Triple Zut a accordé une interview exclusive à ESSEClive à l’occasion de la sortie de son premier album "Boulevard des Hitz"
Triple Zut, peux-tu nous raconter ton histoire, ton parcours, nous expliquer comment tu en es arrivé à faire du rap ?
T.Z:J'ai commencé à écouter du rap vers 10 ans, d'abord c'est la radio et la télé qui m'ont fait découvrir le rap, ensuite, comme je m'intéressais aussi beaucoup au graffiti, j'ai commencé à fréquenter des mecs qui écoutaient du vrai son. C'était l'époque de New York, des cassettes... à cette époque y'avait une énergie vraiment différente de maintenant, il fallait vraiment aller chercher la musique, l'apparition d'Internet a tout chamboulé, les nouvelles générations ne connaitront jamais ça. Puis un jour j'ai eu entre les mains « Illmatic » de Nas, c'est l'album qui m'a le plus marqué, et j'ai décidé de moi aussi faire du rap, en 1996. Plus tard, en 2001, je me suis mis à composer mes propres instrus et je sors mon premier album en Janvier 2008.
Pourquoi avoir choisi comme nom d'artiste "Triple Zut" ? Pourquoi "Boulevard des Hitz" comme nom d'album ?
T.Z:En fait, Triple Zut, ça vient de ZUT, mon nom de tagueur, et j'avais envie d'avoir un nom un peu second degré, genre Triple Zut j'ai pas fait exprès, ça colle bien à mon personnage !
« Boulevard des Hitz », c'est un clin d'œil à l'émission qui passait sur M6, « Boulevard des clips ». C'est un album tourné vers le passé avec des concepts qui rappellent les années 80 et 90, aussi bien dans les thèmes que dans la production musicale en elle-même, je fais toutes les prods de l'album.
Quelles sont tes influences musicales ?
T.Z:De Feirouz la chanteuse libanaise préférée de ma mère à Jacques Brel en passant par J.J.Goldman, sans oublier T.I, Pink Floyd, Queen et les Daft Punk ! J'écoute vraiment beaucoup de musique, mais c'est vrai que la musique qui me surprend à chaque fois, c'est le rap.
Tu fais partie d'un collectif qu'on appelle "French Cut", tout d'abord qu'est ce qu'un collectif et peux-tu nous en dire davantage ?
T.Z:Un collectif, c'est un ensemble de personnes qui se regroupent autour d'un même état d'esprit ou autour d'une même pratique et qui avancent dans un but commun. En l'occurrence French Cut est un collectif principalement composé de vidéastes, pour la partie la plus exposée, qui font des clips, de la pub, des projets TV et des courts métrages, sinon y'a aussi des danseurs et des artistes.
Tu sors bientôt ton premier album. Pourquoi avoir choisi de le sortir en indépendant ?
T.Z:Parce que je n'avais aucune envie d'aller voir les maisons de disques pour ce projet. Tu sais l'industrie me dégoûte un peu... On verra par la suite... C'est sûr que c'est plus confortable de signer en major, d'avoir une équipe derrière soi, mais en contrepartie, tu manques de liberté sur tout un tas de trucs qui pour moi sont essentiels, comme la liberté d'expression par exemple, et il faut dire aussi que tu te fais en***er dans la plupart des cas !
Comment s'est passé l'enregistrement ? Y a t-il d'autres artistes avec toi sur cet album ? Peux-tu nous en parler ?
T.Z:L'enregistrement en studio, c'est délicat, même si j'avais l'habitude de m'enregistrer chez moi, il a fallu que je m'adapte à la situation et que j'apprivoise les lieux pour me faire des repères, pour bien m'entendre avec le staff du studio, ça a pris un peu de temps. Les meilleurs moments c'était les passages en studio avec les autres rappeurs, ça te permet de voir la façon dont travaillent des artistes confirmés comme Seth Gueko, LaCaution ou Kamelancien qui seront tous présents sur l'album. J'ai bien sûr invité mon pote Rimca$h sur deux titres.
Quels sont les principaux problèmes que l'on rencontre à sortir un album en indépendant ?
T.Z:Des problèmes d'argent, évidemment, et ça en entraîne beaucoup d'autres. Au final tu finis par être dégoûté du milieu, mais t'apprends énormément sur toi-même dans ce genre de situation.
Quand on démarre comment trouve-t-on les financements pour un tel projet ? Combien coûte la réalisation d'un album ?
