Les raisins de la colère de John Steinbeck
le 08/09/2004 - par Emilie pour QLTO Il y a 5 commentaires. Réagissez vous aussi !Relatant la vie difficile des ouvriers et des fermiers de l'Ouest américain pendant la Grande Dépression, Les raisins de la colère est l'un des meilleurs romans de l'auteur, et un témoignage sociologique d'une grande richesse.
A peine sorti de prison, Tom Joad rentre chez lui, à la ferme familiale, dans l'Oklahoma. Il découvre que la crise économique a ruiné les fermiers. Incapables de payer leurs dettes, tous les fermiers sont chassés de leur terre, poussés à s'exiler vers l'Ouest. La famille Joad se met elle aussi en route pour la Californie à bord d'un vieux camion chargé du peu qu'elle possède. Une grande partie du livre est consacrée au voyage, aux rencontres avec d'autres migrants et à l'aide qu'ils s'apportent mutuellement. Mais le voyage est difficile et la famille se désagrège au fur et à mesure. Certains meurent d'épuisement, d'autres quittent le voyage. Les plus forts demeurent ensemble.
A peine arrivée en Californie, les Joad découvrent un pays magnifique et aux apparences de paradis, voire de terre promise.
« Le soleil se leva derrière eux, et alors... brusquement, ils découvrirent à leurs pieds l'immense vallée. Al freina violemment et s'arrêta en plein milieu de la route.
- Nom de Dieu ! Regardez ! s'écria-t-il. Les vignobles, les vergers, la grande vallée plate, verte et resplendissante, les longues files d'arbres fruitiers et les fermes.
Et Pa dit :
- Dieu tout-puissant !... J'aurais jamais cru que ça pouvait exister, un pays aussi beau. »
Mais rapidement, les Joad découvrent la dure réalité de l'Ouest américain : loin d'être accueillis dans un élan de solidarité, les nouveaux arrivés sont parqués dans des camps de fortune. Heureusement, la famille arrive à trouver un camp plus agréable et plus humain que les autres, mais les hommes ne trouvent toujours pas de travail. On cherche parfois des saisonniers, mais ils sont exploités, payés une misère, et n'ont même pas de quoi vivre. Les salaires baissent, la nourriture est devenue hors de prix, et les réserves emportées de l'Oklahoma s'épuisent...
Ce roman décrit avec justesse les difficultés des fermiers américains pendant la Grande Dépression. Lors de sa parution, on accusa Steinbeck d'être un communiste appelant à la lutte des classes. Mais ce roman est plus descriptif qu'engagé. On ressent un vif sentiment d'indignation à sa lecture, face à la description de la misère humaine et de l'humiliation, mais l'auteur se garde bien de juger. Cette oeuvre ressemble plus à la Bible, avec ses références à l'Exode, qu'à une critique communiste. Notons qu'en 1940, John Ford a adapté l'ouvre au cinéma, avec Henry Fonda dans le rôle de Tom Joad.
QLTO vous a fait part de son enthousiasme pour Les raisins de la colère
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5 commentaire(s)
Bonjour!
C'est juste pour vous signaler une faute d'orthographe dans le dernier paragraphe: il y a écrit "l'ouvre" au lieu de "l'oeuvre".
Voilà, bonne journée à vous
par Sladj, le 2009-04-28 08:45:47
Ce livre est un bon exemple de manque d'économie !! J'ai bien aimée
par cynthia, le 2010-05-20 20:05:00
merci sladj c'est corrigé !
par admin, le 2011-01-22 20:55:00
slt
c est un livre que j'ai lu il ya des annees et que j'aimerai bien relire ,car je le trouve fort bien ecrit
par bengana, le 2011-05-24 22:15:00
moi je trouve ce livre inutil!
par kikou, le 2012-01-22 14:19:00
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