Lucky Luke et le cinéma

le 19/04/2009 - par Camille pour QLTO Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !

Lucky Luke comme vous ne l'avez jamais vu, voilà le très humble souhait de ce dernier article avant les critiques d'oeuvres. Or donc, pourquoi lier Lucky Luke au cinéma?

Lucky Luke et le cinéma

Cette histoire remonte à l'enthousiasme de Morris (créateur de Lucky Luke) partagé par la suite avec Goscinny, le célèbre rédac' chef de Pilote et scénariste petit, teigneux et génial, pour le cinéma et pour la caricature. Qu'à cela ne tienne, lorsque les deux compères se retrouvent pour les aventures du plus célèbre cow-boy de l'Ouest l'idée est faite : on émaillera les planches d'allusions, voire on prendra l'intrigue toute entière, à des personnages de cinéma, à des acteurs, à des films mêmes. Comme Astérix, Lucky Luke devient une BD à plusieurs niveaux, BD pour enfant pour la trame générale et les gags récurrents (Rantanplan, colère de Jack Dalton, faim d'Averell, etc.), BD pour adulte pour les références cachées ou explicites.

 

Parmi toutes ces références, en voici quelques unes facilement discernables :

• reprise de Pour une Poignée de dollars en plus, de Sergio Leone
• dans le Chasseur de Primes, l'album entier est un hommage à Lee Van Cleef, la couverture une caricature de cet acteur
• dans Le Bandit Manchot apparaît une caricature de Louis de Funès dans un accès de colère remarquable
Les Dalton à la Noce est la reprise presque texto du Train sifflera trois fois, jusqu'à un mexicain qui joue les premières notes de la BO lorsque le juge sort une réplique directe
• dans le Ranch Maudit une image de Christopher Lee en fantôme (il était célèbre pour son interprétation de Dracula)
• dans Nitroglycérine une allusion au Salaire de la peur...

Outre ces films particuliers, les conventions des westerns sont aussi parodiées jusqu'à outrance, qu'il s'agisse du jeune premier inconnu incroyablement bon à la gâchette, des duels très règlementés, des ballots de paille passant dans les rues désertes alors qu'un mexicain souffle dans un harmonica une musique de Sergio Leone... Tout est prétexte à second degré. Allons, relisez les Lucky Luke. Comme un grand, cette fois : vous avez un prétexte, maintenant.

 


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