Alors que la guerre civile s’embrase, l’art, la révolte et le drame familial poursuivent toujours les Sambre. Sans relâche.
Paris, l'émeute gronde sous la misère du peuple et le règne de Louis Philippe vacille.
Amant d'Olympe De Castelbalac, le modèle de la liberté de Delacroix, le peintre Valdieu séquestre Julie : elle sera son modèle, « sa liberté », celle de 1848.
De son côté, Bernard continue sa quête de Julie. Il atterrit chez le vicaire, ancienne relation de son père, qui tel l'oracle lui annonce : « où que tu ailles, la veuve sera toujours dans tes murs… ».
Le 3e chapitre suit l'errance de la malédiction à travers l'histoire de France : Bernard et Julie se cherchent, se sentent et se retrouvent ballottés tantôt par l'écrasante malédiction, tantôt par un contexte social tourmenté.
L'intention est bonne et les tableaux de la misère et de la révolte populaire édifiants. La qualité graphique et esthétique est toujours à la hauteur, mais la malédiction s'efface, prétexte à une intrigue qui stagne. Ce qui aurait du nourrir et enrichir le récit finit par l'étouffer.
La rubrique Livres d'Esseclive et Quand lira-t-on? vous présente régulièrement de nouvelles lectures.
Envoyez-nous vos articles ou commentaires par e-mail ! N'hésitez pas à nous contacter pour partager vos impressions sur un livre ou une BD, ou sur la rubrique en général.