Souviens-toi de Portofino - Quatrième partie
le 06/09/2009 - par El Barto Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !On entend toutes les théories sur les crop circles qui sont apparus sur la commune du Bellay-en-Vexin. L'inspecteur Sénéfiand, qui fourre son nez dans cette affaire qui touhe le village où il s'est établi, ne donne crédit à aucune pour l'heure. Jusqu'à ce que les Atlantes s'en mêlent. Une nouvelle pièce dans le puzzle de la saga ESSEClive.
8.
C'était un plaisir non dissimulé, pour le créateur des agroglyphes de sentir autour de lui tout ce village qui n'avait que ces mots à la bouche. « Crop circle, crop circle, crop circle ! » ciraient-ils tous les uns les autres, s'effrayant mutuellement en élaborant des théories farfelues. Le village sombrait peu à peu dans une folie généralisée : tous ceux qui en possédaient avaient déposé sur le zinc leurs bouquins de science-fiction. Ils faisaient peine à voir. L'artiste les observait non sans un certain plaisir, afin de croiser une paire d'yeux qui, à en croire le pétillement qui y brillait, en savait plus que les autres. Et qui, d'un bout à l'autre du troquet d'Annick, l'accusait.
9.
Le commissaire Arnoux reçut le rapport préliminaire de l'autopsie peu de temps après le compte-rendu que lui avait fait le lieutenant Lonne de la situation au Bellay. Le rapport n'entrait pas dans le détail et ne donnait que quelques conclusions rapides à partir desquelles ils allaient pouvoir commencer à travailler. Des échardes avaient été retrouvées dans le sang coagulé à l'arrière du crâne de la victime. Par rapport à la forme qu'avait la blessure infligée à la limite entre la nuque et la base de la tête, le légiste tablait sur une planche biseautée. Les marques débordaient, il fallait donc rechercher une planche longue d'au moins vingt-deux centimètres. L'extrémité fine de la planche avait créé une fissure de près de 0,8 centimètres de large dans l'os occipital, ce qui faisait pour la planche une épaisseur de l'ordre du demi centimètre. A priori, il n'y avait eu qu'un seul coup, celui qui l'avait porté devait avait donc dû surprendre sa victime. L'angle de la blessure laissait envisager quelqu'un d'un peu plus grand que la victime, peut-être dix centimètres. Le légiste avait conclu que le meurtre avait dû se tenir aux alentours de deux heures du matin, avec une marge d'erreur d'une heure avant et après.
-Cela fait un solide support, résuma Arnoux. Les parents de la fille ne seront pas là avant demain ?
-On a été obligé de les joindre sur leur portable, ils étaient en vacances à l'étranger. Ils ont demandé un rapatriement d'urgence auprès de leur assurance, mais ils ne pouvaient pas avoir de vol.
-On a d'autres proches à interroger en priorité ?
-Le petit ami. Jérémie Facre, né le 25 avril 1986 à Nogent sur Marne. Il devait rentrer chez lui, pour le moment il attend en bas.
-Il est sous le choc, j'imagine ?
Lonne fit la moue.
-Oui et non. Il a un mal fou à comprendre ce qui se passe, j'ai l'impression.
-Attardé ? Shooté ? suggéra Arnoux, qui savait que la drogue faisait plus de dégâts dans les capacités cognitives des jeunes que toutes les maladies congénitales du monde réunies.
-Je ne sais pas trop, souffla Lonne. Peut-être un peu shooté. A l'ouest, je dirais. Son principal sujet d'interrogation, en ce moment, c'est de savoir pourquoi sa copine s'est faite assassinée dans une marque extraterrestre.
-Une minute. On n'a jamais dit que le... cercle de récolte... (Il était mal à l'aise avec l'Anglais) était d'origine extraterrestre.
-Le jeune est complètement obsédé par ça. C'était la raison de leur venue au village. Il y avait eu des précédents crop circles, apparemment faits par des hommes, même si moi je n'ai pas vu la moindre différence entre les deux, et ils étaient venus pour les étudier. Ils sont venus à cinq, deux sont repartis, mais nous avons déjà récupéré les coordonnées pour les contacter au plus vite. Il y en a un qui vit dans la banlieue de Lille, on demandera peut-être aux collègues d'aller le voir.
