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La contraception: Patchs - implant - Pilules du lendemain - Préservatif féminin- Anneau vaginal mensuel Contraception : 14 idées reçues passées au crible Cycles menstruels Cycles menstruels : l'anarchie des cycles


Les patchs


Commercialisés sous le nom d’Ortho Evra®, possèdent le même principe actif que la pilule (progestatifs et oestrogènes). Ils s’appliquent sur la peau pour une période d’une semaine et doivent être renouvelés deux fois dans le mois avec une période d’arrêt d’une semaine de manière à conserver le même rythme cyclique que la pilule. Les hormones diffusent directement à travers la peau.

L' implant:


Un implant contraceptif est efficace durant trois ans


Finis les oublis de pilule, le premier implant contraceptif a été mis en vente en France début mai 2001. Efficace pendant trois ans, Implanon représente une véritable révolution. Va-t-il remplacer la pilule ou plus simplement offrir une nouvelle méthode contraceptive ?
Une minute et demie pour le mettre, trois ans de tranquillité
Implanon® est pré-chargé dans un applicateur stérile jetable, qui permet une pose rapide, sous anesthésie locale. Effectuée par un médecin ou une infirmière préalablement formée, l’intervention n’excède pas une minute trente. Elle n’entraîne aucune complication dans 99,7 % des cas.
Le retrait se réalise également sous anesthésie locale et nécessite une incision sous cutanée de 2 mm. Il dure en moyenne 3 min 30, et peut laisser une minuscule cicatrice. Les complications lors du retrait sont encore plus rares.
A qui s’adresse cet implant ?
L’Implanon® s’adresse aux femmes :
•Lassées de la prise quotidienne d’une pilule ;
•Ayant une contre-indication ou une intolérance aux estrogènes de synthèse ;
•Ayant une intolérance au stérilet ;
•Souhaitant simplement espacer leurs grossesses.
Implanon est mis en vente au prix de 138,15 €uros et remboursé à 65 % par la sécurité sociale.

Pilules du lendemain : savoir les utiliser


Les « pilules du lendemain sont efficaces dans environ 75% des cas, mais ne remplacent pas les autres moyens de contraception. Leur utilisation doit rester occasionnelle, et ne doit pas conduire à renoncer au préservatif, qui permet seul une prévention des maladies sexuellement transmissibles.
Des rapports sexuels occasionnels ne justifient pas toujours une contraception permanente par pilule ou par stérilet. Le préservatif était jusqu’à présent le seul moyen contraceptif alors disponible, présentant en outre l’intérêt d’empêcher la transmission des maladies sexuellement transmissibles. Mais malgré les recommandations, le taux d’utilisation des préservatifs demeure relativement faible. C’est dans le cas de relations sexuelles occasionnelles, non protégées par une contraception, et bien sûr en l’absence de désir de grossesse, que les « pilules du lendemain » ont un rôle important à jouer.
Si vous pensez que vous pourriez avoir un jour besoin d’une de ces pilules, il est possible de se les procurer à l’avance, afin d’en avoir chez soi « au cas où ». C’est une attitude logique, car les rapports sexuels occasionnels se produisent souvent lors des fins de semaine, alors que les cabinets médicaux et les pharmacies sont fermés. Il peut être désagréable d’aller s’adresser à un médecin ou à une pharmacie de garde pour une telle demande.

Préservatif féminin, prévention et indépendance


Le préservatif féminin, très mal connu, est un moyen de contraception qui protège également du sida et autres MST. Il représente une réelle alternative au préservatif masculin et permet une gestion partagée de la prévention. Il donne de surcroît aux femmes, une indépendance que le préservatif masculin ne leur offre pas. Mode d'emploi, avantages et inconvénients.

