Mercure d´Amélie Nothomb
le 05/03/2003 - par Janvier Fachoda Il y a 3 commentaires. Réagissez vous aussi !Le meilleur roman d'Amélie Nothomb nous conte la lutte entre un vieillard fou d'amour et une belle infirmière pour la possession d'une sublime jeune fille...
Mars 1923 à Mortes- Frontières au large de Cherbourg. La jeune Hazel vit recluse à l'abri de tout miroir qui pourrait lui révéler l'horreur qu'est devenu son visage emporté par la guerre. Mais cette horreur n'empêche pas son bienfaiteur, le vieux capitaine Omer Loncours de la désirer et de vouloir la posséder au désespoir de la jeune fille. Engagée pour la soigner, la belle et sagace Françoise va tout tenter pour disputer la magnifique jeune beauté au vieillard et la tirer de la prison mentale qu'il a construite pour permettre l'assouvissement de son amour dément et paroxystique.
Mercure est, pour moi, le meilleur roman d'Amélie Nothomb. C'est aussi le premier livre de l'écrivain belge que j'ai lu et cette première lecture fut une découverte jubilatoire qui contrastait singulièrement avec la sobriété du quatrième de couverture qui n'ait pas coutumière chez ces laudateurs ampoulés. Conscient de son manque de verve et d'inspiration, le quatrième avisait même un expédient en glissant à la place des louanges qu'il n'avait pu trouver des éloges réchappées de Madame Figaro et du magazine littéraire, des éloges de celles qui peuvent s'appliquer à tous les livres parce qu'elles ne parlent de rien sauf peut-être de l'estime que le journaliste se porte à lui-même. Le quatrième de couverture échappait l'idée fugitive que la puissance de Mercure tenait à la lutte confinée d'une belle jeune et d'un vieil homme pour la possession d'une belle jeune fille et à l'atmosphère saphique de ce gynécée normand. Il manquait l'aspect jubilatoire qui émane de la conversation lettrée des deux belles femmes sur le dépucelage de Clélia dans la chartreuse de Parme. Il oubliait l'aspect novateur et paradoxal de ce roman nanti de deux fins équivalentes entre lesquelles l'auteur refuse intelligemment de se prononcer. Ne pouvant passer plus sous silence, ce négligent quatrième avait la présence d'esprit de mentionner l'amour absolu inséparable de l'illusion et de la perversité comme thème propre et central du roman, ainsi que j'aurais pu aussi avoir la fantaisie de le faire. Au lieu de quoi, je vous parlerais plutôt du plaisir de voir attribuée par deux fois à la lecture sa dimension artistique comparable à l'éxécution en musique. Car selon que vous lirait mal ou bien, Mercure vous plaira ou vous déplaira.
QLTO vous a fait part de son enthousiasme pour Mercure
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3 commentaire(s)
un livre très choquant vers la fin (qui peut faire penser à l'histoire de cette jeune autrichienne enlevée pendant huit ans en Autriche) très émouvant j'ai adorée
par stéphanie, le 2006-09-14 14:09:00
un livre exelent et trés complexe a lire absolument !!!
par cam, le 2007-04-16 18:44:00
C'est un livre très ennuyeux et pervers.
par oLI, le 2011-09-29 16:05:00
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