Lars Christiansen a été assassiné à Pontoise. Pour l'inspecteur Sénéfiand et les enquêteurs de Cergy, le doute n'est pas permis: si on a tué cet homme, c'est à cause du secret de Nicolas Flamel qu'il prétendait avoir découvert.
10.
Sénéfiand avait attendu patiemment dans sa voiture, à l'entrée du petit village de La Villeneuve Saint Martin. Comme Lars Christiansen, il travaillait avec un ordinateur, et grâce à un petit appareil qu'il branchait sur son port USB -une clef 3G-, il pouvait se connecter sur internet.
Sur les applications de son bureau du ministère, plus exactement, où il avait quelque chose à vérifier. Cela concernait son autre enquête, celle qu'il menait depuis de longs mois. Un travail de longue haleine qu'il n'avait pas l'intention de gâcher à la première occasion venue. Il avait pensé à Christiansen machinalement, à cause de la maison et de l'assassinat. Traditionnellement, quand il y a effraction dans un domicile, c'est pour du vol. Et si les voleurs tombent nez à nez avec les propriétaires, ils ne se donnent pas la peine de le poursuivre jusqu'à l'Oise pour le noyer. Non, ils s'en vont sans demander leur reste.
Un homme qui en l'espace d'une même nuit est victime de deux tentatives d'assassinat a forcément une bonne raison pour catalyser autant de violence. Voilà comment, le matin même, en voyant la dépêche, il avait fait le rapprochement. Il y avait déjà des meurtres qu'il avait crus liés avec son affaire, mais il s'était trompé, une première fois à Marly le Roi, une deuxième fois à Luzarches. A chaque fois le crime était trop simple, pas assez acharné, pour qu'il corresponde. Un homme qu'on s'évertue à assassiner. C'était un premier pas vers la faute finale, le dérapage qu'il espérait voir son poisson commettre. Et là, il serait là, pour le cueillir avec son filet. Ou avec son chaudron. C'est ça, de la soupe de poisson.
Il avait ouvert un portail particulier qui lui permettait de suivre l'activité de quelques téléphones portables qu'il surveillait. Il s'attendait à en voir un s'allumer d'une seconde à l'autre : c'était pour cette raison qu'il n'avait pas immédiatement pris la route de Paris. Il consulta sa montre. Il avait quitté le domicile de Christiansen à seize heures trois précises. Il était pratiquement seize heures dix. S'il n'avait rien eu avant seize heures vingt, il reprenait la route, normalement.
Sénéfiand se cala dans son siège, l'ordinateur logé sur ses genoux, devant le volant.
Il n'eut pas à attendre bien longtemps. A quatorze à sa montre, un téléphone s'éclaira. Aussitôt, Sénéfiand demanda pour une géolocalisation, sans grand espoir. Mais ceux qu'ils surveillaient n'étaient pas ni des débutants, ni des petits joueurs. La connexion ne tint pas suffisamment longtemps. Ce n'était pas cette fois qu'il allait parvenir à resserrer le filet. Tant pis.
Sénéfiand prit son propre téléphone et appela le commissariat de Cergy.
« Inspecteur Sénéfiand, j'ai un message pour le commissaire Arnoux.
-Il est indisponible.
-Il était convenu que je mange avec lui ce soir. Je ne pense pas être en mesure d'être au rendez-vous. Veuillez s'il vous plaît le prévenir. Je lui propose de repousser l'invitation à demain, qu'il me tienne au courant. Il a mes coordonnées.
-Votre nom ?
-Sénéfiand, avec un a et un d à la fin.
-Tout est noté, inspecteur. Je transmettrai votre message au commissaire dès son retour.
-Je vous remercie. »
Il expliquerait à Arnoux pourquoi il avait dû faire faux bond. Il comprendrait certainement. Sénéfiand plia son matériel et le rangea. A tout hasard, il passa par Courdimanche et Menucourt, deux villages qui avaient été avalés par la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. Il serait chez lui bientôt, et aurait toute la soirée pour touiller sa soupe.