Mode d’emploi
Comme pour le préservatif masculin, il est conseillé de l'essayer seule, une ou deux fois au préalable.
Le préservatif féminin est une gaine de polyuréthane qui va tapisser en douceur la paroi vaginale. Il se présente sous la forme d'un cylindre souple et ample ayant à chacune de ces extrémités un anneau flexible. L'un se situe au fond de la partie fermée et sert lors de l'insertion, puis de point d'encrage à l'intérieur du vagin. L'autre anneau, plus grand et plus mince, reste à l'extérieur du vagin, protégeant les lèvres et la base du pénis lors du rapport sexuel. Sa mise en place n'est pas plus difficile que celle d'un tampon.

Pour un rapport vaginal
1. Se mettre dans une position confortable : couchée, assise, ou debout avec un pied posé sur une chaise.
2. Sortir le préservatif féminin de son emballage avec précaution et s'assurer que l'anneau interne se trouve bien au fond du préservatif.
3. Frotter le préservatif pour bien répartir le lubrifiant.
4. Attraper l'anneau du fond et tordez-le afin qu'il forme un « 8 ».
5. En le maintenant bien ainsi, l'introduire dans le vagin avec l'index, comme pour un tampon sans applicateur. Une fois l'index enlevé, l'anneau reprend sa forme.
6. Placer ensuite l'index à l'intérieur du préservatif et pousser l'anneau jusqu'au fond du vagin.
7. Une fois ainsi en place, l'anneau externe se trouve toujours à l'extérieur du vagin.
8. Lors du rapport, guider le pénis à l'intérieur du préservatif.
L'anneau externe est imperceptible car il se plaque contre la peau. Il est normal que le préservatif se déplace légèrement en suivant les mouvements du vagin pendant le rapport.

Après le rapport,
- Pincer l'anneau extérieur et tourner de façon à fermer complètement l'ouverture. Ensuite, tirer doucement. Le placer dans son emballage et le jeter dans la poubelle. Ne pas le jeter dans les toilettes.

Les avantages
L'anneau extérieur est en contact avec le clitoris et le stimule.
- Il est plus chaleureux qu'un préservatif masculin et même s'il est plus épais, il transmet les - - sensations : le polyuréthane permet le transfert de la chaleur corporelle, ce qui peut améliorer les sensations.
- Il ne serre pas le pénis. L'homme n'a pas cette sensation d'être à l'étroit.
- Absence d'échauffement désagréable pour la femme.
Même s'il est pré lubrifié, il est possible de rajouter du lubrifiant, contrairement au préservatif masculin qui, lui, est en latex.
- Il peut être installé à tout moment, jusqu'à 8 heures avant un rapport. Cela permet de ne pas oublier de se protéger ou de couper court avec un partenaire qui ne voudrait pas mettre de préservatif ou n'en aurait pas.
- De la même façon, on peut l'enlever bien après l'éjaculation.
- Aucun risque d'allergie puisqu'il n'est pas en latex.
- Le risque de rupture est encore inférieur à celui du préservatif masculin.
- C'est un bon moyen de se protéger pendant les règles.
- Il ne pose aucun problème après une grossesse.

Les inconvénients
-Il est relativement coûteux.
-Il recouvre entièrement les organes génitaux de la femme.
Lors d'un rapport, il fait parfois du bruit et peut être poussé à l'intérieur du vagin.

Rappel : ne surtout pas cumuler deux préservatifs en même temps, lors du même rapport car ils risqueraient de se détruire mutuellement.

