Placebo - La Bio
le 29/10/2003 - par Benjamin AUDON (SHAMROCK) Il y a 1 commentaire, n'hésitez pas à réagir !Comment être subsversif quand on est né luxembourgeois, fils de banquier et qu'on passe au Hit Machine ?
Voilà comment on peut résumer l'ambiguité de Brian Molko et
de son groupe, Placebo. Le groupe est né en des retrouvailles à Londres au
milieu des années 90 entre son bassiste suédois, Stephan Osdal et son chanteur
luxembourgeois, le fameux Brian - qui s'étaient déjà croisés sur les bancs d'école
quelques années plus tôt au Luxembourg. Après avoir embauché l'anglais Robert
Schultzberg, ils fondent un groupe les « Ashtray Hearts », embryon de ce qui
deviendra Placebo.
En 1996, sort le premier album du groupe. Cet album éponyme démarre plutôt bien
puisque le premier single Nancy Boy atteint la place n°2 dans les charts
anglais. L'album est marqué par une énergie junévile et punk prompte à séduire
les Teenagers. C'est un début de consécration pour ces « petits cons ». Ils
sont ainsi « honorés » par un article dans le NY Times, sur cette nouvelle
génération qui assume ouvertement sa poly-consommation de drogues et son
spleen, ils assurent aussi les premières parties de U2 et de David Bowie.
Ce dernier, toujours à l'affût de la nouvelle hype, s'entichent de ces jeunes
déprimés à la sexualité trouble mais martelée comme un argument marketing (« le
groupe est à 50% homosexuel », déclare Brian, faisant allusion à sa bisexualité
et l'homosexualité de son bassiste). Bowie accepte de reprendre pour un single Without
you I'm nothing, extrait du deuxième album du groupe qui porte le même nom.
Le succès populaire et critique de celui-ci a considérablement augmenté le
nombre de fans du trio, remodelé par l'arrivée d'un nouveau batteur aux
influences hip-hop.
Black Market Music et Sleeping with Ghosts, respectivement
troisième et quatrième album de la formation, témoignent du passage à une ère
plus commerciale pour le groupe - Passage au hit machine, pub sur la ligne 1 du
métro parisien. Il devient de plus en plus difficile de distinguer l'honnête du
calibré dans le discours que tient Placebo, aussi bien lors des interviews que
sur leurs nouveaux morceaux. Si la critique se révèle plus fraiche, le succès
populaire ne se dément pas - porté par une maîtrise parfaite des 4P (Pleins
Pouvoirs aux Plaisirs Pernicieux ?).
Le problème de Placebo c'est peut-être que tout marche trop bien pour eux.
Difficle aujourd'hui de croire aux névroses exprimées dans la plupart de leurs
chansons. Pour ne pas risquer de lasser son public, le groupe devrait essayer
de renouveller son discours pour devenir, comme Brian Molko le répète à l'envie,
« le meilleur groupe de rock du monde ».
Placebo - Delabel.
1 commentaire(s)
Pas que sur la ligne 1 d'ailleurs ...
par Mimi, le 2005-07-19 17:31:00
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