11.
Marion rentra éprouvée après cette journée. Elle avait bien tenu le coup tout de suite, parce qu'elle se disait que ce n'était pas normal. Si Lars était mort, il y avait eu triche. Elle attendait qu'un arbitre régularise la situation. Mais c'était le monde réel, pas un jeu, et quand elle avait finalement cessé de croire qu'on allait lui ramener Lars sous prétexte que sa disparition n'était pas normale, alors, seulement, elle craqua.
Bien sûr, elle voulait être optimiste. Ce qu'elle espérait secrètement, c'est que Lars se soit extirpé de l'eau, qu'il se soit caché -pour quelle raison, c'était accessoire- et qu'il avait attendu la nuit pour refaire surface, pas n'importe où. Dans son salon.
Elle entrait chez elle en retenant sa respiration, certaine qu'il serait assis là, trempé, n'ayant même pas osé prendre une serviette pour se sécher sans sa permission.
Il n'en était rien. Elle laissa tomber son sac à main et le courrier qu'elle avait ramassé machinalement. Cette fois-ci, elle était désespérément seule. Elle commença par pleurer. Deux heures durant. Dans un état de semi abrutissement provoqué par le cocktail des hormones et des larmes, elle revit les souvenirs de son année écoulée.
Oui, Pontoise avait pris toute sa vie depuis bien longtemps. Jeune -elle n'avait pas trente ans-, elle vivait cependant dans une routine triste. Le matin, elle quittait son petit studio du port, tout près de la jolie place où les estivaux passaient de longues soirées, l'été, et elle prenait sa voiture et se rendait au centre commercial des trois fontaines où elle exerçait son autre métier, le seul qui en soit vraiment un : agent de banque.
Si elle n'avait pas de rendez-vous, elle prenait le temps de contrôler les mails de l'association. Les matins où elle prenait plus tard, ou bien si elle était levée d'extrême bonne heure, elle faisait le crochet par les locaux de l'association, relevait le courrier, passait quelques appels. Le soir, elle passait toujours une heure ou deux au local. En rentrant chez elle, elle s'y consacrait encore un peu, souvent jusqu'à minuit.
La ville d'art et de culture lui dévorait encore ses week-ends lors desquels les manifestations de l'association avaient lieu. Aux beaux jours, elle menait parfois les visites guidées de la ville. En trois ans, elle n'avait pas fait de rencontre hormis Lars. Pendant ce même laps de temps, en revanche, elle avait perdu le contact avec bon nombre de ses amis -seuls étaient restés, dans son entourage proche, ses collègues que le fait d'exercer le même métier maintenait dans sa sphère. Sa vie amoureuse était un désastre, mais ce sont des choses qui arrivent.
Ce qu'elle ne pouvait tolérer en revanche, c'est que l'intérêt pour Pontoise et son histoire qu'elle partageait avec Lars s'évanouisse, comme cela. Ces mois avaient apporté un souffle de renouveau sur la vie de son association. Elle regrettait les discussions passées. Le timbre de sa voix quand il rappelait disait des choses intelligentes : « c'est à cause des Bulgares que bougre d'âne est devenu une insulte. On ne s'aimait pas trop, au Moyen-Âge. »
Elle s'éveilla le lendemain, assise à la table, toute habillée. Elle s'était endormie sans s'en rendre compte, avait mal au cou à cause de la position inconfortable. Les lendemains de la sorte étaient affreux. La bouche pâteuse, elle jugea utile de commencer par se laver. Jugeant l'heure, elle préféra prévenir la banque : elle ne serait pas à l'ouverture aujourd'hui. Soulagée quelque peu par le contact de l'eau sur sa peau, les yeux rincés, elle sortit quelques minutes plus tard de la salle de bains. Une journée off devant elle, pour se remettre. Pour commencer, remettre un peu d'ordre : elle ramassa les prospectus qui, la veille, étaient tombés au sol.