Où se le procurer ?
- Gratuitement à AIDES et au planning familial.
- En pharmacie, mais il est encore assez rare et cher à l'unité (2 à 3 euros).
- Il est parfois vendu par correspondance ou sur Internet par lot de trois, pour 10 euros minimum.
Anneau vaginal mensuel
Prendre la pilule chaque jour, avec tous les risques d’oubli que cela comporte… Avec l’anneau délivrant régulièrement les hormones contraceptives, les femmes sont tranquilles pour trois semaines ! Il s’agit d’un anneau de 5,4 cm de diamètre, que la femme place elle-même au fond du vagin, autour du col. Pas de souci particulier, la mise en place de l’anneau ne relève pas de la gymnastique olympique. Dans le cadre d’une vaste étude portant sur plus de 2 300 femmes, l’insertion et le retrait de l’anneau ont été jugés faciles par plus de 95 % des utilisatrices.
Une fois placé, il libère peu à peu un estrogène et un progestatif. Les hormones sont absorbées via la muqueuse vaginale, passent par la circulation générale et comme les pilules contraceptives, inhibent l’ovulation.
Au bout de trois semaines, l’anneau est retiré le même jour de la semaine où il a été inséré, ce qui permet de déclencher les règles, et il remplacé par un nouvel anneau une semaine plus tard. Après avoir été retiré, l’anneau devra être placé dans le sachet (tenu hors de portée des enfants et des animaux de compagnie) et être jeté dans les déchets domestiques normaux et non dans les toilettes1.
Simple et pratique, il a déjà conquis de nombreuses femmes aux Etats-Unis mais également en Belgique où il est commercialisé depuis plus 2003.
La même efficacité que la pilule
Lors des études qui ont permis la mise sur le marché de ce nouveau produit, plus d’un millier de femmes l’ont expérimenté pendant un an. Les résultats obtenus ont été publiés en mars 20012. L’efficacité apparaissait très satisfaisante, avec six grossesses pour 1 145 femmes. Cela reviendrait à dire qu’une femme utilisant cette méthode de contraception serait enceinte moins d’une fois tous les cent ans. Des résultats indiquant une efficacité largement équivalente à celle de la pilule.
Autre avantage :
l’anneau contraceptif délivre les hormones à une dose moindre et de manière plus régulière que la contraception orale. Les contre-indications sont globalement les mêmes que celles de la pilule : antécédents de thrombose veineuse, artérielle, diabète, affection hépatiques sévères, suspicion de tumeurs hormonodépendantes…
Mais ce dispositif est également déconseillé aux femmes souffrant de prolapsus utérin ou de constipation chronique, du fait d’un risque accru d’expulsion accidentelle. Dans ce cas, l’anneau peut être rincé à l’eau tiède et replacé tout en conservant son efficacité. Mais cet incident tout comme celui de sensations de corps étranger ou de difficultés lors des rapports sexuels sont extrêmement limités.

Pour les étourdies…Selon les mentions légales Nuvaring®, la tolérance a été jugée bonne avec, en particulier, peu de saignements durant les cycles. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans les études cliniques ont été les céphalées, les vaginites et les leucorrhées (ou perte blanches), chaque effet ayant été rapporté par 5 à 6 % des femmes. Les saignements irréguliers seraient même moins importants qu’avec des pilules faiblement dosées. Ce nouveau dispositif est principalement destiné aux femmes qui ont tendance à oublier leur pilule. Rappelons s’il en est besoin qu’un quart des interruptions volontaires de grossesse sont dues à des accidents de pilule… Avec le patch Evra® commercialisé par les laboratoires Janssen-Cilag, le Nuvaring® pourrait représenter une alternative intéressante. Mais ces deux contraceptifs restent non-remboursés par la Sécurité Sociale, leur prix assez important (15 euros par mois) constitue sans nul doute un frein à leur diffusion en particulier auprès des plus jeunes. C’est pourtant parmi cette tranche d’âge que l’on compte le plus de victimes d’oubli de pilule…

Contraception : 14 idées reçues passées au crible


En matière de contraception, l’information circule mal, les rumeurs grossissent et le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) chez les jeunes filles continue d’augmenter. Coup de projecteur sur des idées reçues qui ont la vie dure.

L’ovulation a lieu le 14e jour. Avant ou après, les rapports sexuels sont sans risque.
Faux. Cette idée reçue est à l’origine de nombreuses grossesses non désirées. En théorie, un cycle dure 28 jours et l’ovulation intervient à la moitié du cycle soit le 14e jour. En pratique, les cycles peuvent faire 20 ou même 30 jours. La deuxième partie du cycle, après l’ovulation, reste constante : elle dure toujours 14 jours. C’est la première partie qui varie, ce qui explique que la date de l’ovulation change fréquemment. Chez une femme dont le cycle fait 35 jours l’ovulation interviendra plutôt vers le 21e jour alors que pour une femme dont le cycle dure 24 jours, ce sera vers le 10e jour. Enfin, la durée du cycle varie souvent de quelques jours et la date de l’ovulation n’est pas forcément stable, même si le cycle est régulier.

