Imaginez, comme Amélie Nothomb, que Pompéi ait été ensevelie pour satisfaire les caprices des archéologues du futur. Ne riez pas. Cette idée fait de vous un témoin gênant aux yeux du XXVI siècle.
Pompéi n'a pas été ensevelie par une éruption accidentelle mais par une éruption provoquée par les archéologues des siècles à venir désireux de préserver la plus magnifique cité de l'antiquité. Pour avoir osé faire part de cette intuition géniale, Amélie Nothomb, écrivain au QI de jacinthe, est raflée et convoquée au vingt-sixième siècle par l'auteur même du coup, l'oligarque Celsius, chargé de s'occuper d'elle. S'ensuit une dispute nourrie entre le génial et ombrageux Celsius et la stupide et énervante A.N., prête à débiter toutes les fadaises pour percer l'oligarque et ses discours ésotériques et creux.
"Science-fiction, satire, finesse psychologique d'un affrontement verbal où chacun cherche la faille de l'autre : dans ce mélange détonant, on retrouve l'humour acide, l'insolence, l'éclat du style qui placent la romancière d'hygiène de l'assassin au tout premier rang des écrivains de sa génération." On n'est pas un superlatif près sur un quatrième de couverture mais on manque singulièrement d'interjection. Oh! Wouah! n'aurait pourtant pas déparé ce teasing en manifestant l'émerveillement, l'admiration ou l'enthousiasme légitime du lecteur. En effet à l'attrait du dialogue, Amélie Nothomb mele quelques audaces intéressantes comme l'idée que l'ensevelissement de Pompéi est un crime commis au nom de la beauté, thème fondateur du roman nothombien, mais surtout sa propre mise comme personnage. D'où un jeu tacite entre le lecteur et le personnage d'A. N., dans lequel se dissimulent des traits d'Amélie Nothomb et qui annonce en plein dialogue qu'elle était surtout dialoguiste ou qui se lance dans de longues tirades sur le raccourcissement du roman, alors que les romans d'Amélie Nothomb excède rarement 150 pages. Ce jeu trouble du portrait rehausse largement l'attrait des dialogues parfois gâché par la rudesse de commande de Celsius. Ni assez sadique ni suffisamment hautain, Celsius est sauvé par la révélation du mobile du crime qui en dévoilant sa complexité et sa dimension lyrique fait cesser l'affrontement verbal pesant et rude. Cette révélation est d'ailleurs l'acmé, le climax de ce roman qui en fait tout le sel et se voit interrompu par un épilogue un peu convenu qui ne suffit tout de même pas à faire désaimer ce roman ou voilé derriere un peu de science-fiction se cache un problème douloureusement actuel, le rapport au Sud, à ce Tiers-Monde ignoré , opprimé mais qui est lui aussi quelque chose.
D'ailleurs quoique vous pensiez de cette analyse critique, n'en négligez pas pour autant de lire péplum parce que quoi que vous pensiez de sa construction, votre goût se joue de votre intellect et n'entend aucune raison.
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Le roman de l'été
Pontoise est une ville d'art et d'histoire. Son château, sa cathédrale, son carmel, ses souterrains... De nombreux trésors peuvent y être visités.
Lars Christiansen, citoyen danois expatrié dans le Vexin français, pense avoir fait une découverte supplémentaire sur le passé de la ville: et si Pontoise, si prospère au Moyen-âge, abritait aujourd'hui encore le secret de la fortune de Nicolas Flamel, le plus célebre des alchimistes, natif de la ville?
La théorie peut sembler farfelue, mais Lars s'emploie à la démontrer. Aussi, quand celui-ci est brutalement assassiné, le commissaire de Cergy engage son enquête sur un terrain glissant, où fouiller dans l'ésotérisme du quatorzième siècle est peut-être la piste la plus sensée pour remonter jusqu'au criminel...