Elle est son idéal, sa muse et elle fait le lien entre l'écriture et le monde réel. Condensées dans ce petit livre très court, les lettres de Philip K. Dick nous livrent une réflexion sur la vision de son monde et de ses romans.
Ce livre n'est pas une histoire de science-fiction comme les autres romans de P.K. Dick. Il s'agit d'une succession de lettres écrites à sa mère, à ses amis ou à des femmes qui nous permettent d'en apprendre plus sur cet auteur hors normes. Un écrivain de SF génial mais un peu fou, vivant aux Etats-Unis dans les années 70 au beau milieu de la guerre froide et du mouvement hippie, de la drogue et de la violence urbaine. Il est dépressif, changeant, généreux et complètement paumé. Au final il nous livre un fabuleux témoignage des années 70, et une vraie réflexion sur son processus de création littéraire, plus qu'un étalage de sa vie amoureuse.
La "Fille aux cheveux noirs" dont PK Dick tomba amoureux en 1972 avait 20 ans, alors qu'il en avait 45. C'était une étudiante paumée fan de ses romans, alors qu'il se trouvait en hôpital psychiatrique à Vancouver. Elle était selon PK Dick LA fille qu'il avait attendue si longtemps. Ainsi, les lettres se focalisent sur son rapport aux femmes. Les remarques de son ami écrivain Norman Spinrad en préface sont très justes et introduisent bien le recueil, puis on se rend compte par soi-même que Dick était un écrivain un peu dérangé qui se faisait facilement avoir par les femmes. Dans chacune, il voit un idéal, dans la beauté des longs cheveux noirs. Il idéalise chaque femme comme étant sa muse, il la voit non pas telle qu'elle est mais telle qu'il voudrait qu'elle soit. Toutes les femmes sont une, les unes après les autres se rapprochant de la perfection qu'il cherche, et il est en quête de l'absolu. Son monde intérieur est défini par ces jeunes filles aux cheveux noirs qu'il aime tant, et elles sont le seul élément qui le relie au monde extérieur.
Au final, un livre très intéressant, car le lecteur voit se développer au fur et à mesure de ces lettres parfois décousues et contradictoires, le génie d'un écrivain d'une époque troublée. Plus vivant qu'une simple autobiographie de part la structure épistolaire, La fille aux cheveux noirs nous permet de mieux appréhender la vie du romancier, et de mieux comprendre ses romans. Et si vous ne les avez pas encore lus, vous aurez terriblement envie de lire Blade Runner (tellement différent du film) ou Le maître du haut château (une histoire de SF qui imagine un futur parallèle en partant du postulat que les allemands et les japonais ont gagné la 2nde guerre mondiale).
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Pontoise est une ville d'art et d'histoire. Son château, sa cathédrale, son carmel, ses souterrains... De nombreux trésors peuvent y être visités.
Lars Christiansen, citoyen danois expatrié dans le Vexin français, pense avoir fait une découverte supplémentaire sur le passé de la ville: et si Pontoise, si prospère au Moyen-âge, abritait aujourd'hui encore le secret de la fortune de Nicolas Flamel, le plus célebre des alchimistes, natif de la ville?
La théorie peut sembler farfelue, mais Lars s'emploie à la démontrer. Aussi, quand celui-ci est brutalement assassiné, le commissaire de Cergy engage son enquête sur un terrain glissant, où fouiller dans l'ésotérisme du quatorzième siècle est peut-être la piste la plus sensée pour remonter jusqu'au criminel...