T.Z:Personnellement j'ai démarché aucun organisme de financement, mais je sais qu'il existe un certain nombre d'aides au niveau national, au niveau régional etc... Pour la réalisation d'un album dans de bonnes conditions, faut compter minimum 10 000€, un album produit par une major peut coûter des millions...
Quels sont les métiers qui existent dans le monde de la musique ?
T.Z:Au-delà des métiers à caractère artistique, il existe plein de métiers, et en général, ils garantissent plus de sécurité qu'aux artistes eux-mêmes ! Y'a d'ailleurs plein de formations professionnelles super accessibles qui forment aux métiers de la musique et de l'audiovisuel, des BTS, des écoles, c'est une véritable industrie.
Quels sont les principaux thèmes de cet album, les thèmes qui t'inspirent ?
T.Z:C'est un album tourné vers le passé, vers les années 80 et 90, et donc autour de ce fil conducteur j'ai brodé des thèmes assez personnels. Dans l'album il n'y a aucun thème « ghetto ». C'est plus un album à thème qu'un album avec plein de thèmes. Si tu veux « Boulevard des Hitz » c'est une métaphore de ma mémoire en musique, donc au niveau musical par exemple, j'ai choisi de faire des « reprises » de chansons de Goldman, Gainsbourg ou encore Phil Collins, et j'ai abordé des thèmes en rapport avec tout ça. J'ai aussi choisi de faire des morceaux que j'appelle « prise de risque » avec des productions avant-gardistes et épurées, enfin, du moins pour la France ! L'intention première est de me démarquer au maximum du rappeur moyen, d'avoir mon propre style et surtout de le faire reconnaître.
Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un qui aimerait démarrer dans le rap ou la musique ?
T.Z:D'abord il faut du talent ! Et de la personnalité. Je pense aussi qu'il faut être en éveil et ouvert sur le monde extérieur, parce que le rap, comme la musique, est fait avant tout pour fédérer un maximum de gens à travers des émotions, que ce soit le rire, la tristesse...c'est indispensable. Et à force de persévérance on réussit toujours. Après bien sûr il faut du courage, un certain self control, beaucoup de volonté et d'abnégation, mais en général, quand on aime ce qu'on fait, si on est passionné, tout ça, ce ne sont que des détails.
Mai Portishead - 5 et 6 mai - Zénith Kylie Minogue - 6 mai - Bercy Morcheeba - 14 mai - Grand Rex Justice - 18 mai - Olympia Céline Dion - 19 au 27 mai - Bercy Camille - 23 au 28 mai - Cigale Lynda Lemay - 26 au 28 mai - Olympia Wax Tailor- 29 mai - Olympia Presidents of the USA - 29 mai - Trabendo Johnny Hallyday - 29 et 30 mai - Stade de France
Juin Cat Power - 1er juin - Olymipa Feist - 3 et 4 juin - Grand Rex Rage Against The Machine - 4 juin - Bercy Nick Cave and the bad seeds - 9 juin - Olympia Radiohead - 9 et 10 juin - Bercy Avril Lavigne - 10 juin - Zénith Maroon 5 - 13 juin - Olympia Christophe Willem - 14 juin - Zénith Kiss - 17 juin - Bercy Rose - 18 juin - Olympia Tokio Hotel - 21 juin - Parc des Princes Bruce Springsteen - 27 juin - Parc des Princes Counting Crows - 30 juin - Bataclan
Juillet Iron Maiden - 1er et 2 juil. - Bercy Lenny Kravitz - 2 juil. - Zénith Mika - 4 juil. - Parc des Princes Beck - 7 juil. - Olympia My Bloody Valentine - 9 juil. - Zénith Jack Johnson - 9 juil. - Bercy Chicago - 29 juil. - Casino de Paris
Yael Naim - Toxic Keren Ann - Liberty Martin Solveig - C'est la vie Radiohead - Jigsaw falling into place Peter Cincotti - Goodbye Philadelphia Renan Luce - Les voisines Leslie - Tes etats dame Eric Michael Bublé- The best is yet to come Kanye West - Never Let Me Down Chrisette Michele - Like A Dream Amy Winehouse - Back To Black Cassita - La Foule Hooverphonic - Mad About You Nelly Furtado - Do it featuring Missy Raúl Midón - State Of Mind Arctic Monkeys - Teddy Picker Hot Chip - Ready for the floor
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