Une série en 7 tomes publiée chez Delcourt, où Kei Toume raconte l'histoire d'une famille de vampires...
Kazuna est un lycéen comme les autres. Jamais il n'aurait pu deviner que sa famille était en réalité une lignée de vampires. Certes, il sait que son père l'a confié tout jeune à son oncle et sa tante, mais quand il rencontre par hasard sa soeur aînée Chizuna, il comprend grâce à ses révélations toute l'ampleur de la tragédie familiale.
Car la famille Takashiro cache un terrible secret. Une maladie héréditaire touche la plupart de ses membres qui, en devenant adultes, commencent à ressentir le besoin irrépressible de boire du sang humain. Chez Kazuna, les crises se font de plus en plus fréquentes. Dès qu'il voit des objets de couleur rouge, il éprouve un malaise. Il a du mal à cacher son état à ses amis, et notamment à la jeune fille qu'il aime.
Arrivera-t-il à mener une vie normale s'il refuse de boire du sang humain comme le réclame sa nature ?…
Kei Toume signe ici une nouvelle oeuvre sombre et torturée. La mangaka a une prédilection pour tout ce qui touche au mystère, et elle aime également raconter des histoires de lycéens ambigus et complexes, comme dans Sing "Yesterday" for me ou encore ses premiers travaux que sont les one-shot Deviances ou Zero.
Avec Les lamentations de l'agneau, Kei Toume s'attaque au mythe du vampire en lui proposant une explication scientifique. Elle décrit également une tragédie familiale qui n'est pas sans rappeler celle d'Ayako d'Osamu Tezuka.
Comme à son habitude, Kei Toume traduit bien les sentiments de ses personnages en insistant sur les jeux de regard plus que sur les dialogues. Son graphisme tout en contraste avec ses grandes plages de noir traduit bien le côté ténébreux de l'histoire. Cependant on peut déplorer un certain manque de rythme, et une monotonie se dégage de l'ensemble qui nous paraît au final un peu plat. De plus, l'explication scientifique donnée au mythe de vampire romp le côté fantastique auquel on s'attendait pour en donner une version analytique somme toute un peu froide, même si elle tranche avec les nombreuses variations que l'on a pu lire sur ce thème.
Au final, si Les lamentations de l'agneau est considérée comme l'oeuvre majeure de Kei Toume, sa maîtrise semble moins aboutie que dans Sing "Yesterday" for me, qui, dans un tout autre style, nous offre également une peinture sombre de personnages complexes sans jamais tomber dans la sensiblerie.
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02/04/2007
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