Un rapport sexuel pendant les règles n’est pas fécondantFaux. C’est rare, mais possible. Normalement, l’ovulation intervient quelques jours après la fin des règles. Néanmoins, il suffit que les règles aient duré plus de 8 jours et que l’ovulation ait lieu en avance pour qu’un rapport pendant les règles soit fécondant. D’autant plus que les spermatozoïdes restent vivants et féconds pendant environ trois jours.

La pilule fait grossir
Faux. La plupart du temps, la pilule ne provoque pas de variation de poids. Cependant, certaines femmes, qui ont souvent une prédisposition à grossir, se plaignent d’avoir pris 1 à 2 kg depuis qu’elles prennent la pilule. La pilule pourrait stimuler l’appétit mais le changement dans le mode de vie, les dîners savoureux en tête en tête, l’installation dans une vie de couple peuvent également expliquer ces nouveaux petits kilos...

La pilule, c’est la méthode la plus sûreFaux. L’efficacité de la pilule comme celle du stérilet avoisine les 99 %... à condition de ne pas oublier de prendre sa pilule. Or un quart des femmes qui font une IVG prennent la pilule. Pour que la contraception soit efficace, chaque comprimé de la plaquette doit être pris quotidiennement. Or dès que le quotidien est un peu bousculé, vacances, fêtes, nuits blanches, week-end à l’improviste... les négligences sont faciles. Et les plus têtes en l’air oublient leur plaquette à la maison. Anneau, implant et stérilet permettent d’éviter ces oublis. Une fois en place, la protection est assurée et on n’a plus à s’en préoccuper.

Il ne faut pas prendre la pilule trop jeune ou trop longtemps
Faux. Le principal risque de la pilule, quand on est jeune et pas forcément engagée dans une relation stable, c’est de se croire en sécurité. La pilule à condition de ne pas l’oublier prévient les grossesses non désirées, mais elle ne protège pas des MST. Le préservatif est le seul moyen d’éviter de contracter des maladies sexuellement transmissibles. Le fait de prendre la pilule pendant des années n’augmente pas le risque de maladies. En effet il ne semble pas y avoir de lien entre pilule et cancer du sein. En outre la pilule offre une protection face aux cancers de l’ovaire et de l’endomètre. Enfin, la pilule n’augmente pas la stérilité, elle pourrait même selon certaines études favoriser la fécondité.

La pilule et le tabac, c’est dangereux
Vrai et faux. Chez les femmes de moins de 35 ans, le tabac reste néfaste pour la santé mais l’association avec la pilule n’est pas risquée. Par contre à partir de 35 ans, la nicotine et la pilule estro-progestative augmentent le risque cardiovasculaire (infarctus, accident vasculaire cérébral). Dans ce cas il faut en discuter avec son gynécologue et s’orienter vers un autre type de pilule ou un autre mode de contraception… ou mieux encore arrêter de fumer !

Le stérilet provoque des infections
Faux. Le stérilet est placé dans l’utérus. Dans les trois semaines qui suivent sa pose, il y a un risque d’inflammation. Le stérilet ne provoque pas d’infections mais peut favoriser la progression des germes jusqu’aux trompes. C’est pourquoi il est déconseillé aux femmes présentant un risque infectieux important et ayant de nombreux partenaires.

Il est déconseillé de poser un stérilet aux femmes n’ayant pas eu d’enfantsFaux. Par prudence, étant donné qu’il existe un risque de faire remonter une infection le stérilet n’a pas été recommandé aux nullipares. L’autre réticence vient du fait que chez une femme qui n’a pas eu d’enfant la pose peut être plus difficile et douloureuse. Néanmoins, si la jeune femme le désire, elle peut tout à fait opter pour un stérilet.

