Tomes 36 à 42 de la série Dragon Ball par Akira Toriyama.
Six ans après le combat contre Cell, qui a coûté la vie à Sangoku, on accorde à ce dernier une journée dans le monde des vivants, pour participer au prochain tournoi d'arts martiaux. C'est donc le moment de grandes retrouvailles, car Sangoku n'a pas encore vu son deuxième fils, Sangoten, ni ses amis depuis longtemps : Bulma et Végéta ont eu un nouvel enfant, Krilin s'est marié avec C18, Sangohan a une petite amie, Videl, la fille de Satan, à qui il apprend à voler… Mais le tournoi va être perturbé par des concurrents peu scrupuleux et maléfiques, qui prennent de la puissance aux participants puis s‘enfuient.
En les poursuivant, la troupe arrive devant un complexe souterrain où Boo, une ancienne créature incontrôlable, est en train d'être réveillée par le mage Babidi, aidé de Dabra, le prince des démons. Sangoku et les autres, un peu inconscients, n'empêchent pas son réveil, mais sont vite rattrapés par Boo Boo. Inoffensif d'apparence, gros et rose tel un bonbon, il possède d'innombrables pouvoirs, tels que de transformer les gens en sucreries, son passe-temps favori, absorber ses ennemis et se régénérer. Il tue donc facilement quelques héros, puis se sépare de son maître Babidi. Satan, celui qui a fait croire au monde entier qu'il avait sauvé le monde de Cell, trouve Boo pour le tuer. Mais terrorisé, il devient son serviteur, et essaie de l'amadouer. Il comprend vite que Boo n'est pas profondément méchant. Mais le stress de perdre son nouvel ami fait apparaître un autre Boo qui avale le premier. Survient la première transformation de Boo, un grand et mince Boo, qui lui est beaucoup moins sympa, et décide d'agir vite et de tuer tout le monde, dans le seul but d'affronter des gens puissants tels Sangoku ou les deux gamins, Sangoten et Trunks qui peuvent fusionner et atteindre comme Sangoku le niveau Super Sayien 3.
Puis s'ensuit une série innombrable de combats avortés, de fusions, de transformations de Boo, d'entourloupes scénaristiques (notamment sur la mort des héros, à qui on donne la vie, puis ils la reperdent, mais ils le font exprès ou quoi?). Certes cette saga est plutôt intéressante, et riche en événements, mais Toriyama semble épuiser les recettes de succès : trop de transformations et d'absorptions (déjà largement exploitées dans la saga de Cell), trop de détours des combats (Sangoku ne veut plus se battre, il veut que les jeunes prennent le relais alors qu'il est devenu ultra puissant et encore plus sexy), trop d'utilisation des Dragon Ball, et puis la fin qui s'étire et devient trop moraliste, Sangoku qui monologue sur la valeur de Boo… et qui s'enfuit avec sa réincarnation pour s'entraîner, laissant femme, enfants et amis derrière lui.
Néanmoins, surtout n'allez pas penser que cette saga ne vaut pas le détour. Elle est quand même très bien, très drôle aussi (Satan et les essais de la fusion et sont les meilleurs atouts), et voire encore Sangoku se surpasser et surmonter un tel adversaire, découvrir les hautes sphères des Dieux (Les Kaïo), qui eux aussi font des grosses bourdes. Et puis aussi Sangohan devient un héros local à l'université, le guerrier intergalactique, ridicule à souhait. Et encore le bordel indescriptible que mettent Végéta et les enfants au tournoi des arts martiaux.
Des moments qui sont forts, et qui soutiennent le récit. L'intrigue n'est pas mauvaise, ni mal menée, c'est juste que parfois on a un peu plus de mal à croire et à soutenir les personnages, l'histoire. Cette saga est la fin de Dragon Ball, et malheureusement initie Dragon Ball GT (great travel), seulement disponible en anime, une fumisterie et horreur graphique indigne de la série et de son auteur. On sent déjà des signes de fatigue, ou de lassitude, Toriyama désirant mettre fin aux aventures de son héros, lui donnant le combat de sa vie, et lui faisant revoir une dernière fois tous ceux qu'il a connus.
Ainsi s'achève la critique de Dragon Ball, le manga le plus long et complet de l'histoire nippone à ce jour. Peut être cette dernière critique est-elle négative, mais sachez bien voir tous les atouts de cette saga comme des autres, car 42 tomes ne se lisent pas en un jour, mais au contraire durant toute une vie, ou une génération, c'est pourquoi la dernière saga, dont on attend tout, plait et déçoit à la fois, tant elle est intense et mélodramatique. Quoi qu'il en soit, je t'aime Sangoku !!!!!!!!
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Le roman de l'été
Pontoise est une ville d'art et d'histoire. Son château, sa cathédrale, son carmel, ses souterrains... De nombreux trésors peuvent y être visités.
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Bravo Sandrine pour ce travail sur ce manga qui est certainement le meilleur qui ait été diffusé en France...
10/06/2006 20:50:00 - Tarek T