibraltar, etc.) où le régime fiscal est généreux et où les lois sont plus permissives pour ce genre d'activités. On y installe, là, des serveurs mais on contrôle les mises partout ailleurs dans le monde. De plus, certains casinos virtuels sont personnalisés. Les services sont de 24 heures. L'internaute-joueur est observé, scruté dans ses habitudes de jeu. Les firmes offrent des services de courriel afin de répondre à ses questions, dans sa langue maternelle. Quand le joueur gagne, un chèque lui est adressé par la poste. On respecte les restrictions qu'exige le joueur en voulant préserver la discrétion de ses rapports avec les casinos virtuels. Une fois l'exercice complété et répété, le joueur a plus confiance en la firme avec laquelle il fait affaire. À partir de là, le joueur excessif n'est plus seul. Il est rassuré et encouragé à jouer encore. Les firmes de casinos ne ménagent rien pour attirer les joueurs : cibler le marché asiatique, monter des sites pornographiques de casinos virtuels, etc.
Comme si les casinos virtuels ne suffisaient pas, il y a un nouveau phénomène qui semble poindre à l'horizon et c'est le day trading. Un genre de bourse virtuelle. Les transactions se font rapidement. Les mises sont souvent risquées sur un marché où les valeurs boursières sont fluides. Il faut être aguerri pour réussir dans ce genre d'activité. De plus, le cyberdépendant financier se surprend à consulter de nombreuses fois, dans une journée, la progression ou la régression de ses avoirs, en allant visiter le site Internet de son courtier.
La troisième catégorie de joueurs excessifs concerne l'individu qui joue en convivialité sur Internet. La dynamique ludique dans ce cas est bien différente et il ne circule aucun argent. Le joueur télécharge des jeux que l'on peut jouer collectivement, des heures durant par Internet. Il n'est pas rare qu'il s'achète, en plus, des logiciels de jeux avec lesquels il jouera seul et qu'il aura payés un bon prix. Il sera souvent le premier à attendre à la porte du magasin quand un nouveau logiciel est mis sur le marché.
24/10/2007
Dépendance aux jeux vidéo
Le sexe compulsif
Dépendance à l'internet
Le perfectionniste pathologique
L'alcoolisme
une association pour ces problemes : S.O.S joueurs. http://www.sosjoueurs.org
27/04/2007 16:25:00 -