L’anneau c’est difficile à mettreFaux. Méthode de contraception la plus récente, l’anneau se place au fond du vagin le 1er jour des règles. Il n’est pas plus difficile à mettre qu’un tampon. Il diffuse des oestrogènes et des progestatifs qui bloquent l’ovulation, comme la pilule. Au bout de trois semaines, on le retire pendant 7 jours pour que les règles réapparaissent. Ensuite on recommence le même cycle avec un nouvel anneau.

Le patch, ça se décolle
Faux. Conçu pour rester une semaine en place et résister aux bains, aux douches et à la transpiration, le patch reste en place dans la grande majorité des cas. S’il se décolle, il faut le remplacer au plus vite. Disponible depuis janvier 2004, il diffuse de façon continue progestatifs et œstrogènes. Il se change une fois par semaine pendant 3 semaines. La 4e semaine sans patch signe le retour des règles.

La pilule du lendemain est un moyen de contraception comme un autreFaux. Cette pilule disponible sans ordonnance est une contraception d’urgence. Elle est moins efficace que la pilule ou que le stérilet, elle tend à perturber le cycle et provoque des effets indésirables (nausées, fatigue, mal au ventre, maux de têtes). C’est pourquoi il faut la réserver aux urgences. Elle doit se prendre le plus vite possible dans les heures qui suivent le rapport. Son efficacité estimée à 95 % dans les 24 h qui suivent le rapport non protégé, tombe à 58 % quand la prise intervient dans les 24 à 72 h suivantes.

Les méthodes naturelles ne sont pas efficacesVrai. Ces méthodes cherchent à déterminer par la mesure de la température ou l’examen de la glaire le moment de l’ovulation afin d’éviter tout rapport. Comme il est difficile de repérer à chaque cycle l’ovulation, ces méthodes ne sont pas efficaces. Au mieux, elles permettent d’espacer les naissances, mais le risque d’être enceinte est important.

Une fois qu’on a trouvé sa méthode de contraception, il ne faut pas en changerFaux. La contraception s’adapte à la vie des femmes. Entre une jeune fille, très féconde et sans partenaire fixe, et une maman trentenaire, les besoins et les désirs sont différents... Il existe suffisamment de méthodes pour que chaque femme trouve la contraception adaptée à ses besoins et son mode de vie. Chaque changement de contraception nécessite un temps d’adaptation au cours duquel il faut être particulièrement vigilante.

L’implant ça fait malFaux. L’implant se place sous la peau. La pose se fait sous anesthésie locale, elle est donc indolore et ne prend pas plus de 3 minutes. L’effet contraceptif dure trois ans. Une fois posé, on ne le sent pas spontanément mais on peut le palper. Seul désagrément : il peut dans certains cas provoquer des petits saignements entre les règles. Extrêmement fiable, l’implant est destiné à celles qui ne supportent pas le stérilet et qui en ont assez de prendre la pilule tous les jours.

Cycles menstruels : l'anarchie des cycles : 30 jours, 35 jours ou plus


Quelle femme n’a pas eu une fois dans sa vie un souci de règles irrégulières ? Aucune bien sûr ! Règles arrivant trop tôt, trop tard, en quantité moindre, plus importantes, hémorragiques, continues, cycles trop courts, trop longs, anarchiques… Les soucis de menstruation sont un motif fréquent de consultation en gynécologie.
Au désagrément du saignement s'ajoute la crainte d'une anomalie ou d'une grossesse. Suis-je normale ? Ai-je mal pris ma pilule ? Suis-je enceinte ? Vais-je pouvoir avoir un enfant ? Pourquoi mes règles viennent "quand elles veulent", est-ce ainsi pour toutes les femmes ? Car les règles irrégulières sont rarement abordées et font l'objet de nombreux fantasmes, parfois véhiculés par les femmes elles-mêmes.

