CONNEXION horloge Bonjour, invité mail
 

Home > Livres - Littérature > Livres > Littérature contemporaine > Bernard Werber > Nous les dieux de Bernard Werber

Bernard Werber

Nous les dieux de Bernard Werber

Nous les dieux de Bernard Werber

Ou comment devenir un auteur à succès en 7 leçons.


Bernard Werber, ah, ce cher Bernard ! Auteur volubile qui compte déjà à son actif trois trilogies (Fourmis, Thanatonautes, et Père de nos pères en cours) et de multiples projets en vue, dont peut-être le projet d’être de plus en plus médiocre…

Eh oui désolée, mais je ne peux pas être enthousiasmée comme je l’étais il y a quelques années, face à ce nouvel opus de la trilogie des « Thanatonautes ». Et pour tout vous dire, j’avais vraiment aimé les « Thanatonautes ». J’avais trouvé l’idée originale et le style amusant, bien que parfois l’histoire soit un peu lente. L’idée d’explorer le continent des morts, ça n’avait jamais été fait avant, non ? Bon, j’avoue que je n’en sais rien.
Pour la suite, « l’Empire des anges », déjà j’avais senti l’arnaque. Nous resservir les mêmes personnages, c’était sympa, mais produire des pages et des pages avec des réflexions passablement intelligentes et une structure aussi monotone (alternance régulière entre passages de l’encyclopédie avec éléments de mythologie pour élèves de collège, vie inintéressante de trois humains à la dérive, et lente conquête de l’empire des anges), j’avais trouvé ça un peu gros.

Eh bien figurez-vous qu’il remet ça. Mais comme monsieur Werber ne sait pas faire court, il a écrit plus de 1000 pages pour son nouveau tome, le troisième et donc dernier. Et donc il a bien fallu le diviser en trois tomes lui aussi… Non, sérieux, encore 2 bouquins à venir ? Et oui, même si on aurait bien pu s’en passer, si seulement Monsieur Werber s’était donné la peine de faire court, d’aller à l’essentiel et de faire tenir 1000 pages en un tome. Mais pourquoi arrêter un filon qui fait vendre ? Monsieur Werber est un auteur marketing, cela on l’avait compris.

Un auteur marketing qui se sert d’une histoire de moins en moins originale et de plus en plus lente, et des copiers-coller de ces livres précédents, ben voyons ! Bon, ok vous attendez peut-être que j’arrête de lui taper dessus et que je vous raconte l’histoire, pour que vous puissiez vous faire une idée (je pense que vous devez me haïr si vous êtes fans…).

Donc c’est l’histoire d’un groupe d’anciens humains et anciens anges devenus élèves Dieux. Ils sont 144 au départ, enfermé dans une cité grecque paradisiaque, sous les yeux de leurs 12 professeurs (Aphrodite, Demeter et les autres). A la fin, il n’en restera qu’un. Qui sera le gagnant ?

Sans vouloir chercher une ressemblance avec Loft Story et la Star Academy, en passant par le Maillon Faible (tous les mauvais élèves sont éliminés au fur et à mesure par les profs), je crois que Monsieur Werber a un peu trop joué aux jeux videos (de Sim City à Age of Empire, désolée mais je ne connais pas les plus récents) au lieu de peaufiner ses phrases anodines ! (mais au moins ça se lit vite…) Eh oui car on apprend quoi en cours ? A gouverner le monde, bien-sûr, à élever des civilisations, à mener des guerres, à éduquer son peuple.

Et à côté de ça, quoi d’autre ? Toujours la moitié du livre formée de recopiages de l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (dont certains qu’on connaissait déjà !), parce que forcément pour ceux qui ne connaissent pas la mythologie grecque… Ca lui permet d’étaler un peu plus son savoir.