-Qu'est-ce qu'il faisait, le petit ami, aux alentours de deux heures du matin ? reprit Arnoux en feuilletant le rapport.
-il prétend qu'il dormait. On ne saurait vérifier plus que cela. Les trois personnes avaient réservées une seule chambre dans le gîte du village, l'autre garçon, Nataniel Lenoir, a le même alibi. La propriétaire du gîte a affirmé qu'ils étaient tous les deux en train de dormir quand elle est entrée pour les prévenir, ce matin.
-Ils sont connus des fichiers, ces jeunes ?
-Non. Ils n'ont jamais eu affaire à la police, même pour un vol dans un magasin. Et d'après les parents de Capucine Champois, elle était plutôt bonne élève. Juste un peu renfermée. Apparemment, en dehors de son club de surveillance des crop circles, elle n'avait pas spécialement d'activité.
-Bon et cette histoire de crop circles, justement, où en est-on ? Vous pouvez m'en dire plus ?
-Le crop circle dans lequel a été retrouvée la victime est le troisième dessiné dans la commune depuis le début de la semaine. Les premier, apparu lundi matin, dans un champ appartenant à Bernard Menton, consiste en une phrase dont les mots ne sont lisibles que grâce à l'effet d'optique depuis le bas de la colline. La phrase inscrite est la suivante « Souviens-toi de Portofino ». Portofino est, d'après nos recherches, une localité italienne.
-Il faudra prendre contact avec les locaux pour savoir s'il s'est passé quelque chose impliquant des français chez eux.
-On attendait votre feu vert, s'excusa Lonne.
-La deuxième phrase, apparue mardi matin, dans un champ appartenant à Frédéric et Martine Matthieu, présente les mêmes caractéristiques que la première : écriture lisible que grâce à un effet d'optique, depuis le haut de la colline, cette fois-ci. « ses murs ocres baignés de soleil ». On a considéré que c'était la suite de la première phrase, ne serait-ce que parce qu'il n'y a pas de majuscule à « ses ».
-Ça se défend, approuva Arnoux.
-Le troisième crop circle est apparu ce matin, dans un champ appartenant à un GAEC de Nucourt. Quatre cercles imbriqués, et un cadavre en guise de centre.
-Pas de dessin hier ?
-Pas de dessin hier, non, répéta-t-elle, satisfaite que le commissaire s'intéresse lui aussi à ce point qu'elle n'avait pas manqué de signaler.
-Ok. Ce truc tombe un peu au mauvais moment, c'est la semaine la plus vide de toute l'année, et on n'a pas grand monde à mettre sur le dossier. Qui est disponible ? Kantwiak ? Micucci ?
-Au fait, commissaire, il y a une vieille connaissance à vous qui s'est installée dans le village, et qui se propose de fouiner pour nous du côté des crop circles.
-Une connaissance ? s'étonna Arnoux, incapable de voir à qui elle faisait allusion. Et qui se propose de nous aider ? Elle est au courant que le travail de la police ne se délègue pas ? Oh, j'y suis, c'est un collègue ?
-On peut le dire. L'inspecteur Sénéfiand, de la DCPJ. Il est en disposition et s'est installé au Bellay-en-Vexin.
-Vrai ?
-Oui. Il a son opinion sur les crop circles, et il a aussi un contact qui s'y connaît pas mal en la matière, apparemment.
-Sénéfiand, Sénéfiand, marmonnait Arnoux. Oui, il me semblait avoir entendu qu'il était en disposition. On a même reçu une note. C'est Savard qui le remplace.
-Savard ? Ce type est une ordure.
-Il a quand même réussi à remettre un peu d'ordre dans le treizième. Bon, on ne sait pas si c'est grâce à lui ou à ses équipes, n'empêche qu'il s'est fait félicité la dernière fois qu'on était en réunion tous les deux. Mais revenons à Sénéfiand : que dit-il sur les crop circles, lui ?
