Si le pénis humain ne contient pas d'os, il peut pourtant se fracturer. Il s'agit bien d'un accident extrêmement désagréable ! Le plus souvent, l'origine du problème est ce que l'on appelle un « faux pas du coït ». La pénétration du pénis dans le vagin se fait mal, un peu sur le côté et trop brutalement. La verge se tord et soudain, l'albuginée se déchire, produisant un grand « crac », à la fois bruyant et douloureux. L'albuginée est le tissu à la fois épais et solide qui entoure les corps caverneux et leur permet, une fois gonflés de sang lors de l'érection, d'acquérir une rigidité importante. Or, même solide, cette albuginée, soumise à des forces de flexion trop violentes, peut donc se déchirer. Aussitôt, une douleur apparaît, parfois accompagnée d'un hématome qui peut être important. L'érection s'en va…
Que faire si ça se produit ?
- D'abord ne pas en avoir honte, c'est un accident très connu des urologues qui ne témoigne pas spécialement d'une anomalie, ni d'une brutalité extrême des rapports sexuels ! C'est un accident de la vie qui peut arriver de manière parfaitement banale ! - Appliquer un peu de glace, pour ralentir la formation de l'hématome. (jamais directement sur la peau, mais dans un sac plastique isolé de la surface cutanée par un linge). - Consulter un urologue rapidement. Il examinera le sexe et décidera d'évacuer l'hématome, de recoudre l'albuginée ou encore d'autres gestes chirurgicaux selon le cas.
Quels sont les risques si vous ne faites rien ?
Si vous attendez que ça passe, vous vous exposez à des complications: - Votre albuginée va cicatriser, mais peut-être au prix d'une courbure de la verge. Vous pouvez vous retrouver avec un pénis avec un angle droit en plein milieu ! - D'autre part, une mauvaise cicatrisation peut entraîner des difficultés érectiles. - De plus, votre urètre (par lequel passe l'urine) peut avoir été endommagé lors de la fracture. - Votre hématome peut avoir du mal à se résorber… - Au total, il vaut mieux consulter immédiatement et sans complexe. Quand cet accident est bien soigné, il ne vous laissera qu'un souvenir désagréable, sans que des séquelles entravent votre vie sexuelle.
À noter : le terme de fracture couramment utilisé pour la déchirure de l'albuginée est une sorte d'abus de langage, puisqu'il n'y a pas de fracture osseuse. Mais ce vocabulaire est depuis longtemps passé dans les usages.
Les boutons « normaux » du pénis
Le sexe masculin est un endroit sensible. À l'adolescence, les jeunes garçons le scrutent à la loupe pour savoir s'il est normal. Et plus tard, de nombreux hommes gardent parfois les mêmes interrogations. Certains aspects du pénis normal sont méconnus et sources d'angoisse, faisant même parfois imaginer des infections sexuellement transmissibles.
Les papules perlées du gland
Il s'agit de toutes petites billes blanches situées sur la ligne qui sépare le gland du corps du pénis. C'est pourquoi, on appelle parfois l'ensemble de ces papules « la couronne perlée du gland ». Ces formations sont dépendantes des hormones sexuelles et apparaissent après la puberté, au fil des années. C'est quelque chose de parfaitement normal, aussi n'y a-t-il pas de traitement. Elles n'entraînent aucune gêne et certains prétendent même que lorsqu'elles sont relativement nombreuses, elles auraient l'effet positif de stimuler agréablement la femme lors des rapports sexuels !
Les glandes sébacées du pénis
Elles sont visibles sous forme de petites boules blanches qui apparaissent en transparence sous la peau extrêmement fine du pénis. Ces sortes de « boutons » ne doivent pas être traités, ni percés car ils sont parfaitement normaux. Ce sont en fait de petits réservoirs de sébum, substance qui sert à hydrater la peau sensible de cet endroit. Ils sont situés à la fois sur un pore de la peau et la racine d'un « micro poil », quasi-invisible. Tous les hommes en possèdent qui sont plus ou moins gros et plus ou moins nombreux.
La sexualité n'est jamais entravée par ces papules perlées ou ces glandes sébacées… sauf si dans sa tête, un homme pense qu'il a une anomalie et n'ose pas montrer son sexe à une femme ! Cela peut devenir source d'anxiété et même bloquer sa vie sexuelle !
Et les boutons anormaux ?
En dehors de ces formations banales qui peuvent inquiéter pour rien, il existe bien sûr des anomalies du pénis. En cas de doute ou d'apparition d'un bouton inhabituel, il est bon de consulter un médecin dermatologue. En effet, tous les dermatologues sont spécialistes de la peau, même celle du pénis, mais aussi vénéréologues, c'est-à-dire spécialistes des infections sexuellement transmissibles
29/09/2005
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