Trainspotting d'Irving Welsh
le 24/04/2003 - par Axe Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Si vous avez aimé le film, le bouquin va vous faire jouir.
Après Minority Report, et toujours dans la série des livres-qui-ont-été-adaptés-au-cinéma-et-qu'on-lit-plus-depuis, il y a Trainspotting, d'Irving Welsh. Si vous avez aimé le film, le bouquin va vous faire jouir. D'abord, il est plus long à lire que le film à voir : on passe donc plus de temps dans l'Edimbourgh des junks et des glandeurs. Ensuite, là où le film doit opérer une sélection des personnages et des anecdotes (faut bien que le spectateur reconnaisse qui est qui), le livre fourmille de personnages qui racontent leur tranche de vie et leur manière de voir Edimbourgh, la drogue, le sexe, l'amour qui parfois surgit comme une fleur de fumier. Du château d'Edina aux (d)ébats sexuels, entre le dernier fix et les bagarres avec aiguilles à tricoter, des blagues machistes aux sevrages douloureux, c'est souvent vulgaire, mais surtout plus violent que le film. Paradoxalement, les mots ont beaucoup plus de portée que les images, surtout quand la langue est aussi pleine de vie qu'elle l'est sous la plume d'Irving Welsh. Welsh qui d'ailleurs exploite toutes les facettes du langage en changeant constamment de point de vue narratif : on est souvent dans la peau de Renton, parfois dans celle de Begbie, le psychopathe, ou d'un personnage moins mis en avant par le film. Tour à tour violent, subversif, glauque, comique, ce bouquin est tout simplement génial.
La phrase du livre : « Ma théorie : ce mec croit qu'une érection sert à pisser par-dessus des murs trop élevés. »
QLTO vous fait part de son enthousiasme pour Trainspotting
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