-Il dit que le message est adressé à quelqu'un dans le village, et il veut déterminer à qui. Il pense pouvoir faire le lien entre le destinataire des crop circles et celui qui les a dessiné.
-On n'a rien qui nous indique que les crop circles sont dessiné par le meurtrier ?
-Strictement rien. Si c'est un maniaque qui l'a tuée, il aurait très bien pu tuer quelqu'un d'autre à un autre endroit, mais est tombé sur cette fille contemplant le crop circle
-Deux choses. Premièrement, Sénéfiand ne nous aide pas du tout s'il fait son boulot sur une enquête qui n'est pas la nôtre. Deuxièmement, à quel moment avez-vous découvert que la fille était morte en contemplant le crop circle ?
Il dit ceci en levant l'index, moralisateur.
-On n'en sait rien, je fais des plans sur la comète.
-De la rigueur, lieutenant, de la rigueur, de la rigueur, et de la rigueur.
-On n'a aucune idée de l'heure à laquelle le crop circle a été dessiné.
-Ce sera un truc à demander à Sénéfiand. Soit la fille était morte avant, et on l'a déposée dans le crop circle. Soit elle est morte après, assassinée en train d'étudier le cercle, puisqu'apparemment, elle avait une passion pour cela.
-Soit elle est morte pendant le dessin du cercle, auquel cas le meurtrier pourrait bien en être l'auteur. Auquel cas nous serons bien contents d'avoir Sénéfiand pour plancher là-dessus.
Le commissaire s'étira. Il n'avait pas vu Sénéfiand depuis un an, à peu de choses près. Les deux hommes avaient accrochés et collaborés comme s'ils avaient été deux vieux copains d'école, des Starsky et Hutch à la française, et sans la voiture, bien que l'inspecteur, l'année dernière tout au moins, roulait dans une jolie Crossfire grise.
-On risque quoi, faire bosser un type qui est en disposition ? Vous savez lieutenant ?
Elle haussa les épaules.
-Au pire, on dira qu'on en disposait vu qu'il était dans la circonscription de Cergy.
-Vous avez son numéro ? Je ne crois pas l'avoir en mémoire, dit le commissaire qui faisait défiler un à un tous les contacts du répertoire de son téléphone. Le lieutenant, plus agile, sortit le sien et fit immédiatement apparaître les contacts de la lettre S. Sénéfiand était à la quatrième ligne.
-Je l'appelle pour vous ?
-Passez-moi le combiné, approuva-t-il.
Sénéfiand s'était réveillé, avait mangé un morceau mais n'osait pas sortir de chez lui, ne sachant pas si les policiers étaient toujours chez Annick. Il préférait se terrer dans son domicile. Après sa sieste, il s'était mis en tête de trouver le site internet dont s'occupaient Capucine, Jérémy et Nathaniel. Il y avait beaucoup de photos de crop circles, et tout un ensemble de liens qui menaient vers des sites au sérieux douteux... Tous prétendaient donner la description réelle des agroglyphes, mais aucun ne semblait digne d'intérêt. Sénéfiand finit par revenir sur le site des trois jeunes et visita le forum.
Sénéfiand n'était pas un grand utilisateur d'internet mais avait déjà eu l'occasion de lire quelques uns de ces forums pour les besoins d'autres enquêtes. Les utilisateurs se répondaient les uns les autres. Un des sujets de message l'intrigua plus que les autres. « Deux crops vers Cergy (région parisienne) ». Il cliqua sur le titre, et l'ensemble de la conversation apparut à l'écran. Il y avait plusieurs échanges de message entre Jérémy, Nathaniel, Capucine, Mickaël, Kevin, Alice... en descendant, on pouvait voir que Jérémy proposait à ses amis de faire le déplacement... Certains refusaient ou rappelaient qu'ils étaient en vacances (certains des messages étaient criblés de fautes d'orthographe, un scandale pour l'éducation, pensa Sénéfiand). On arrivait aux messages des cinq qui personnes qui étaient effectivement venues : elles convenaient d'un rendez-vous. Simon précisait qu'il avait un train à Lille Europe de bonne heure le matin. C'était donc de lui dont Annick parlait quand elle disait que l'un d'entre eux avait mangé dans le TGV, le premier jour où il les avait vus tous les cinq, la terrasse du bar. Suivait un message de Jérémy, « en direct du Bellay, les photos des crops. Fake, mais quali ! ». Le message était accompagné de quelques clichés de mauvaise qualité, sans doute réalisés avec l'appareil photo miniature d'un téléphone portable. Suivaient d'autres messages, plus récents. « Nathaniel nous a prévenu qu'il était arrivé quelque chose de grave à Capu, que se passe-t-il ? ». Plus les messages postés étaient récents, plus ils étaient affolés.
