Thornytorinx, c’est le premier roman de Camille de Peretti, ESSEC 2002. Camille fait partie de ces femmes boulimiques-anorexiques...
Thornytorinx, c'est le premier roman de Camille de Peretti, ESSEC02. Thornytorinx, c'est un mot qu'elle a inventé : « Chez l'homme, série d'organes du système digestif qui se coordonnent pour concourir à un résultat pathologique ». C'est tout au fond de sa gorge qu'elle enfonce ses doigts, tous les jours, plusieurs fois par jour, pour se faire vomir. Camille fait partie de ces femmes boulimiques- anorexiques : quand elle n'ingurgite pas des tonnes de bouffe immédiatement rejetée, Camille surveille à la virgule près ce qu'elle mange, tableau de calories gravé dans sa mémoire. Grossir est sa hantise.
Camille est une littéraire brillante. Elle a fait hypokhâgne et khâgne. Elle a intégré l'ESSEC et fait partie de la promo 2002. Elle raconte sa semaine d'intégration, les soirées, les chopes, les cours dans lesquels elle ne trouve aucune stimulation intellectuelle. Camille raconte son apprentissage en banque d'affaires. Du gâchis. Elle s'ennuie. Elle raconte aussi son idylle avec Jade, un ESSEC, beau gosse et star du campus. Avec lui, elle vit une histoire d'amour enivrante mais qui ne répond pas à ses attentes : elle rêve du prince charmant. Car Camille se perd dans ses rêves. Elle rêve qu'elle est une princesse, elle en a le physique d'ailleurs. Elle soigne son look et son attitude. Mais la réalité est aux antipodes : « Vomir, toujours vomir, toujours. Ne pas penser, surtout, ne pas se poser de questions, attendre, subir avec une douloureuse conscience du temps qui passe qu'on est en train de tout rater. Moi qui avais toujours tout si bien réussi. » Le roman défile, le lecteur perçoit la souffrance physique et psychique de la boulimique tant le symptôme est décrit précisément : ce qu'il faut manger, comment s'y prendre pour vomir, sans faire de bruit, quel que soit l'endroit et l'heure de la journée ou de la nuit.
On comprend que le symptôme de Camille cache autre chose. Mais quoi ? Camille décrit sans s'attarder (et c'est dommage) ses problèmes relationnels avec les autres et son manque de confiance en elle: « je ne suis pas très sociable et le seul moyen que j'aie jamais trouvé pour me donner une contenance en milieu hostile est de m'allumer une cigarette ou de vérifier si j'ai des messages sur mon téléphone portable. » Son narcissisme aussi : « j'adore savoir que je suis le centre des attentions (…) je ne supporte pas que l'on puisse penser que je n'ai pas d'amis. » Sa relation fusionnelle avec sa mère : « Trop d'amour, peut-être, trop d'espoirs rassemblés sur la tête d'une seule enfant. (...) Une mère tyrannique et merveilleuse. Une mère qui pardonnerait tout à ses enfants pour mieux les culpabiliser. Impossible de lâcher cette mère là. »
La guérison ? Camille en parle un peu, confusément. Entre les anti-dépresseurs et son coup de foudre pour César, quel remède transitoire lui a permis de se sentir mieux dans sa peau ? On peut se le demander. Et puis il y a ce constat lucide d'un symptôme qu'elle finit par assumer : « je suis une personne normale et vomir est un mode d'expression comme les autres. (…) Aujourd'hui, je vomis (…) encore et toujours mais je ne suis pas triste, et je ne suis pas une victime. » Accepter son symptôme parce qu'il n'est que l'extériorisation d'un mal-être plus profond.
THORNYTORINX de Camille de Peretti aux éditions Beldond.15€.
25/04/2006
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Ce n'est qu'un détail mais...
« je ne suis pas très sociable et le seul moyen que j’aie jamais trouvé pour me donner une contenance en milieu hostile est de m’allumer une cigarette ou de vérifier si j’ai des messages sur mon téléphone portable. »
Hum... un passage qui aurait pu être écrit par nombre d'entre nous...