Entre le catalogue des produits de la rentrée et les dernières offres de Planet Saturn, une petite enveloppe en papier dur attira son attention, qui se focalisa sur l'en-tête.
« Ambassade du Danemark en France. »
Ce ne pouvait être que lui. Elle arracha de l'ongle le cachet au dos de la lettre et la lut sur le champ.
« Chère Marion,
Je prends la précaution de vous écrire car si j'ai bien caché un petit mot pour vous dans ma cuisine, je ne suis pas certain que vous le trouviez.
Nous nous sommes disputés pour des bêtises. Pardonnez-moi cette nuit où j'ai été odieux, où je vous ai réveillée pour que vous visitiez une maison à Pontoise. Vous qui avez déjà été si gentille et serviable avec moi, j'aurais dû me rendre compte que je vous en demandais trop, mais j'étais très excité.
Notre ami Flamel possédait de nombreux biens, c'est comme cela que je l'ai confondu. Nombreux sont les spécialistes qui se sont penchés sur les demeures de Flamel à Paris, dont le numéro 51 est la plus célèbre. »
Le numéro 51. Rue de Montmorency, songea-t-elle avant de poursuivre.
« Ces multiples demeures, tout comme les treize hôpitaux qu'il a fait construire -j'ai refait les comptes, ils sont treize- ne sont que des résultats de sa richesse, non des origines. Vous verrez tout cela dans mes travaux. La boutique n'a pu être qu'une source de revenus certains, mais pas suffisants pour doter les hôpitaux, élever les églises et abriter les nécessiteux.
Mais c'est bien la boutique qui lui a fourni l'idée. Le Livre d'Abraham le Juif, que la légende considère comme étant le recueil dans lequel Flamel a puisé ses formules magiques, a bel et bien existé. Je m'explique. Le nom est un générique, un mot de code, si vous le voulez. C'est comme quand vous me dîtes : c'est dans la Bible, Lars. Vous faites allusion aux 2000 ans d'histoire de Pontoise, l'ouvrage référence.
Il en va de même pour le Livre d'Abraham le Juif. C'est bien loin d'être son titre. Le livre n'a rien de prophétique, rien de juif non plus. A mon avis, ce surnom lui vient de la richesse que l'on attribuait, parfois à raison, aux membres du peuple Juifs au Moyen-Age. Sans que ce soit le grimoire d'alchimie dont la légende fait foi, Flamel est entré en possession d'un document ancien à la fin des années 1350. Ce qu'il contenait, je préfère vous le dire tout de suite, je n'en sais rien. Mais à partir de ce moment, il y a eu de plus en plus de beurre dans les épinards des Flamel. A partir de 1363, Flamel a acheté de plus en plus de logements dans Paris, mais pas seulement.
Ma théorie est la suivante : certes, c'était rentable, et pierre philosophale ou non, il n'y a pas de petits profits. Mais surtout, Flamel noyait le poisson. Il noyait la maison dans laquelle il faisait ses affaires, loin de la boutique. La véritable demeure de Flamel. C'est l'étape suivante qui me manque sur la trace du trésor.
Je ne vous en dis pas plus, au cas où, bien malgré moi, au cas où cette lettre aussi tombait en de mauvaises mains. Je n'ai nullement l'intention de vous exposer au danger, mais vous devez savoir que certaines personnes s'intéressent de très près à mes recherches. Ceci explique mon mutisme de ces derniers jours. La lettre est partie de mon travail, donc elle ne risque pas de vous attirer des soucis, en revanche, nous avons été vus ensemble par le passé, et Dieu sait ce que mes ennemis peuvent chercher. Vous êtes une jeune femme savante. Vous saurez ce qu'est un ftp. Tous mes travaux sont dans le mien, dont l'adresse est l'enseigne de l'atelier de copie. Quant au mot de passe, vous le trouverez en visitant l'intérieur de la terre et en vous rectifiant vous-même.