Sénéfiand chercha le bouton pour répondre, mais il fallait être inscrit sur le forum pour utiliser cette fonctionnalité. Il y avait un formulaire, assez long à remplir, mais qui permettait d'enregistrer les membres. Une fois de plus, un processus classiques de sites internet communautaires comme celui-ci. Il revint sur la page précédente, et porta son attention sur la colonne de gauche. En face de chaque message du forum figurait le nom de l'auteur, la date et l'heure auxquelles il avait été posté, ainsi qu'un petit compteur : « utilisateur inscrit depuis telle date ; x posts ». Sénéfiand fut pris d'un doute et remonta jusqu'au début de la page. Il eut un frisson devant son ordinateur, comme si quelqu'un rôdait derrière lui sur le petit bureau de la mezzanine.
Le premier message de la conversation avait été posté le mardi, à 8h53. A cette heure-ci, lui-même était en train d'arpenter le second crop circle, dont la découverte était déjà annoncée sur internet. Il regarda le pseudonyme de l'auteur. Un certain « Latlante », dont ce message était le tout premier sur le site internet.
S'il en croyait ce premier message, Capucine Champois était tombée dans un piège.
Il sursauta sur son siège quand la sonnerie de son téléphone portable retentit, en bas, sur la grande table en travers. Il descendit les escaliers quatre à quatre, encore troublé de sa découverte, et lut sur l'écran le nom d'Arnoux s'afficher avec soulagement.
10.
Ils ne prirent même pas le temps de se demander des nouvelles l'un de l'autre.
-Commissaire, vous tombez à pic.
-Inspecteur (Arnoux avait longtemps hésité, puis avait finit par se dire qu'il l'appellerait inspecteur quoiqu'il en soit).
-On se retrouve dans des circonstances curieuses, n'est-ce pas ?
-Curieuse, mais qui pourront rapidement être éclaircies si on me donne des moyens informatiques.
-Hola ! le stoppa Arnoux. Ne croyez-vous pas que vous allez un petit peu vite en besogne ? Le lieutenant Lonne m'a parlé de ce que vous comptiez faire pour nous. Je pense que je n'ai probablement pas le droit de vous confier des bribes de l'enquête.
-Vous ne me confiez pas des bribes de l'enquête. Vous avez appelé un spécialiste des agroglyphes et c'est moi qui vous ai mis en contact. Il n'y a pas mort d'homme.
-Eh bien justement, si, Inspecteur. Moi j'ai un cadavre dans ma circonscription. Et je vais avoir besoin que vous mettiez vos lumières. J'ai un rapport préliminaire d'autopsie le concernant, et je vais avoir besoin d'une information capitale : l'heure à laquelle cette fichue figure dans les champs a été formée. C'est comme le coup de l'œuf ou de la poule, je veux savoir qui de la figure ou du cadavre est apparu le premier.
-Je vais essayer de vous trouver cela, commissaire.
-C'est parfait. Nous sommes bien d'accord que vous ne nous prêtez pas main-forte, vous traînez dans les parages autour du spécialiste que vous avez recruté. C'était une condition que vous aviez fixée pour nous donner le contact, et je n'ai pas voulu retarder l'enquête, déclara-t-il, informant Sénéfiand du mensonge qu'il avait prévu au cas où il se verrait reprocher de faire recourir à des effectifs extérieurs.