Le but d'une critique c'est pas de parler de la forme aussi ? En l'occurrence, j'ai trouve que le style etait assez peu interessant, tres scolaire (comme quoi la khagne ne fait pas forcement l'ecrivain). Sinon sur le fond, 1. on a quand meme un peu du mal a defaire l'auteur de l'image d'enfant gatee avec des problemes d'enfant gatee qu'elle donne d'elle-meme, d'ou une difficulte certaine a la prendre en pitie, et on doute un peu qu'elle soit sortie du conte de fee a la fin (son prince charmant) ; peut-etre que le roman aurait ete plus interessant si elle l'avait ecrit dans quelques annees avec un peu plus de recul 2. d'enormes conneries sur le Japon, la plus belle : les japonais disent oui en tournant la tete lateralement et non en la tournant verticalement. He Camille t'y as vraiment foutu les pieds au Japon ??! 3. j'avais jamais remarque que Jade (ceux qui le connaisse l'auront reconnu) avait un cul d'africaine
Un témoignage intéressant sur une maladie qui, j'en suis sûre, touche bon nombre d'étudiantes de notre école ou d'autres grandes écoles.
Le style dans lequel le livre est écrit est certes très basique, mais au moins il permet non seulement une lecture extrêmement rapide mais surtout d'aller à l'essentiel. C'est une maladie brutale et barbare; le style abrupt et simple de Camille de Peretti est assez percutant selon moi et il décrit bien son enfer quotidien.
J'ai lu ce livre sur le conseil d'une amie d'enfance qui souffre d'anorexie-boulimie et qui m'a révélé il ya quelques mois qu'elle vivait cet enfer. Elle m'a certifié qu'elle se reconnaissait totalement dans cette description et que ça me permettrait de comprendre ce qu'elle ressentait. (je ne comprenais pas comment on pouvait se faire vomir ainsi)
Donc si vous avez une heure, lisez ce livre et vous comprendrez peut-être le comportement spécial de certains de vos proches!!
Un livre affligeant, un style déplorable... Camille de Peretti prend ici un sujet sensible et le traite avec un nombrilisme insensé. Au lieu de tacher de comprendre et de communiquer un message, cet auteur raté parle d'elle (parfois a la 3ème personne) et encore d'elle. A éviter pour ne pas encourager ce type d'initiative.
Ici, pas de critiques aussi pointues que certains ont voulu donner. ce livre n'est pas une oeuvre impérissable par son style novateur. Je suis nulle en littérature, et je m'en tape assez, pour tout dire, après avoir lu Camille. Comme elle, ce qui justifie sans doute mon parti pris, je souffre de troubles alimentaires profonds, d'un besoin d'affection sans bornes, d'un idéal de vie que j'aimerais voir concrétisé, mais qui ne le sera jamais. ce bouquin, j'aurais pu l'écrire, moi, et ce qui compte finalement, c'est qu'elle l'ait fait, elle, pour elle-même et aussi pour toutes celles - et ceux, il existe des hommes anorexiques! - qui, en france et ailleurs, consomment ce divorce monstrueux opéré entre leur esprit et leur corps. Ce trouble à lui seul résume l'absurdité de la condition humaine: des âmes qui tendent vers l'absolu, des âmes de princesses et de rois qui rêvent d'un royaume des cieux, et qui pour ça, sacrifient leur corps, chose vile et basse, animalité qu'on refoule, et, comble de l'ironie, ceci provoque en nous la mort de notre esprit humain, notre essence résidant dans cette dualité... C'est "nombriliste", et alors? Qui aujourd'hui peut dire que le plus important, c'est l'autre? On nous enseigne le contraire! Pas d'hypocrisie... Avant de parler de l'autre, il faut parler de soi, c'est une étape capitale... Ceux qui ne savent pas commniquer avec eux, ce sont eux les asociaux. Camille, si tu lis ce message, sois rassurée: tu parles très bien avec toi-même, ce qui sans doute fut un pas vers l'autre, sans aucun doute même. Et ce livre fut une thérapie pour moi: chaque ligne, chaque impression balancée à ma figure, avec une violence dingue, c'était un pas de plus vers MA guérison. Ce livre est un cadeau fait au travail individuel. Merci mille fois, je donnerais tout pour te rencontrer, pour voir une autre de mes soeurs de souffrance...
