Petit résumé du cycle "Mister Blueberry": Blueberry s'est fait tirer dessus, il récupère dans son lit, peinard, à l'abri de l'agitation extérieure. A Tombstone, les frères Clanton et McLaury sèment la pagaille: ils vont jusqu'à massacrer les passagers d'une diligence, déguisés en indiens, de sorte que c'est le mystérieux Géronimo, tapi dans les collines, qui porte le chapeau. Mais Wyatt Earp n'est pas dupe? tout ceci sent le règlement de comptes à OK Corral? pendant ce temps, Blueberry raconte son histoire à un journaliste venu exprès de la côte Ouest pour écrire sa biographie. Le problème, c'est que l'histoire qu'il raconte n'est pas franchement publiable: elle remonte à la fin de la guerre civile, une époque où Blueberry noyait son dégoût de la guerre dans l'alcool. Lors de son transfert au fort Mescalero, la diligence qui l'emmène est attaquée par une bande d'indiens, dont le chef n'est autre que Géronimo? alors commence un des récits les plus étranges de sa vie d'officier, mélange de bravoure et de folie alcoolique.
Disons-le clairement: les amateurs de Tintin et autres Ric Hochet n'aimeront sans doute pas cet album. Car Giraud procède ici à une véritable déconstruction de son héros fétiche. Certes, Blueberry a toujours flirté entre le statut de héros et celui d'anti-héros: dès le premier album, Fort Navajo, son penchant pour l'alcool fait partie du personnage. Mais ici, le contexte est radicalement différent: dans le présent, il ne fiche strictement rien et dans le flash-back, il boit à longueur de journée et frappe ses supérieurs. Ce n'est pas tout à fait l'image qu'on a du Belmondo de la bande dessinée. Cependant, il est frappant de constater que malgré toutes ces dérives passées, et son inaction présente (depuis 2 albums, il est cloué dans son lit!), c'est bien le Blueberry qu'on aime qui est au c?ur de l'aventure: insolent à souhait, immature, courageux, et surtout humain. Même dans le présent, s'il assiste passivement à ce qui se passe autour de lui, il se dégage de lui une sorte de plénitude qui le rend d'autant plus attachant.
Le trait de Giraud est superbe dans cet album: s'il se rapproche de celui de Moebius dans la rondeur et la délicatesse des formes des personnages, il s'en détache très nettement dans l'harmonie des hachures et dans les détails abondants qui parsèment les décors.
Voilà donc un album remarquable, aussi bien sur le plan de la narration que du graphisme. Du grand Blueberry! Espérons que la suite ne se fera pas trop attendre?
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Le roman de l'été
Pontoise est une ville d'art et d'histoire. Son château, sa cathédrale, son carmel, ses souterrains... De nombreux trésors peuvent y être visités.
Lars Christiansen, citoyen danois expatrié dans le Vexin français, pense avoir fait une découverte supplémentaire sur le passé de la ville: et si Pontoise, si prospère au Moyen-âge, abritait aujourd'hui encore le secret de la fortune de Nicolas Flamel, le plus célebre des alchimistes, natif de la ville?
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