Et j’ai oublié de vous parler du grand mystère : qu’y a-t-il en haut de la montagne, le Mont Olympe ? En 450 pages, nos chers amis, Michael Pinson, Raoul Razorback et les autres, auront en tout suivi 7 jours de cours, et essayé 7 nuits de suite de gravir la montagne. Mais c’est dur car d’abord, on a l’épreuve du chant des sirènes, ensuite le monstre à trois tête, et puis finalement Michael se fait rejeter comme un vulgaire étron de monstre marin… rien que pour cet épisode grotesque, ça vaut peut-être le coup de se taper les 450 pages…

Enfin, comment se termine le livre ? Oserai-je vous dévoiler la fin ? Oui, car il n’y en a pas. Vous vous souvenez des Thanatonautes ? Ca se finissait par une phrase du genre « Et derrière la montagne il y a … » Et bien cette fois on a droit à : « Serait-ce possible que ce soit… » Et voilà, suite au prochain tome. Et voilà, 450 pages qui n’ont servi à rien. Ca vous a sûrement alléché, car c’est bien fait, vous voulez connaître la suite et vous dépenserez encore 30 ou 60 euros. Bon, en l’empruntant à la bibliothèque et en ayant du temps à perdre dans le RER, ça peut aller. Après tout, j’avoue que si Bernard Werber a du succès, c’est qu’il y a peut-être une raison… donc suite au prochain épisode.

Un membre de QLTO vous a fait part de son opinion à propos de Nous les Dieux.
puce Retrouver QLTO


30/09/2005


Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :

puce L´arbre des possibles de Bernard Werber
puce Amélie Nothomb
puce Fred Vargas
puce La petite marchande de prose de Daniel Pennac
puce Des souris et des hommes de John Steinbeck

Commentaires

Poster un commentaire

Tout à fait d'accord avec toi. Ton article est très juste. Les Thanatonautes est vraiment un livre génial que je conseille. Mais l'Empire des Anges, la suite, ne casse pas trois pattes à un canard. Je vous conseille donc vivement la trilogie des fourmis (le tome 2 est chanmé), les Thanatonautes et c'est tout. Dommage que B. Werber soit devenu l'auteur marketing que tu décris. Il exploite toujours le même filon à présent.

25/05/2005 17:15:00 - Rémi

Parfaitement d'accord avec l'auteur de cet article ... l'écriture de B.W. est devenue décevante et lassante .... on s"ennuie à le lire .... Essayer plutot ASIMOV, CONNELY, .. styles differents mais prenants ...

25/05/2005 22:16:00 - LSG

Encore une fois, je suis d'accord avec cet article! Mais le "pseudo" deuxième tome du Père de nos pères, "l'Ultime secret", était aussi pas mal, en plus de ce décrits dans les commentaires précédents.

27/05/2005 16:57:00 - Laeti

Encore un écrivain qui sort d'ecole de commerce, et qui ressase toujours la meme chose, à tel point que ca fini par se voir. Mais n'es ce pas ça qu'on lui a enseigné dans son école, vendre, vendre, vendre, au dépend de ces plus grand lecteur... Vive le business

29/05/2005 19:31:00 - keeper

Non, pas une école de commerce, on pourrait le croire mais non. En fait si mes souvenirs sont exacts, il a tenté la fac de droit, mais il a ensuite bifurqué vers une école de journalisme. Il a écrit toute sa biographie sur son site officiel, que je vous invite à aller lire si vous êtes curieux de connaître son parcours.

30/05/2005 10:59:00 - Callie

Je le trouve très bon et je le trouve même meilleur que la trilogie des fourmis. Peser vos mots!!!!! il est excenlent un point c'est tout

07/06/2005 01:17:00 - bob

Argn

08/06/2005 21:16:00 - Bajouw

Je ne suis absolument pas daccord avec lauteur de cet article. Si il connaissait un tant soit peu lauteur, il verrait bien que déjà la moitié de ce quil dit est faux, et en plus que Bernard Werber a un message a faire passer avec ce livre. Le but de ce livre est de donner une critique originale de notre société actuelle, ou tout simplement de nous divertir, mais surement pas de gagner de largent. Si il voulait vraiment gagner de largent, il n'écrirait pas, et il ne passerait pas la plupart de son temps a faire des actions non-lucratives... Et puis B.W n'a que le succes qu'il mérite, il faut se rapeller qu'il a commencé à écrire à l'age de 16 ans, au rythme de 4h30 pour jour. Si en sachant ca on ne peut pas dire qu'il a bossé pour être reconnu, je voit pas de qui on pourrait le dire. Puis pour ceux qui disent qu'il exploite le même filon... je croit qu'ils ne comprennent pas bien le sens d'une "trilogie". Je croit que cest justement le but qu'il avait. Mais bon, tout le monde en pense ce qu'il veut. Mais il est bien connu qu'on gagne plus de notoriété à critiquer tout seul que de se ranger dans la foule de ceux qui aiment bien... a bon entendeur, salut !