Au moment même où j'écris ce mail, je suis en train de vomir. Cela fait un moment que je veux lire ce livre mais je ne sais pour quelles raisons, je n'ai pas encore franchi le pas. Peut-être par refus de cette maladie qui, soit dit en passant me hante chaque jour un peu plus. Comme tous, je présume, au début c'est une fois de temps en temps, ensuite tous les jours et puis l'heure de la dépendance sonne quand cela devient toute la journée. A part mes amis proches, peu de personnes comprennent que cela puisse devenir une dépendance, c'est une drogue et moi je ne sais pas comment me sortir de ces périodes d'anorexie et de boulimie. Cela dit, après avoir lu vos comments, dès que je finis ma crise, je sors acheter le bouquin!
Alors, comme je l'ai écrit la dernière fois, j'ai donc acheté son livre. J'en suis à la moitié. Oui, il faut avouer que ce n'est pas de la littérature soutenue mais en même temps, nul besoin et je trouverais ça hors propos de faire compliqué quand il s'agit de parler de soi face à une maladie qui est loin d'être poétique! Car, pour ceux et celles qui la vivent, trouvez-vous que de s'enfoncer les doigts profondément dans la gorge soit élégant!!! Et quant à la remarque de l'emploi à la troisième personne, c'est simple à comprendre, ce n'est pas de la mégalomanie ou du narcissisme mais plutôt sa façon à elle d'essayer de comprendre comment elle en est arrivée là. Enfin, je ne sais pas si cela va m'aider à guérir, mais le 1er rdv chez le psy est fait! Pour finir, je suis entièrement d'accord avec le comment de Raphaelle
Le but ce bouquin n'était sans doute pas de révolutionner la littérature contemporaine du point de vue stylistique.
Par contre, etant moi-même atteinte de TCA, je iens à dire que le livre de Camille est formidable. Elle se met completement à nue. Elle décrit des scènes que seul(e)s nous, qui nous retrouvons malheureusement la tete dans les toilettes , histoire de nous soulager de nos manques , de nos angoisses de ne pas réussir,de ne pas atteindre nos buts, de notre peur de ne pas être aimé , considéré , et j'en passe.
Et même si la couv peut paraitre un peu abjecte, non elle ne l'est pas.
Elle reflete la réalité, tt simplement.
Et je souhaite seulement que les non malades (car oui, c'est une maladie, et pas seulement un caprice de gosse qui focalise sur son poids) lise Camille de Peretti, et comprennent.
Ensuite........ à nous de jouer.
Un livre d'une franchise poignante et qui cependant témoigne de la vérité....Moi-même prise dans ce tourbillon horrible et si indispensable pour vivre je me retrouve dans ce témoignage d'un courageux sens critique...
Comment s'en sortir?voulons nous vraiment en sortir?mais comment alors?
Dur de ne pas replonger, de résister a ce cocon de protection qu'on se crée autour de cette "manière " de vivre et surtout de se rassurer..
Merci pour ce témoignage poignant et si vrai.une fille touchée.
je viens visiter cette page sur les conseils d'une amie à qui j'ai parler de ma maladie et qui m'a conseillé ce livre. Je dois dire que j'aimerais beaucoup le lire car je souffre actuellement de boulimie anorexie depuis quelques mois déjà et ma vie est devenu un enfer ... malaise sur malaise , crise sur crise...une réelle dependance comme disait Claire plus haut.
