De petits nouvelles de science-fiction qui décrivent la destinée de la Terre entre l'année 2030 et l'année 2057, et notamment la conquête de Mars.
Si Ray Bradbury s'est surtout illustré en tant qu'auteur de Fahrenheit 451, ses Chroniques martiennes restent une autre pièce majeure de son ouvre et ne manquent pas d'intérêt ! Ce sont de petits nouvelles de science-fiction, écrites à la fin des années 40 et réunies plus tard en un seul roman, qui décrivent la destinée de la Terre entre l'année 2030 et l'année 2057, et notamment la conquête de Mars.
A travers des récits écrits dans un style très métaphorique, l'auteur relate la découverte de la planète Mars, l'élimination des martiens par les humains, la colonisation de la planète par les terriens, et enfin sa désertion.
Ces courts épisodes sont souvent pessimistes, mais ils forment un miroir très juste de ce que la Terre aurait pu, ou pourrait encore devenir, si la tendance des contemporains de Bradbury avait continué dans les années suivantes : la course au nucléaire, la menace d'une guerre atomique et de la destruction de la Terre par la folie des hommes, les découvertes spatiales permettant de s'échapper vers un monde nouveau (« la nouvelle frontière » de JFK), les problèmes des minorités noires aux Etats-Unis, le totalitarisme menaçant les libertés individuelles.
C'est ainsi qu'au travers de ses 28 chapitres, Bradbury fait le tour de tous les problèmes de l'Amérique de son époque, en les transposant dans un nouveau monde. Mais il ne fait pas que cela. Il décrit avec beaucoup d'imagination et de poésie un monde extraterrestre peuplé d'êtres à la peau sombre, aux yeux d'or, télépathes, parfois purs esprits sans réalité corporelle, qui ont jadis formé une grande civilisation avec leur architecture solide et magnifique et leurs machines complexes. Imaginez l' accueil que peuvent réserver ces êtres supérieurs aux astronautes américains : d'abord ils les prennent pour des fous, puis pour des envahisseurs. Mais les Martiens ne réussiront pas à chasser les terriens, et sans vraiment le vouloir, les humains vont décimer une grande partie du peuple de Mars.
Une fois Mars nettoyée de la plupart de ses habitants, voilà les Terriens qui s'y installent, avec tout ce que la colonisation peut apporter de bon et surtout de mauvais : d'abord ce sont les vrais pionniers, les chercheurs, les archéologues qui viennent découvrir un monde extraordinaire ; puis arrivent ceux qui veulent fuir une Terre devenue hostile (trop de réglementation, peu de liberté, livres brûlés, menace de la guerre), les utopistes qui voient là l'occasion unique de recréer une Terre idéale. Puis arrivent tous les autres : les noirs fuyant l'esclavage, les prêtres qui veulent convertir les martiens à Dieu pour les sauver de leurs péchés, ou les marchands de hot-dog qui viennent chercher fortune. Et voilà le schéma terrien qui se répète : les blancs maltraitant les noirs ou les inspecteurs de l'Ambiance Morale installant la répression.
La seule critique que je pourrais formuler vis à vis de ce livre, c'est peut-être le manque de diversité des origines des terriens expatriés : Bradbury ne met en scène que des américains ! Lui-même dit au chapitre intitulé « Le rivage » : « Les seconds émigrants auraient dû venir d'autres pays, avec d'autres accents et d'autres idées. Mais les fusées étaient américaines, les hommes étaient américains, et les choses en restèrent là, tandis que l'Europe, l'Asie, l'Amérique du Sud, l'Australie et les îles regardaient les chandelles romaines partir sans eux. Le reste du monde était plongé dans la guerre ou des pensées de guerre.»
Bien-sûr, l'auteur est américain, et s'il a une imagination foisonnante, elle reste quand même très centrée sur les Etats-Unis. Et pour un français, il est toujours difficile de voir combien les Etats-Unis sont souvent le centre du monde !... Les villes Martiennes s'appellent New New York, les colons ont pour noms Sam Parkhill, ou Hathaway. Et on retrouve tout le cliché de l'américain du temps de la conquête de l'ouest, avec son arme toujours prête à être dégainée contre l'ennemi (martiens et autres terriens).
Mais je suis sûre qu'à leur place, tous les peuples conquérants auraient réagi strictement de la même façon, parce que cela a déjà été le cas de très nombreuses fois dans le passé de la part de peuples de toutes origines, et que malgré nos fusées, nous n'avons peut-être pas autant évolué que nous voulons nous le faire croire. Et en ce sens, la critique de Bradbury n'a pas besoin d'être multiculturelle pour toucher un large public. Ses petites chroniques martiennes restent un délice de poésie, de symboles et de réflexion. A découvrir absolument pour tous les fans de science-fiction et pour tous ceux qui aiment les critiques mordantes d'un auteur qui reste toujours d'actualité !
S'étalant sur une trentaine d'année les nouvelles qui forment ce recueil proposent de raconter la colonisation de Mars pas l'homme. Bien que conceptuel ce roman visionnaire est une référence de la sf. Et pour cause avec ironie, mélancolie, mysticisme parfois, cet écrivain sait passer de la critique de société aux délices nostalgiques de l'enfance avec un style incomparable et une grande intelligence.
Inutile de dire que j'adore cet auteur.
Bien que son autre roman le plus connut soit Farenheit 451(évoquant le macArthisme, ce sénateur américain connut pour sa grande chasse aux "sorciéres"; des thémes qui hélas restent actuels) il ne faut pas négliger ses recueils de nouvelles ainsi que le roman "la foire des ténébres" qui sont autant de bijoux à avoir dans sa bibliothéque.
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Lars Christiansen, citoyen danois expatrié dans le Vexin français, pense avoir fait une découverte supplémentaire sur le passé de la ville: et si Pontoise, si prospère au Moyen-âge, abritait aujourd'hui encore le secret de la fortune de Nicolas Flamel, le plus célebre des alchimistes, natif de la ville?
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beau commentaire qui donne envie de decouvrir le livre et l'auteur.. et se laisser emporter sur mars avec les colons..
28/04/2005 22:05:00 - lavande