C'est la crise !
le 08/12/2008 - par Clémentine S Il y a 4 commentaires. Réagissez vous aussi !Cet article égocentrique des plus superficiels n'a strictement rien à voir avec la Crise Financière, l'épidémie de choléra ou les émeutes en Grèce.
(C'est juste que j'aime bien dire C'est la crise avec un air sérieux et condescendant de débats de comptoir digne du célèbre « ah bah ça, tu sais, depuis le 11 septembre.. » approprié à à peu près tous types de problématiques.)
Il parait que l'écriture libère des souffrances et frustrations, voici donc un petit billet sur la mort subite et inattendue de William Shakespeare, mon lapin nain, décédé en 1994. Dieu ait son âme.
Tout le monde a connu un jour comme j'en ai connu un il y a peu. Tu te réveilles dans ton pyjama en pilou pilou dans lequel tu as un air certain de ressemblance avec Mister Bean et tu regardes ton dressing, désespérée, sans vraiment le regarder, un peu comme quand tu cherches la moutarde dans le placard sans vraiment la chercher.
(je me suis résignée à ne pas écrire sur la tragique mort de Sir Shakespeare, car peu convaincue que ce sujet interesse vraiment mes 5 millions de fidèles lecteurs)
Tu finis par revenir à toi-même et analyser plus sérieusement ton dressing. Comme tout le monde (gent masculine exclue, je sais pas comment elle fait), tu as plusieurs catégorie de vêtements :
les fringues que tu as trop mises et que tu n'as plus envie de mettre même si elles te vont à ravir,
les fringues difficiles à porter que tu mets tout le temps de la même façon (e.g. cette petite salopette qui ne va bien que avec tel débardeur et tel paire de botte),
les fringues que tu adores, que tu essayes juste pour le plaisir de te voir dedans, que tu as une envie folle de mettre mais qui - admettons le- ne sont absolument pas de circonstances (cette robe achetée pour le mariage du cousin de ta cousine, la combishort de cet été et autres habits que tu ne remettras qu'une fois par an si toutefois tu n'as pas grandi/grossi/décidé d'adopter un look néotransmétal)
les fringues que tu as achetées bêtement (mais siiii je trouverai un string qui fera pas de marques en dessous, mais nooon il ne me fait pas un gros cul, mais siii même rentrée d'Egypte ça fera cool d'avoir un T-shirt I LOVE RAMSES II), et que tu n'as jamais mises. Catégorie apparentable aux habits que tu as mis une fois et qui t'ont valu de bonnes blagues humiliantes par tes amis, ainsi qu'aux fringues « de toutes façons si ça me va pas je le rendrai » que tu ne rends finalement jamais, c'est-à-dire ces fringues que tu n'as concrètement jamais portées et qui auraient leur place dans une benne d' Emaüs avec le pantalon aux dessins chinois que ta marraine t'offre à chaque anniversaire depuis que tu lui as dit en quatrième que tu rêvais d'en avoir un,
les habits idiots, dernier du classement. Ceux qui sont monstrueux mais sentimentalement primordiaux (les culottes informes lot-de-trois Etam achetées en troisième (ou ton premier string Snoopy H&M, c'est pareil), ton pyjama en pilou pilou dans lequel tu as un air certain de ressemblance avec Mister Bean, mais tellement confortable.
Le constat tombe donc fatalement : tu n'as rien à te mettre. Tu te sens moche et hasbeen dans n'importe quoi, tu en as marre de t'habiller toujours pareil, tu essayes une nouvelle façon absurde de t'habiller (et si je relançais la mode de la superposition ?) : tu dois faire du shopping, et vite. Très vite.
Mais ton compte en banque d'étudiante dont la priorité reste les sorties livres et l'abonnement à la bibliothèque, ne te le permet pas.
Comme une idiote, tu te dis que faire du lèche vitrine, marquer des pages de ton Glamour et regarder des émissions de relooking débilisantes sur M6 (toi avant : faisant la tronche avec une posture de bossu de Notre Dame, Toi après : souriante, maquillée et rentrant le ventre) te remontera le moral.
La frustration devient pire. Une frustration débile inexplicable. Cette même frustration qui survient quand tu as pris un Mac Do à emporter et que tu réalises une fois chez toi que cette pétasse de caissière a oublié la sauce barbeuk pour les nuggets, la frustration ressentie à son apogée quand tu te fais des croustibats et qu'une fois qu'ils sont dorés à point tu réalises que tu n'as plus de citron, la frustration d'avoir une sucette et de ne pas réussir à enlever le papier (ça arrive plus souvent qu'on ne le pense).
Chaque matin c'est le désespoir. Chaque vitrine devant laquelle tu passes te fait un peu plus mal, et les mails de ton meilleur ami Le club de fidélité Princesse Tam Tam te font presque pleurer (je dramatise à peine, vous savez de toutes façons avec le 11 septembre, la société de la peur a pris le dessus hein).
Heureusement qu'avec ton imagination débordante tu customises tes chaussettes en rajoutant un petit ruban noué en haut, heureusement tu n'es pas une fashion victim et les gens t'aimes pour ce que tu es et non ce que tu portes, heureusement tu écris un article entier sur ta frustration en espérant que ça passe, heureusement même dans un sac poubelle tu seras la plus belle pour aller danser, heureusement tu n'es pas non plus supersuperficielle et tu relativises.
Et puis Noël approche, peut être que ta marraine t'offrira un super pantalon Pimkie réalisé dans cette matière si extraordinaire (ne fais pas genre tu ne vois pas de quoi je parle, tu as eu le même).
Bonne fêtes de fin d'année à toutes et à tous, pleine d'amour et de convivialité (et de cadeaux dont l'emballage stipule Comptoir des Cotonniers ou Zadig&Voltaire).
(J'vous assure que l'histoire de Shakespeare est encore plus triste que cet article, mais vous ne me croirez pas si je vous raconte comment Shakespeare a hurlé quand on l'a piqué et quand ma mère à dit au vétérinaire « je ne savais pas que les lapins pouvaient crier comme des humains » ce à quoi le susmentionné vétérinaire a répondu, tenez vous bien : moi non plus. True story.)
A part ça je vous jure je pète la forme hein !
4 commentaire(s)
Paix à son âme ! Le même cri que celui du homard qu'on coupe en deux vivant avant de le jeter dans l'eau bouillante?
par Morrison time, le 2008-12-08 18:28:00
courage clem les soldes débutent le 7 janvier, c'est bientôt!!!
par géraldine, le 2008-12-09 12:22:00
Clem, tu racontes ma vie encore mieux que je pourrais le faire :)
par H., le 2008-12-09 14:58:00
A Budapest c'est tout le temps les soldes... c'est ça le pire ! Et j'habite dans une rue qui s'appelle Fashion Street, histoire vraie. Avec que des splendides magasins et tout et tout..
Merci Hélène :)
par clem, le 2008-12-09 19:36:00
Ecrire un commentaire
En validant, j'accepte les conditions générales d'utilisation du site.
vers Mag'