Je cherche tous les moyens possibles pour m'en sortir mais je ne souhaite pas en parler à mes parents, en effet je n'est que 15ans et je me vois mal parler de ça à mes parents. Pour ceux qui souffrent de ce mal je dois leur conseiller d'en parler a differentes personnes autour d'elle pour pouvoir sa faire aider au maximum. Il n'y à que parle dialogue et la volonté qu'on s'en sort. Voila pour finir merci à tous ceux qui m'aident dans ma demarche de guerrison .
j'ai lu ce livre dès qu'il est sorti.Souffrant moi meme de boulimie anorexie,je trouve qu'il n'y a pas assez de temoignages sur cette maladie.Concernant Thornytorinx,je suis partagée.Il est vrai qu'on puisse etre agacé par son insistance sur "je suis une princesse,c'est tellement dur d'etre parfaite...tellement dur d'etre dans une école prestigieuse...tellement dur d'etre trop aimée par sa mere...d'etre jolie,de voyager.."ça m'a quelque peu énervée,et j'ai lu d'autre temoignages beaucoup plus humbles.Ceci dit,il faut un courage hors du commun pour le faire,et pour decrire comme elle l'a fait,sans rien gommer,sans embellir une maladie qui tient du cauchemar quotidien.On peut donc passer sur un certain narcissisme maladroit,quand on prend en compte sa demarche,pour elle meme et pour les autres.Entre parenthèse:ceux qui decrivent ce livre comme "affligeant" et "deplorable",ne connaissent visiblement pas la détresse qu'engendre cette terrible maladie,et n'ont apparemment pas eu de proches atteinds.Avant de mepriser le recit de Camille,il conviendrait de lui attribuer au moins le mérite d'avoir fait preuve d'une vraie force de caractère en se devoilant a ce point là:personnellement,j'en serais incapable. lola
Je suis en traind e lire ce livre pour la deuxième fois.
Je suis d'accord sur le fait que ce n'est pas de la grande littérature, mais les gens atteints de TCA auront l'honêteté de dire que c'est très courageux de sa part. AU cours de tout le livre presque je me suis retrouvée en elle, et pas seulement à cause de mon prénom ou de mon nom, ou même de mon parcours, mais simplement par les épreuvres qu'elle traverse.
Ce livre est boulversant, vraiment touchant, et il met vraiment les gens devantle cuvette des toilettes à notre place.
Vous qui ne vomissez pas, pouvez-vous vous rendre compte de ce que c'est d'être prise d'une folie incontrôlable et de se réveiller les yeux explosés, les doigts puant le vomi?? Eh bien je pense que le livre est juste en ce sens là. Et si vous ne l'aimez pas, c'est aussi peut-être parce que vous ne comprenez pas...
Je ne pense pas que le but de Camille eut été d'épater la galerie avec une écriture royale.
contrairement a beaucoup j'ai adoré ce livre ! il m'a vraimentfait me rendre compte de cette maladie ! je n'imaginais pas tout les détails de cette manière là ! j'ai vraiment adoré et je le conseil a tout le monde! bonne lecture !
merci Camille , je ne suis pas anorexique boulimique je n'ai pas de problèmes de ce genre mais mon professeur ma conseiller de lire ce livre pour le présenter a tout ma classe .et je vais essayer de le faire du mieux que je peux car il est si bien que je ne voudrais pas gâcher aux autre cette fantastique lecture .Je te le dis franchement j'ai lu ce livre car une amie a passer 5 mois à l'hôpital pour anorexie ( elle a 15ans elle faisait 27 kilo pour 1 m60 ) elle en a souffert et tout son entourage aussi. Je voulais savoir ce qu’il c’était passer dans sa tête et ce roman ma permis de m'imaginer un peu ce qu'elle a souffert. J’espère te rencontrer un jour par l'intermédiaire de mon collège qui propose au écrivains de nous rencontrer pour nous parler de notre premier roman... merci encor Camille et même si vous n'avez pas ces problèmes là lisez le vous en serez pas du tout déçu surtout que " j'ai dévorer " ce livre ce qu'il m'était jamais arriver. Bravo encore et bonne chance a toi et a tous ceux qui souffrent de cette maladie...
Bonjour a tous ceux qui passent sur ce forum et naturellement a l'ecrivaine!
