Qu’est-ce qu’une émotion ?

le 01/02/2005 - par none Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !

Tous les jours, des centaines d’émotions, plus ou moins violentes, plus ou moins déstabilisantes nous accompagnent. On voudrait les dominer, elles nous surprennent toujours. Restons zen !

Qu’est-ce qu’une émotion ? - L’émotion est une réaction affective naturelle face à ce qui nous arrive.
- Les émotions que l’on ressent semblent venir sans avoir été recherchées. Elles peuvent surprendre, gêner, bloquer, qu'elles soient très agréables ou au contraire extrêmement négatives.
- Elles peuvent s’accompagner de troubles divers: rougeur, tremblements, palpitations, interruption ou sur activation de la pensée, mutisme, etc.
- Les émotions nous poussent à bouger, à agir, à réagir. L’émotion permet ainsi des réactions très rapides. Elle fait fonction d’alarme transmettant un message minimal, certes, mais vital.

A sa naissance, l'être humain dispose de quatre émotions de base, quatre émotions " naturelles " :
- La joie sert de moteur à l'envie de vivre et de progresser. Elle est source de motivation et de santé. (La médecine découvre actuellement à quel point le moral joue un rôle important dans le pouvoir de guérison.)
- La colère sert à chasser l'intrus, à trouver et à mettre ses limites, bref à défendre son territoire et ses valeurs.
- La peur signale un danger qui nécessite la mise en place d'une protection ou une nouveauté qui demande plus d'information et de préparation.
- La tristesse permet de clore une période de vie et de " tourner la page ". Elle est adéquate à chaque fois que nous avons un " deuil " à faire, que ce soit d'une situation ou d'une personne.
Dans chaque famille, il existe des émotions " autorisées " et des émotions " interdites " et chacun d'entre nous, enfant, a reçu une " éducation " des émotions.
Il est à noter également qu'un code social de répartition des émotions entre les deux sexes est encore en vigueur aujourd'hui. On interdit encore trop souvent la colère aux petites filles et la tristesse et la peur aux petits garçons.
Prenons le cas d'une famille où la tristesse est une émotion " interdite " (souvent parce qu'elle entrerait en résonance avec toute la tristesse stockée et refoulée des parents). Lorsque l'enfant pleure tristement, il va provoquer des attitudes " anti-tristesse " chez ses parents :
La honte : " Tu es ridicule de pleurer comme ça ! "
Le déni : " Il n'y a aucune raison d'être triste pour si peu !"
La culpabilisation : " Arrête, ça me rend malade de te voir te mettre dans cet état" !
La peur : " Si tu continues, tu vas pleurer pour quelque chose" !
Le pansement : " Ne pleure plus mon chéri, Maman va t'acheter une glace, d'accord ? " Etc.

Comment gérer ses émotions ?

- Pour gérer ses émotions, il faut d'abord se redonner le droit de ressentir la joie, la tristesse, la colère et la peur sans honte ni culpabilité.
-Savoir gérer ses émotion c’est retrouver une certaine confiance en soi, c’est améliorer sa faculté d’adaptation, connaître ses limites, ses forces et ses faiblesses. C’est aussi être capable de tirer les leçons de son expérience et de prendre de recul.
- Faire le lien entre stress et émotions, comprendre le sens et l’utilité de nos émotions dans notre héritage génétique.
- Adopter un comportement approprié pour gérer de façon constructive nos expressions émotionnelles, reconnaître les comportements défensifs : agressivité, fuite.
- Accueillir les messages de nos états internes pour les exprimer et agir, Identifier les situations vecteurs d’états émotionnels négatifs, repérer les signaux d’alarme.
- Décoder le langage non verbal (mimiques, regard, gestes, posture…), entendre ce qui n’est pas dit.
- Faire face à ses réactions émotionnelles, réduire les tensions, récupérer rapidement, dédramatiser en désamorçant ses pensées négatives à dynamiser ses ressources, développer la confiance en soi, accroître son contrôle, savoir se déconnecter.
- Utiliser l’art de la respiration de détente, apprendre des méthodes de relaxation, ancrer des réflexes de décompensation rapide, découvrir des exercices de relaxation dynamique, optimiser sa résistance.
- Il faut donner la préférence aux gestes sur la parole. Les mots sont généralement un support insuffisant à l’expression des émotions et 90 % des messages affectifs passent par une expression physique. Il faut également accepter ses propres mouvements internes, ses peurs, ses peines.
- Encourager la pratique des matières artistiques. Chacun peut renouer le contact avec ses sensations en s’adonnant au théâtre, à la peinture, à la musique. Le chant est une excellente thérapie ; il allie une dépense physique, libératrice des tensions, à l’expression d’une sensibilité, d’un ressenti. »

les thérapies : RELAXATION
- Les nombreuses techniques de relaxation existantes découlent du training autogène de Schultz. Cette technique originelle apprend à se relaxer n'importe où, n'importe quand, sans que l'on ait besoin d'autre chose que la force de sa pensée. Le bénéfice : enrayer son stress en quelques minutes. Une méthode qui s'apprend, puisque on l’applique à nous-même.

Originalité de la méthode ?
Son influence sur les différentes techniques de relaxation (elle est notamment à l'origine de la sophrologie) et son protocole extrêmement rigoureux, "qui consiste à répéter des phrases suggestives et clairement codifiées, du type "Je suis relaxé" ou "Mon cœur bat de façon régulière". Cela conduit progressivement le pratiquant à développer un véritable "conditionnement", pour parvenir quand il le souhaite à la maîtrise de ses émotions."`
Dispensés par des psychothérapeutes, des sophrologues, des relaxologues, et même par quelques professeurs de sport, les cours sont indispensables, chacun d'eux proposant une technique selon ses qualifications. On peut aussi avoir recours à un conseiller de santé dont le rôle est d'enseigner les techniques de relaxation afin de prévenir la maladie ou de la guérir.
Après une formation (à raison d'une ou deux séances par semaine), on est prêt à pratiquer seul dans son fauteuil de bureau, ou allongé sur son lit.

PRINCIPAUX ORGANISMES
- Renseignements au centre de sophrologie de Paris
(délégation de la Fédération mondiale)
ou à la section française du Collège international de sophrologie médicale
87, bd Raspail
75006 Paris
Tél : 01 45 48 28 62
- Institut européen de recherches en sophrologie et psychothérapie
7, avenue Frémiet, 75116 Paris
Tél. : 01 42 24 43 30
Fa x. : 01 40 50 74 19


0 commentaire(s)
Ecrire un commentaire
 

En validant, j'accepte les conditions générales d'utilisation du site.

SONDAGE

Connectez-vous pour voir le sondage !