Comme je pense à vous en écrivant ces mots, je vous adresse mes meilleures pensées. Dans mon autre lettre, si jamais vous la trouvez, je vous recommandais de suivre les salamandres vertes : le signe que je vous ai montré à Cluny, et qui m'a guidé jusqu'au point de mon savoir actuel. »
Il avait rayé l'expression, la trouvant sans doute trop lourde, mais faute de mieux, l'avait réécrite telle quelle au-dessus de la rature.
« Ne cherchez rien si vous n'en avez le courage. Courir après un but est haletant, mais il faut que le prix demeure dans vos moyens. Je vous ai déjà mise en garde contre ceux qui me suivent. Soyez prudente.
Votre très dévoué Lars. »
Suivait un post-scriptum intriguant :
« PS Demandez-vous sincèrement ce que vous pensez de mon frère. »
Lars. Lars.
Les larmes lui revinrent, plus agressives que jamais. Dans sa tête, tout n'était que fracas. Comme la veille au soir, les images de son ami et des moments heureux passés en sa présence lui revenaient. Toquant au fin fond de ses idées, cependant, les mots de sa lettre se rappelaient à son bon souvenir. Le lire d'Abraham le Juif... le 51 rue de Montmorency. La pierre philosophale... autant de sujets qu'elle avait évoqués avec lui et pour lesquels Lars avait encore des choses à lui dire, même à titre posthume.
Elle sentait ce qui pointait dans son esprit, et cela la dérangeait. Non, non, non et non. Elle ne pouvait pas ressentir la moindre once d'excitation à l'idée de mener de poursuivre les travaux de Lars. Elle devait faire son deuil, un vrai deuil, plein de tristesse, pendant de longs mois ternes et gris.
Et pourtant. Elle sentait la curiosité poindre...
Un nouveau choc se profilait dans ses idées : est-ce que ceci, c'était pour elle, pour qu'elle suive les salamandres ? Ou devait-elle l'apporter comme preuve à la police ? Tant que ses sentiments oscilleraient entre excitation et désespoir, elle se fierait à sa raison.
Elle termina de s'habiller et se mit en route vers le commissariat.
12.
« C'était un plaisantin, votre ami ? demanda le lieutenant Lonne.
-Il avait une forme d'humour assez particulière, et pas forcément drôle.
-Comme courir le risque de se faire assassiner et s'amuser plutôt à écrire des petites lettres énigmatiques plutôt que se déplacer à la police pour raconter son histoire.
-Peut-être qu'il n'avait pas franchement envie de raconter son histoire. Peut-être même que c'est pour cela qu'il met autant de mystère tout autour.
-Peut-être même aussi que c'est à cause de cela qu'on l'a tué, votre ami, remarqua le commissaire qui étudiait l'affaire avec une curiosité démenée.
Tous les trois étaient rassemblés dans un petit bureau encombré par des dossiers dont les papiers entassés à l'intérieur débordaient à l'envie. Un seul courant d'air, pensa Marion, et tous ces puzzles de papier se mélangent. Un peu comme dans les dossiers de l'association, jugea-t-elle. C'était peut-être arrivée par le passé, parce que l'occupant du bureau -elle ne savait pas si c'était celui du lieutenant ou du commissaire- avait bien callée la petite fenêtre avec deux gros dossiers dont les chemises de carton baillaient à n'en plus finir. Pas moyen de l'ouvrir, pas de coup de vent.
« Quant au mot de passe, vous le trouverez en visitant l'intérieur de la terre et en vous rectifiant vous-même, relut le lieutenant. C'est quoi ce charabia ?
-Christiansen nous mène. Ce n'est pas normal, reprit le commissaire. Normalement, quand on se fait enlever, c'est le kidnappeur qui joue au chat et à la souris avec les flics. Pas la victime. Et c'est encore moins le cas quand on se fait assassiner.
-Je vous ferai remarquer commissaire que ce n'est pas à la police que Lars a envoyé cette lettre, mais à moi.