Et bien , j souffre de Tca(quel nom affreux pour resumer cette maladie) depuis bientot 2ans et c'est vrai que je me suis entierement reconnue dans ce livre: rapports tres fusionnels a la mere, la table des calories(moi jla regarde sur le web!!), le lait bu pour faciliter le "processus" , le surnom de princesse ...et puis surtout l'impossibilité de nommer ce mal . Mes troubles ont commencé quelques mois avant que je rencontre mon fiancé , mais tres vite on en a parlé mais il m'ets toujours impossible de poser un nom sur cela , et lui egalement ne se le permet pas....
En fait, ce livre je l'ai acheté pour moi car g vraiment été tres touchée par ton intervention dans ONPP et aussi pour mon copain afin que meme avec de la pudeur il puisse comprendre ce mal qui ronge...
Encore mille mercis et puis bonnes fetes de fins d'année (la pire des periodes pour nous autres)...
Je suis riche, belle, tout le monde m'aime, mais je souffre...
AH AH AH
Est-ce que l'on décèle au moins d'où vient cette souffrance?
13/01/2006 18:31:00 -
Minable. Vive la jeunesse. Pauvres petites bêtes. Zarathoustra se retourne dans sa tombe.
21/01/2006 01:49:00 -
"répéter inlassablement la danse des heures qui passainent si lentement entre mes rêves de princesse évanouis et des chiffres à plusieurs décimals s'étendant à perte de vue.Vomir, toujours vomir,toujours. Ne pas penser surtout, ne pas se poser de questions, attendre, subir avec une douloureuse conscience du temps qui passe qu'on est en train de tout rater. Moi qui avais toujours si bien réussi."
bon livre: sujet délicat , méconnu a moins de le vivre...camille de peretti aborde le sujet sans tabou avec ses mots, un récit touchant qui m'a permi de découvrir cette maladie, son enfer, son cercle vicieux.........bravo camille!
je crois que toutes les filles qui ont lu ce livre et qui comprennent ce qu'elle vit sont d'accord pour dire que ce n'est pas de la grande littérature... mais je crois que quand on arrive au bout de ce livre en larmes, s'étant reconnue dans chacune des phrases, même si l'on est pas une princesse ou que l'on a jamais mis les pieds au Japon, alors ce n'est plus le style qui compte, ni même les mots. juste de se dire que quelqu'un d'autre vit ça, oui, bien sûr, on le savait qu'on était pas la seule, mais là on n'est pas chez delarue, c'est pas du voyeurisme pathétique mais seulement un témoignage, qui raconte avec des mots simples et cruels des choses simples et cruelles que l'on vit tous les jours . pourtant, ça ne résoud rien de savoir qu'on n'est pas la seule à survivre dans cet enfer, et même si en fermant le livre on se dit plus jamais ça, on recommence. toujours. vous pouvez bien mépriser le style, le sujet ou même l'auteur, vous qui ne comprenez pas. mais si elle a pu faire naître dans l'esprit des quelques désespérées chroniques dont je fais partie l'espoir d'un jour s'en sortir, alors peut être qu'elle a simplement atteint son but...
10/02/2006 01:04:00 -
Bon, et bien alors très bien. Très très bien. Ce n'et pas de la littérature, nous sommes d'accord. C'est un témoignage, et qui vaut donc en tant que témoignage sur des troubles de la santé. Et voilà. Je propose donc d'enlever immédiatement ce titre de la rubrique "Littérature Contemporaine", ce sera donner un peu plus de dignité à tout ça.
Merci
C'est un roman, et qu'il plaise ou non c'est de la littérature quand même.
06/08/2006 13:08:00 -
Camille, une personne étonnante qui décrit avec une grande lucidité et sincérité, la souffrance immense de cette maladie du silence...
Je dis bravo.. oui, car elle porte là un témoignage incroyable et réel de cet oubli de soi ... cet oubli qui mène petit à petit mais plus rapidement que les "autres" vers la mort .. une descente aux enfers...
