La guerre de la musique en ligne a commencé et comme à l'accoutumée, le monde mange son pop-corn en regardant les Etats-Unis se tailler la part du lion.
USA only
« The iTunes Music Store is not available in your country yet. You will be able to browse music and listen to previews, but you won?t be able to purcahse music unless your billing adress is in the United States ».
C?est ce que mon iTunes (logiciel Apple incroyablement puissant de gestion de MP3 disponible pour Mac et PC) s?est permis de m?afficher tranquillement lorsqu?un click malchanceux m?emmena sur la rubrique Music Store de Mon iBook G4. Tel un clandestin place Vendôme, je peux regarder mais pas toucher. Quant à acheter?
Genèse
Lorsque Apple commença à négocier des accords de diffusion de musique sur le net pour son logiciel iTunes, peu se soucièrent des faits et gestes d?un hors caste de l?informatique représentant moins de 3% de l?informatique. Lorsque Apple sortit iTunes pour Windows (que je vous invite d?ailleurs à télécharger gratuitement sur apple.fr), ses futurs concurrents commencèrent à trouver Steve Jobs nettement moins drôle.
Depuis, et même si c?est bien iTunes qui a été déclarée invention de l?année par Time magazine, de nombreux « copieurs » sont sur les talons de Steve jobs. Dell, RealNetworks, Wal-Mart, MTV, BuyMusic, MusicMatch et même Napster revenu d?entre les morts... tous semblent se ruer vers l?or numérique.
Le concept
Les éléments clé du concept ? simplicité d?utilisation, achat à l?unité sans abonnement, prix en dessous de la barre symbolique du dollar ? ont en effet été imités mais pas encore égalés. De fait Apple contrôlerait la majorité d?un marché en pleine expansion. Au point que les ventes de musique en ligne dépassent désormais celle des CD "singles" aux Etats-Unis.
Pour autant, cette croissance n?est pas synonyme de rentabilité? et ne le sera peut-être jamais. Info ou intox, c?est ce que Steve Jobs essaie de faire croire un peu partout. Sur 99 cents par chanson, il faut en reverser 60 à 65 aux maisons de disque et environ 25 pour couvrir les frais de distribution (développement du logiciel, intermédiaires de paiement, etc.). Moins de 10 cents par chanson restent alors pour le reste. Le volume reste donc comme souvent sur le net le critère qui départagera les gagnants des perdants.
En fait, tous les acteurs n?ont pas les mêmes motivations. Apple ne s?est en effet lancé dans la musique en ligne que pour mieux vendre autre chose : en l?occurrence le baladeur MP3 iPod. L?idée semble assez rentable pour pousser Dell, le suiveur de toujours, à imiter la double stratégie matériel et service de musique d?Apple, l?inventeur fou de l?informatique. Idem pour Napster 2 qui a un accord avec Samsung.
Et pendant ce temps-là, l?Europe applaudit et achète, comme d?habitude.
19/10/2005
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