Vous êtes jeune,


vous avez vos règles depuis quelques années…
Dans les deux premières années qui suivent les premières règles, l’irrégularité des cycles est extrêmement fréquente. De plus, les menstruations sont souvent douloureuses. Le plus souvent, l’absence d’ovulation et l’insuffisance en progestérone sont responsables ces irrégularités. On retrouve une courbe de température plate et la deuxième phase du cycle est courte.
En pratique
L’irrégularité du cycle perturbe la vie de la jeune fille qui a besoin de repères par rapport à sa vie de femme débutante. Il faut bien comprendre que ce trouble est passager et qu’il ne remet pas en cause sa vie de future mère et de femme
En cas de retard de règles, il faut d'abord et avant tout penser à une grossesse et faire un test au moindre doute.
Le traitement, s'il est nécessaire, est basé sur la pilule ou tout autre traitement hormonal régulant le cycle. Il s'agit d'un traitement fonctionnel et non curatif.
La consultation gynécologique est indispensable afin de ne pas méconnaître une cause organique.

Vous avez entre 20 et 40 ans…


La production d'hormones (oestrogènes et progestérone) est sous le contrôle de deux zones du cerveau ( hypothalamus et hypophyse), dont le rôle est de stimuler la production hormonale. Une stimulation insuffisante peut être responsable, à cette période, des règles irrégulières. L'insuffisance en progestérone est fréquente : la courbe de température est alors plate ou montre une deuxième phase de cycle trop courte. L'ovulation n'a pas toujours lieu : Infertilité et règles anarchiques peuvent donc être associées.
La cause de l'insuffisance en progestérone doit être recherchée, parmi les causes possibles :
•Insuffisance thyroïdienne, stimulation insuffisante par le cerveau (hypothalamus, hypophyse) ;
•Hyperprolactinémie ;
•Anomalie ovarienne avec hyperandrogynie (fabrication excessive d'hormones masculine) ;
•Insuffisance ovarienne ;
•Obésité ;
•Maladie associée.
Un stress ou un choc psychoaffectif peut aussi provoquer un trouble de l'ovulation, un déficit en progestérone.
En pratique
Ces troubles des règles plus ou moins hémorragiques régressent sous un traitement par progestatifs de synthèse ou sous pilule classique.
La consultation gynécologique est indispensable afin d'éliminer une cause organique (infection, tumeur bénigne ou maligne, polypes, fibrome, endométriose…)
Il faut donc toujours consulter son gynécologue.
Le test de grossesse doit être systématique : on a parfois des surprises…

Vous avez 40 ans et plus…


La sécrétion en progestérone devient insuffisante et celle d'oestrogènes est alors prépondérante. C'est la péri-ménopause. Les règles sont anarchiques, souvent hémorragiques avec un syndrome prémenstruel marqué : seins tendus, douleurs pelviennes. Cela est du à la sécrétion hormonale, irrégulière à cette période de la vie : insuffisante à un moment, elle reprend de plus belle un peu plus tard.
Ces phénomènes hormonaux rendent le traitement difficile et le dosage des hormones est parfaitement inutile car in interprétable.
C'est la période où les fibromes se développent, du fait des grandes variations hormonales (accroissement de taille, hémorragie, douleurs…).
Ce phénomène peut durer plusieurs années avant que ne s'installe la ménopause proprement dite. Il empoisonne la vie des femmes à la quarantaine et est un motif fréquent de consultation.
En pratique
Le traitement par la progestérone est de règle. Il arrive qu'une intervention chirurgicale soit nécessaire pour enlever les muqueuses qui tapissent la cavité utérine en cas de règles hémorragiques chroniques.
L'efficacité du traitement est parfois remise en cause par les sécrétions hormonales anarchiques. Ne pas se décourager, il faut adapter le traitement et y revenir parfois plusieurs fois.
Toujours éliminer une pathologie ovarienne, cervicale (col de l'utérus) ou utérine (fibrome, cancer) ainsi qu'une grossesse tardive (cela arrive plus souvent qu'on ne croit) : la consultation médicale est indispensable.
L'absence de règles sous traitement signe souvent le début de la ménopause proprement dite.


29/09/2005


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Comment éviter la prise des progestatifs de synthèse à la quarantaine, vu qu'on en a besoin et en même temps d'après les nouvelles études ces progestatifs ne sont pas du tout inoffensifs ?

14/04/2008 22:11:00 - Jenny

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