Le rêve d'Emile Zola
le 06/08/2003 - par Janvier Fachoda Il y a 1 commentaire, n'hésitez pas à réagir !Une pause. Le rêve, livre dont on ne s'attendait pas de la part de Zola, est une pause presque heureuse dans le morbide destin de la race dégénérée des Rougon-Macquart.
Beaumont l'Eglise, écrasé par sa cathédrale, ne vit que par et pour l'évêché, protégeant ses paisibles et fervents habitants de l'entreprenant XIXe siècle lorsqu'un soir d'hiver jette sur le pavé Angélique, une orpheline de l'Assistance Publique. C'est un couple de brodeurs en mal d'enfant, les Huberts, qui recueille la fillette malgré sa naissance louche. Las, sa lourde hérédité ne tarde pas à réémerger à travers les crises et les rêveries d'Angélique devenue jeune fille ne pensant plus qu'au jeune homme blond, noble et riche qui viendra pour l'aimer et être aimée d'elle. Et le moins surprenant est que le jeune homme obéit, apparaît en la personne de Félicien VII de Hautecoeur, fils de l'évêque de Beaumont, l'aime et est aimé et finit par triompher des résistances de son père qui le destine à une demoiselle des environs pour épouser l'orpheline Angélique. Angélique, qui, très simplement, très humblement, meurt heureuse dans les bras de Félicien au jour même de ses noces.
On n'attendait pas un tel livre de la part de Zola, aussi mièvrement romantique, aussi religieusement idyllique. On avait tort. Le Paradou de la faute de l'abbé Mouret, les dernières pages d' Au bonheur des dames annonçaient déjà que le maître de l'horreur naturalisé ne dédaignait pas les idylles très simples. Au reste, même par endroit mièvre et affecté, le rêve c'est du Zola. On y retrouve le même souci du plan, des effets et des détails, la même constance dans la description d'un milieu et d'un destin, la même fidélité au grand thème zolien, la conjuration de l'hérédité et du milieu contre l'homme. Ainsi si la mort finale d'Angélique est très simple et très juste, c'est qu'elle est l'aboutissement logique de son existence. La conjugaison de son hérédité néfaste qui fait de la fille abandonnée de Sidonie Rougon une rêveuse cyclothymique et névrosée et du milieu cloîtré dans la religion et hanté par la présence des Vierges Saintes et des mortes heureuses suffit à vouer Angélique au destin de morte heureuse. Zola rompt d'ailleurs ici avec ses peintures négatives du Catholicisme pour le figer en une sentimentalité béate et stupide qui exclut Beaumont du siècle qui avec la broderie forme la toile de fond de ce court roman. Rien dans le rêve n'en fait un livre indispensable, mais il demeure une pause agréable et nécessaire dans le cycle magistral et sublime des Rougon-Macquart.
QLTO vous a fait part de son enthousiasme pour Le Rêve
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Pot-Bouille
1 commentaire(s)
il est un ambitieux un desordre homme classique dans son genre je suis de ces avis je les partege avec lui meme s'il ne croyait dans un Dieu qui a crée l'univers entiere il croyait dans un Dieu qui ne se souci de nous il avait manqué meme mais puisqu'il apporte le titre ou du moins le 18 eme siecle sur son dos il est bon. il le merite parce que il est un homme capable de nous faire adorer ses idées meme quand il a une certaine turbulence on l'aime .
PIERRE Max Villason
par voltaire, le 2008-02-07 00:19:00
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