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Psychologie

Vous êtes nul ! : une remarque difficile à encaisser !?

Vous êtes nul ! : une remarque difficile à encaisser !?

« Vous êtes nul ! ». Voilà une affirmation terriblement blessante très difficile à recevoir sereinement. Et cela, même quand on estime que c'est faux, totalement injustifié ou encore qu'il s'agit d'une remarque faite sur le coup de la colère. Que répondre ?...


- L'essentiel est de ne pas se sentir écrasé par cette parole.
- L'idéal est alors de se mettre en position d'acceptation, et de demander à faire préciser l'agresseur. Accepter ne signifie pas acquiescer, mais comprendre que l'autre peut, à un moment donné, et pour une ou plusieurs raisons précises, penser ainsi. Il en a le droit, même si vous avez le droit de n'être absolument pas d'accord avec lui.
- Faire préciser ensuite, c'est essentiel. En effet, si vous partez tête basse, vous vous sentez coupable et anéanti par cette remarque. Elle deviendra alors comme un venin qui vous empoisonne. Elle pourra même continuer à raisonner longtemps en vous.
Si vous demandez des précisions : « qu'est-ce qui vous semble nul ? », vous serez souvent extrêmement surpris de la réponse. Un exemple : Régis rend un dossier sur lequel il a travaillé des semaines. Il est plutôt content et la remarque de son chef « vous êtes nul », le prend totalement au dépourvu ! Heureusement, il pense à faire préciser. La réponse est la suivante : « Je vous avais demandé de ne pas présenter ce dossier en recto-verso, mais d'imprimer seulement sur une face de chaque feuille »…. Son chef stressé par ce dossier généralisait une critique qui portait sur un détail sans grande importance. Le poids que ressent Régis s'allège en quelques instants. Il lui suffit de réimprimer son dossier correctement. Ses compétences ne sont finalement pas en jeu !
Il en est de même si votre conjoint vous affirme tout à coup : « tu es moche » ! Pensez à demander « qu'est-ce que tu trouves moche ? » et il vous répondra peut-être : « le rouge ne te va pas du tout ». Cela relativise la critique ! Le plus difficile est bien sûr d'avoir le réflexe de penser à demander des précisions.
- Au-delà de ces réflexes, il est encore une chose à apprendre : c'est lorsque vous faites vous-même une critique à quelqu'un ! Pensez à rester toujours au plus près de ce que vous critiquez et de ne pas élargir votre critique à des choses qui n'ont rien à voir. C'est seulement à cette condition que vos critiques se révéleront constructives. En effet, la personne concernée peut changer si elle sait exactement ce dont vous parlez, alors que si elle se sent agressée, elle va se défendre avec agressivité ou s'écraser, mais ne jamais réagir activement de manière positive !
- Pensez-y autant au travail, qu'avec vos enfants ou votre entourage familial et amical…

Agir sur nos émotions, c'est possible…


- Je suis amoureux, je suis triste, je suis en colère, je suis ému… Les émotions que vous ressentez semblent venir sans avoir été recherchées. Elles peuvent surprendre, gêner, bloquer, qu'elles soient très agréables ou au contraire extrêmement négatives.
- Et nous avons l'impression de ne pas avoir de pouvoir sur ces émotions, tant elles semblent spontanément venir de l'intérieur de nous-même.
- Trouver le juste comportement dans les difficultés…
Quand un problème surgit, on réagit d'abord avec ses émotions. Peur, stress, angoisse, inquiétude, déception, colère… Puis ensuite, vient la réaction logique. Et même cette réaction n'est logique qu'en apparence. Elle dépend essentiellement de notre caractère, de notre manière de voir la vie.
- Certaines personnes sont fatalistes : « c'est comme ça, je n'y peux rien, je subis, je laisse passer l'orage ».
- D'autres, au contraire, pensent pouvoir changer le cours des choses : « si je me démène, tout va s'arranger, il y a forcément une solution ».
- Personne ne peut prétendre qu'une de ces deux attitudes est la meilleure. Elles sont simplement deux extrêmes. Et les extrêmes sont souvent en dehors de la réalité.
- Penser devant chaque événement « je n'y peux rien », c'est paralysant. Si l'on pense n'avoir aucune action sur sa propre vie, on finira par penser « je suis nul », « je ne réussis rien », et pour cause : qui ne tente rien n'a rien ! Penser qu'on est impuissant rend impuissant : cet état d'esprit est dangereux car il stérilise vos capacités de trouver une solution, d'y réfléchir et d'influencer favorablement le cours des choses. Il peut même vous entraîner vers la dépression !
- Au contraire si vous pensez : « je vais trouver la solution, c'est sûr à 100% », vous mobilisez vos énergies, votre potentiel au service de votre problème. Et il y a des chances pour que cela soit efficace. Sauf que cela ne se passe pas toujours bien… En effet, un humain normal ne peut pas tout résoudre. C'est un facteur à prendre en cause. Si vous avez le sentiment que rien jamais ne vous résistera, vous risquez, un jour ou l'autre, de vous casser les dents, de prendre une sacrée gifle !

Le secret pour mieux gérer ses émotions, c'est tout d'abord de croire que c'est possible, et puis d'apprendre à se connaître en profondeur !


29/09/2005


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