Depuis le début de la série des Legacy of Kain en 1997, Crystal Dynamics avait jusqu?ici scindé la saga en 2 classes : les Blood Omen permettant d?incarner Kain, l?impitoyable prince des vampires avide de rétablir la suprématie de sa race, et les Soul Reaver dédiés à Raziel, ex-lieutenant de Kain ressuscité dévoreur d?âmes et voué à fusionner avec la Soul Reaver. Si ce cinquième opus (Woutch, déjà) innove en proposant d?écumer Nosgoth tantôt dans les bottes de Kain, tantôt dans celles de Raziel, les desseins des 2 protagonistes sont prévisibles : l?un cherche à regagner son trône, l?autre à comprendre sa destinée.
Survival Hunger Le plus d?un épisode où l?on alterne entre Kain et Raziel (ndmtp : c?est qu?on alterne entre Kain et Raziel. Deux jeux pour le prix d?un !!!) est de pouvoir aborder chaque niveau sous un jour nouveau. Chacun dispose en effet d?aptitudes communes (grimper, sauter, télékinésie, etc.), mais aussi de pas mal de différences. Kain craint l?eau (étrange point faible des vampires...) (ndmtp : et des chats aussi) (pas de MTP car il a sa combi de plongée) et survit en drainant le sang de ses victimes ; Raziel, lui, nage comme un poisson, évolue en naviguant entre 2 dimensions (spectrale et réelle) et doit absorber des âmes pour ne pas retomber dans le monde des esprits. Hélas, les dissemblances n?ont pas été poussées assez loin pour compenser les nombreux facteurs sources de lassitude : la banalité des énigmes requérant d?incessants va-et-vient, et le fait que Kain et Raziel visitent souvent les mêmes lieux, lieux dans lesquels on a de plus tendance à se perdre à cause de changements d?angles de vue trop brutaux.
Quand le mieux est l?ennemi du bien Mais venons-en plutôt à ce qui fait l?essence même de la saga : ses combats. En plus du pouvoir de télékinésie (ndmtp : eh oui raziel est ostéopathe), chaque héros dispose d?une Soul Reaver avec laquelle il peut transpercer, lacérer(ndmtp : à la broche ou en grillade), éviscérer, etc. L?épée gagne peu à peu en puissance et la palette de coups, permettant d?enchaîner des combos à la Devil May Cry assez sympas, s?étoffe au fil de la progression. Mais en contrepartie, reste de nombreux défauts impossibles à occulter : soldats n?en finissant pas de s?écrouler dans les murs, gestion des collisions moyenne, visibilité médiocre, traînées d?hémoglobine ruisselant dans le vide. Ajoutez à cela une I.A au plus bas de sa forme, des bruitages tenant plus de soufflets que de coups d?épée, et les rencontres se révèlent finalement bien moins intenses que prévu.
Un coup d?épée dans l?eau ? Toutefois, en dépit des apparences, Legacy of Kain : Defiance est loin d?être exempt de qualités. Malgré plusieurs années d?absence, Kain et Raziel n?ont rien perdu de leur charisme. Les décors de style gothique sont vastes et classieux, et les effets de flou accompagnant Raziel dans sa traversée du monde spectral (ndmtp : rien à voir avec James Bond) sont très réussis.
Le scénario, ponctué de belles cinématiques, s?avère très fouillé pour un jeu d?action et est soutenu par un doublage français impeccable. En bref, si les créateurs avaient apporté un soin égal à l?intégralité de la réalisation, le soft aurait pu être un hit en puissance.
Mais là, il doit se contenter du statut de jeu perfectible dont seuls les fans endurcis, logiquement avides d?une suite (ndmtp : à défaut de sang), pardonneront les failles.
.Notation. Intérêt : 13/20 Le principal intérêt de ce cinquième volet réside dans les révélations qu?il apporte au sujet de Kain et de Raziel. Les non-initiés à l?univers de la saga peuvent donc s?abstenir.
Graphisme : 15/20 De belles cinématiques, des décors grandioses, et un Kain et un Raziel bien modélisés. Dommage que de si nombreux bugs entachent la réalisation.
Animation : 14/20 Les effets de flou sont très réussis. Malgré une gestion des collisions à parfaire, quel plaisir de taillader, lacérer, transpercer, etc. avec sa Soul Reaver. De petits ralentissements perçus.
Son : 15/20 Le doublage des voix en français est impeccable et les musiques soutiennent parfaitement l?action. En revanche, les bruitages sont exceptionnellement fades.
Jouabilité : 14/20 Les dissemblances dans le maniement des 2 persos sont insuffisantes. Des changements d?angles de vue déroutants et des soucis de visibilité dus à une gestion de caméra mal pensée.
Difficulté : 12/20 Dans l?ensemble, les énigmes sont simples et sans originalité aucune. Une I.A au ras des pâquerettes fait que les combats ne sont pas très palpitants.
Durée de vie : 14/20 L?aventure est linéaire, mais les niveaux étant très vastes le jeu conserve une bonne durée de vie. Quelques bonus à débloquer : making of, artworks
Note Globale : 14/20
A réserver aux fans?
Catégorie : Action/aventure Développeur : Crystal Dynamics Editeur : Eidos Nombre de joueurs : 1
Date de sortie : 23/1/2004
22/01/2004
Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :
Comme vous l'avez surement remarqué (ou pas...) la rubrique multimédia est en plein changement.
Au programme: un menu plus simple et efficace et, si possible, des articles qui datent de cette année. Pour y parvenir, la participation de tous est la bienvenue. Un jeu qui vous passionne, un site web utile et/ou marrant, ou alors complétement pourri et inutile, tout ce qui vous passe par la tête peut se retrouver dans cette rubrique (à condition que cela ait un rapport lointain avec le multimédia). Les tests de matériel (ordi, téléphone, grille-pain) sont aussi souhaités !