Le troisième tome de Blacksad nous réserve bien des surprises !
Tome 3. Ame rouge
John Blacksad, en pleine détresse financière et morale à Las Vegas, accepte un job de «garde du corps et encaisseur» qui le ramène chez lui. Lors d'une exposition de peinture du Sergei Litvak, il revoit son ancien commissaire de police, et la trace d'un ancien ami, Otto Liebber, le concepteur de la bombe H. Il se rend chez Samuel Gotfield, un « sale con » de dalmatien qui finance la recherche du scientifique mais aussi les 12, groupe de communistes dont font partie d'illustres intellectuels et artistes, dont la romancière Alma Mayer, merveilleuse chatte et fiancée de Gotfield, et le vieux chien galeux Litvak, dont les œuvres seront exposées en Allemagne.
Le problème c'est que très vite le petit groupe des 12 est menacé par un tueur professionnel, et Blacksad doit vite trouver qui, surtout s'il veut sauver son ami Liebber, qui l'a sorti de la misère de la rue alors qu'il était un jeune délinquant, et la romancière dont il tombe amoureux. S'agit-il du sénateur Gallo, coq au le bras long et qui fait du chantage auprès de Gotfield, ou bien d'un membre des 12, qui jalouse Liebber et désire lui voler le prix Nobel qu'il est sur le point de gagner ?
Blacksad doit cette fois résoudre plusieurs mystères à la fois : le meurtrier d'Otero un des 12, exilé d'Espagne et dirigeant de l'American Medical Institute, mais aussi la véritable identité de Liebber, le secret de la toile Âme rouge de Litvak, et surtout ce qu'est le « projet Noé ».
Ce nouvel opus lance le chat dans l'univers de la chasse aux sorcières, et du rouge écarlate. Balayés les mi-teintes des deux premiers tomes, voilà des couleurs chatoyantes, des couchers de soleils, les lumières de Las Vegas… Et les mouvements sont de plus en plus impressionnants, surtout les pages 25 à 29, où Blacksad cherche à sauver son ami la chouette d'une bombe. Le second degré, les superbes planches et les dialogues toujours réussis font de Âme rougeune petite merveille qui remplit toutes ses promesses.
« Je restai plus d'une heure à observer en silence avant d'ouvrir la bouche et de rompre cet instant magique de création. Cet être à la santé fragile se transformait en tornade quand il sentait dans sa main le contact d'un pinceau et l'odeur de peinture lui collant au museau. »
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Un régal cette BD, on a l'impression de mater un excellent film.
20/06/2006 15:13:00 - Keyser