-Reconnaissez que ce n'est pas normal. Ce n'est pas logique.
-De vouloir que quelqu'un poursuive vos travaux ? Moi je ne vois pas en quoi c'est totalement dénoué de logique. Je veux dire, des centaines de grands artistes ou de grands scientifiques ont procédé ainsi... Mozart et Sußmayr.
-Attendez, c'est Mozart qui voulait que Sußmayr termine le requiem ? Je croyais que c'était lui qui s'était proposé, et rien d'autre ?
-Ne me regardez pas comme ça, lieutenenant, je n'en ai strictement aucune idée. De toute manière, on s'en moque, trancha le commissaire. Mademoiselle Fougères, vous vous avez bien fait de venir nous apporter cette lettre. Peut-on compter sur votre coopération pour nous fournir l'adresse de ce http ?
-Ftp, corrigea le lieutenant.
-Ce n'est pas pareil ? Ce n'est pas un site internet.
-Pas exactement. C'est un espace dédié sur un serveur pour entreposer des données online. »
Le lieutenant Lonne sortait avec un informaticien. Elle avait eu le loisir d'apprendre à ses côtés quelques trucs techniques sur internet et l'informatique en général.
« Et ce n'est pas pareil ? Répéta le commissaire.
-Admettons que le commissariat soit un endroit, avec une adresse, et des choses dedans.
-Des choses, comme nous par exemple ?
-Oui, nous, et tout ce qu'on y fait. Y compris brasser de l'air. Prenez maintenant l'entrepôt que l'on loue à Saint Ouen pour stocker les archives et les armoires qui étaient au sous-sol avant. Lui aussi il a une adresse. Mais il ne s'y passe rien dedans, sauf quand on y va. Vous avez la distinction entre le site internet et le ftp. Tout ce qu'on a à faire, c'est aller sur le ftp de Christiansen pour récupérer ses dossiers, comme il a demandé à mademoiselle Fougères de faire.
-Eh bien allons-y, alors ! s'exclama le commissaire satisfait de ce qu'il venait d'entendre. Qu'on puisse avancer. On peut le trouver dans Google ?
-Non, pas un ftp. Mademoiselle Fougères va nous communiquer l'adresse et le mot de passe et nous allons immédiatement récupérer les données.
-Le mot de passe, j'en fais mon affaire, dit Marion. Il faudra essayer plusieurs versions, mais je sais à quoi il faisait allusion. Ce doit être quelque chose comme « la pierre noire » ou « la pierre cachée ».
-La Pierre Philosphale ? demanda le commissaire qui avait fait l'allusion avec Flamel.
-Je vous avoue que je ne sais pas si c'est de celle-là dont il s'agit mais cela se pourrait bien, surtout si l'on prend traduit par « pierre cachée » plutôt que par « pierre noire » ou « pierre occulte
Devant le regard douteux des deux policiers, Marion, qui n'avait pas conscience tout d'abord d'avoir usé de son expertise de l'alchimie, se força à expliquer ses dernières paroles.
« Lars fait référence à une formule magique. Visita interiora terrae rectificando occultum lapidem. Visite l'intérieur de la terre et en te rectifiant, tu trouveras la pierre cachée.
-Parfait, parfait. L'adresse à présent ! s'écria Arnoux.
-C'est là que le bât blesse, commissaire. Je suis désolée, mais je ne connais pas l'adresse de l'atelier de Flamel. Je ne suis même pas certain que quelqu'un la connaisse seulement encore. »
Ce n'était pas la meilleure des nouvelles possibles. Craquer le mot de passe était envisageable, sans doute, pensa Lonne. Mais trouver un ftp perdu au milieu des milliards de pages que comptait l'Internet, c'était une tâche tout aussi ardue, lui sembla-t-il, de transformer du mercure en or.
« Il va falloir trouver. Je vais m'y employer. »
03/08/2008
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06/08/2008 23:25:00 - Seb