C'est là un "beau" témoignage qu'elle adresse à tous, concernés de loin ou de près, ou non concernés... un vrai témoignage qui apportera sans doute, et je l'espère, une grande aide - un secours - à beaucoup de femmes qui s'y reconnaitront, comprendront qu'elles ne sont pas les seules... et peut etre assumeront pour guérir et prendre en charge ce mal qui les ronge ... ce mal qui n'est pas une honte mais une vraie pathologie à prendre au sérieux et qui mérite toutes les attentions pour la cerner, la réduire au maximum et s'en sortir.... autant que possible.
Quoi de mieux alors qu'un tel témoignage .. Elle qui connait la maladie et la met à jour comme elle l'Est... aussi ignoble et perverse soit-elle.. Camille : merci pour toutes celles qui liront et peut être réagiront face a la peur véhiculée par la lecture de leur propre "démon"....
31/01/2007 13:49:00 -
Moi même ayant été ( et toujours ) anorexique ) boulimique, je cherchais des livres un peu dans ce style pour pouvoir aller les louer a la bibliotheque il y a deux ans, et je suis tombée sur Camille de Peretti. Je me suis dis qu'avec un nom pareil, ca ne pouvait qu'être qu'un écrivain lointain, mais bon, je suis quand même allée voir à la bibli. et évidemment il n'y était guère. Un mois plus tard, je passe a la foire du livre avec ma classe, et la qu'est ce que je vois sur un étalage? ' Thornotorinx ', autant vous dire que mon coeur a fait un bon. Je l'ai directement acheté. 10 minutes plus tard.. ' camille de Peretti ', en face de moi. On a un peu parlé de cette maladie, et m'a signé son livre. En la quittant j'avais bien évidemment les larmes aux yeux. Et a partir de ce moment là, nous communiquons par lettre et e-mail. Cette année, j'ai manqué la foire du livre, et ai vu une semaine après, qu'elle me demandait de venir la voir a Bruxelles. Il va me faloir une semaine pour oublier cette incident. Enfin soit...
Tout ça pour dire que, pour moi Camille est une personne fantastique, aussi bien à l'écrit, que le personnage qu'elle incarne. Et je ne suis pas d'accord avec vous... je trouve qu'elle fait preuve ( pas d'une grande je vous l'accorde ) de littérature. Je trouve que les mots quelle choisit sont corrects, et une phrase pareil « Vomir, toujours vomir, toujours. Ne pas penser, surtout, ne pas se poser de questions, attendre, subir avec une douloureuse conscience du temps qui passe qu'on est en train de tout rater. Moi qui avais toujours tout si bien réussi. » , je l'a trouve fantastique. Enfin voilà vous savez mon point de vue...
Et je suis d'accord, les gens qui ne possède pas cette maladie n'ont pas a critiquer ce livre, car il n'en connaisse pas les conséquences sur notre morale ou encore physique...
Bravo à Camille ...
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Le roman de l'été
Pontoise est une ville d'art et d'histoire. Son château, sa cathédrale, son carmel, ses souterrains... De nombreux trésors peuvent y être visités.
Lars Christiansen, citoyen danois expatrié dans le Vexin français, pense avoir fait une découverte supplémentaire sur le passé de la ville: et si Pontoise, si prospère au Moyen-âge, abritait aujourd'hui encore le secret de la fortune de Nicolas Flamel, le plus célebre des alchimistes, natif de la ville?
La théorie peut sembler farfelue, mais Lars s'emploie à la démontrer. Aussi, quand celui-ci est brutalement assassiné, le commissaire de Cergy engage son enquête sur un terrain glissant, où fouiller dans l'ésotérisme du quatorzième siècle est peut-être la piste la plus sensée pour remonter jusqu'au criminel...
Ce n'est qu'un détail mais... « je ne suis pas très sociable et le seul moyen que j’aie jamais trouvé pour me donner une contenance en milieu hostile est de m’allumer une cigarette ou de vérifier si j’ai des messages sur mon téléphone portable. » Hum... un passage qui aurait pu être écrit par nombre d'entre nous...
07/03/2005 16:07:00 - Lafille