-Cela me va parfaitement, acquiesça Sénéfiand qui comprenait très bien pourquoi le commissaire essayait de se couvrir. Les mises en disposition devaient attendre des ordres du Ministère, et ne pas faire le mercenaire auprès de leur commissariat local. Et on était très près de Paris, même dans le paysage champêtre du Vexin, les nouvelles pourraient facilement remonter aux oreilles de mauvaises personnes.
-En guise de bonne volonté, je vous offre même des pistes. J'ai trouvé sur le site internet des amis de Capucine un message annonçant l'apparition des deux crops circles. Le message date de mardi, tôt dans la matinée et est annoncée par un nouvel utilisateur du site internet. JE vous met tout ça par écrit et je vous l'envoie, mais ce qu'il faut retenir, c'est que quelqu'un a délibérément informé le groupe de jeune de l'existence des deux agroglyphes et ce dans un délai extrêmement bref après la découverte du deuxième. L'auteur du message est soit quelqu'un du village, soit l'auteur des crop circles. Il est impossible qu'il soit rentré en possession de l'information plus rapidement.
-Nom d'un chien, vous dites vrai ?
-Vous le savez bien. Vérifiez, je vous envoie ça tout de suite, et mettez une équipe de la technique là-dessus. Ils peuvent retrouver l'ordinateur qui a posté le message à partir de l'internet protocol.
-Son adresse I.P ?
-Exactement.
La police se mettait au goût du jour. Même des quinquagénaires comme Arnoux, qui ne comprenaient pas grand-chose aux innombrables abréviations de l'informatique et qui avaient besoin du mode d'emploi pour installer leur livebox à la maison, savait que Sénéfiand pensait à l'adresse fixe établie entre l'ordinateur et le réseau lors de la connexion à internet.
-Votre spécialiste, il est bien ?
-Un expert. Il a officié pour la police en 2000, dans le quatre-vingt-onze. Si vous voulez des exemples de son rapport, demandez-les à Etampes, et dites que c'est moi qui vous ai donné le tuyau, ils me connaissent pas mal. D'ailleurs, vu l'heure qu'il est, il devrait être arrivé au village. Je vais essayer de lui mettre la main dessus ou, à défaut, de le rappeler. Vous avez toujours la même adresse mail ?
Sénéfiand était remonté auprès de son ordinateur et s'apprêtait à envoyer les infos concernant sa découverte.
-Toujours pareil.
-Ça part, commissaire, ça part... c'est parti. Je vous tiens au courant. Ah, et si vous pensez à moi pour le rapport du légiste... Je sais bien que ce que je vous demande n'est pas très réglementaire, mais... Enfin, c'est vous qui voyez. On reste en contact. Il raccrochait tandis que l'accusé de réception d'Arnoux s'affichait à l'écran.
Il disposait d'un moyen de tenir qui était responsable des crop circles. Sa logique était imparable : pour être informé si tôt de l'apparition de la présence du deuxième agroglyphe, il fallait soit être du village -il suffirait de savoir, dès lors, qui disposait d'un accès internet au Bellay-, soit en être l'auteur.
Il se mit à échafauder une nouvelle théorie, encore plus farfelue que celles qu'il s'était imaginées jusque là. Et si c'était à Capucine Champois que s'adressaient les deux premiers messages ? Quelqu'un qui la connaît et qui a probablement réalisé les agroglyphes le lui fait savoir. Elle, curieuse, veut s'assurer que c'est bien réel, et elle se déplace. Elle sait que celui qui lui a fait passer le message voudra la rencontrer et elle sort, la nuit, à un moment où il réalise l'agroglyphe suivant. Dispute ou pas, il finit par lui asséner un coup de planche dans la nuque, et à la laisser crever dans l'agroglyphe. A moins que ce ne soit l'inverse.
Son portable vibra dans sa poche. Il avait reçu un message d'Arnoux qui rappelait ses instructions.
« Recherchons IP + Latlante. Vous : Qui du crop ou du corps en premier ? + Trouvez le lien »
C'était précisément ce qu'il faisait.
0 commentaire(s)
Ecrire un commentaire
En validant, j'accepte les conditions générales d'utilisation du site.

vers Edito