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Comment prendre la pilule ?
La pilule est prescrite par un médecin en consultation (gynécologue ou généraliste)
- Un examen clinique complet est réalisé à chaque consultation. Il permet de rechercher les contre-indications éventuelles et permet un suivi gynécologique (palpation des seins, frottis cervico-vaginaux).
- Des examens biologiques avec la recherche de cholestérol et de diabète seront prescrits au départ, répétés trois mois plus tard puis renouvelés tous les 2 à 5 ans.
- Une nouvelle consultation est prévue 3 mois après pour vérifier la bonne tolérance de la pilule (en cas de saignements, prise de poids ou autres effets indésirables, la pilule peut être changée), puis tous les six mois à un an pour la surveillance habituelle.
Comment prendre les comprimés ?
- Le premier comprimé se prend le premier jour des règles. Les autres comprimés se prennent à peu près au même moment dans la journée, sans interruption pendant 21 jours. A la fin de la plaquette, il faut interrompre le traitement pendant une semaine (ou prendre les sept comprimés « placebo » restant dans la plaquette), c'est durant cette semaine que les règles surviennent. Il faut alors enchaîner le 8ème jour une deuxième plaquette sans tenir compte de la date de survenue des règles.
Que faire en cas d?oubli ? :
* Si l'oubli est de moins de 24 heures : prendre la pilule manquante dès que l'on s'aperçoit de l'oubli et prendre les pilules suivantes à l'heure habituelle.
* L'oubli date de 24 heures : prendre deux pilules en même temps puis continuer de façon habituelle.
* L'oubli date de plus de 24 heures : en cas de rapport sexuel de moins de 72 heures prendre la pilule du lendemain, reprendre les comprimés aux heures habituelles en jetant les comprimés oubliés, protéger les rapports par préservatifs jusqu'aux prochaines règles. S'il n'y a pas eu de rapport, jeter les comprimés oubliés, continuer la plaquette et protéger les rapports par préservatif.
Quand arrêter la pilule ? :
Uniquement s'il existe un désir de grossesse.
Les arrêts périodiques ou « fenêtres thérapeutiques » ne servent à rien et font courir un risque inutile de grossesse.
Les règles reviennent naturellement dès l'arrêt de la pilule et la grossesse est possible dès le cycle suivant.
Il est possible, mais rare, qu'une aménorrhée (absence de règles) puisse survenir à l'arrêt, elle est cependant presque toujours transitoire.
Le fait d'avoir pris sans interruption la pilule, même sur une très longue période, ne modifie en rien les chances d'être enceinte à l'arrêt de celle-ci.
Les avantages et les inconvénients de la pilule
Les avantages
- La pilule régularise les cycles, les règles sont d'abondance identique à chaque cycle et surviennent toujours au même moment du cycle.
- La pilule soulage des douleurs prémenstruelles (quelques jours avant l'arrivée des règles) et les règles ne sont plus douloureuses.
- Les règles deviennent d'abondance normale.
- La pilule traite certains kystes ovariens et empêche souvent leur survenue.
- L'efficacité de la pilule en terme de survenue de grossesse est excellente.
- Attention cependant aux associations médicamenteuses qui peuvent réduire l'efficacité de la pilule : certains anti-tuberculeux (rifampicine), certains anti-épileptiques (phenobarbitol, phénytoïne?).
Les effets secondaires majeurs
- La pilule augmente le risque de thrombose veineuse (phlébites) et d'embolie pulmonaire.
- La pilule augmente le risque d'accidents coronariens et d'accidents vasculaires cérébraux, d'autant plus qu'il existe des facteurs de risque supplémentaires (tabac, diabète, HTA, cholestérol, obésité). Le risque est moindre avec les pilules minidosées.
- La pilule peut avoir un effet « diabétogène » et modifier le métabolisme des lipides (risque moindre avec les nouveaux progestatifs).
- La pilule peut exceptionnellement déclencher de l'hypertension artérielle.
- La pilule n'influence pas le risque de cancer du sein ni de l'utérus (sauf en cas de prise prolongée de pilules séquentielles fortement dosées), elle protége du cancer ovarien.
- La pilule peut entraîner sur le foie : des modifications modérées des enzymes hépatiques, une augmentation de fréquence des lithiases de la vésicule et de certaines tumeurs bénignes exceptionnelles (adénome, hémangiome, hépatome).
Les effets secondaires mineurs
- Une légère prise de poids est possible. Elle est rare avec les minidosées.
- Des saignements entre les règles peuvent apparaître les premiers mois ; s'ils persistent, il est indiqué de passer à une pilule un peu plus dosée en oestrogène.
- Une absence de règles, ou aménorrhée, par amincissement de l'endomètre peut survenir quand la pilule est très peu dosée.
- Des maux de tête, des troubles veineux et des jambes lourdes peuvent aussi survenir, surtout sur un terrain prédisposé.
Les contre-indications à la pilule
- La plupart des maladies du foie.
- Les cancers hormono-dépendants (sein, utérus).
- Les antécédents de phlébite, embolie pulmonaire, accidents vasculaires.
- L'hypertension artérielle.
- Les adénomes hypophysaires.
- Le tabac ou l'obésité, quand ils ne sont pas associés à d'autres facteurs de risque vasculaire, ne sont pas forcement des contre-indications avec l'emploi des minidosées.
Finalement, il faut souligner l'importance des bénéfices apportés par la contraception hormonale estroprogestative, sans se laisser impressionner par la liste des nombreuses complications possibles. En effet bien souvent, la tolérance clinique et métabolique de la pilule est excellente et les inconvénients ou les accidents restent rares.
15/10/2004
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