12/06/2005 17:30:00 - junior

J'ai vraiment apprecié le livre Nous les dieux de Bernard Werber je l'ai trouver si passionant que je l'ai fini en moins d'une semaine. par contre j'attends la suite du livre, qui je l'espere sortira bientôt dans nos libréries. Pourvus que sa sortie ne soit pas retardé. Salut.

25/06/2005 14:44:00 - Teal'c

Quand on finit un livre en moins d'une semaine, ce n'est pas forcément parce qu'on le trouve un livre ... Perso je l'ai lu en 2 jours, 4 trajets en RER m'ont suffi et pourtant il ne m'a vraiment pas passionné. Même s'il distrait le lecteur, c'est loin d'être un chef d'oeuvre. Et forcément, plus c'est dilué et plus ça se lit vite... Merci Monsieur Werber de publier des livres jetables.

01/07/2005 13:31:00 - Vic

Mon commentaire n'est pas vraiment pour le livre, mais pour l'auteur de cet article. J'espere franchement que tu n'espere pas devenir journaliiste,ou si c'est le cas,tu as du chemin a faire. La premiere partiie est excellente: tu dis ce que tu penses, mais quand on fait le resume ( desoler pour les accents, je ne sais pas d'ou il sort ce clavier, mais il n'en a pas...) d'un roman, qu'on l'ai aimer ou non, et qu'on veut que les autres se fasse leur propre opinion dessus, on ne peut pas faire des commentaires aussi ironiques comme tu le fais!! Bon, pour le livre, tu as raison sur certains points, mais es-tu capable de faire la difference entre un livre completement nul et un autre qui en quelque sorte donne une lecon(lesson...!) de moral ?

30/07/2005 21:45:00 - Caroline

houla, que de haine. Je me considère comme un fervent lecteur, passant d'un style à l'autre suivant mes envies, et j'avoue que cette critique est réellement abusée. Certes Werber a un style plutôt simple, et l'on peut affirmer qu'il étale sa culture, mais il est le premier à l'avouer, il veut surtout partager, et personne ne peut nier qu'il est trés original. Je suis un passionné de ses livres, qui offrent de bons moments de détente et un réel dépaysement en plus de certaines réflexions sur notre condition, et je répète qu'une critique, même subjective, doit garder de la mesure. Que dire alors de vrais bouses littéraires?

23/08/2007 18:04:00 - jérôme

Accord complet sur la critique, d'autant que depuis les deux tomes suivants sont sortis et que la fin est à se pendre. Tout ça... pour ça. C'est nul, c'est inintéressant, ça tombe à plat. Mais qu'est-ce que ça a dû rapporter comme fric ! Quant aux critiques sur la critique, je me permets deux commentaires : l'auteur reconnaît, et elle a raison, que les Thanatonautes est un excellent bouquin - ce qui prouve qu'elle est parfaitement capable de faire la différence. J'ajouterai d'ailleurs que c'est cette différence de niveau avec la suite qui rend "l'Empire des Anges" et ses suites aussi décevants. Deuxièmement, cet article est destiné à rien d'autre qu'à faire partager une exepérience de lecture et à faire les commentaires que l'on a envie, ironiques ou non. Libres à vous de ne pas le lire. Et si j'avais suivi les conseils de l'auteur et m'étais arrêtée aux Thanatonautes, j'aurais gagné du temps pour lire des trucs moins nuls et me serais économisée la déception considérable de la fin (jusqu'au bout, j'ai espéré).

11/06/2008 12:20:00 - Shani

Et oui, comme le dit Shani, il y a beaucoup d'ironie dans cette critique, et son but est aussi de vous faire réagir, pour partager différents points de vue. Ceci dit si vous voulez tout savoir je respecte beaucoup Bernard Werber, pour ses autres ouvrages, et tout ce qu'il a accompli.

11/06/2008 13:33:00 - Emilie

Poster un commentaire


Edito

quand-lira-t-on/minilogo.jpg La rubrique Livres d'Esseclive et Quand lira-t-on? vous présente régulièrement de nouvelles lectures.

Envoyez-nous vos articles ou commentaires par e-mail ! N'hésitez pas à nous contacter pour partager vos impressions sur un livre ou une BD, ou sur la rubrique en général.

Partenaires

société générale