Massive Attack
le 25/03/2003 - par Benjamin Audon, pour Shamrock Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Le tout dernier album de Massive attack analysé et décortiqué rien que pour vous !
Ah Bristol?, son papier et sa musique hype. Avec ses compères Tricky ou Portishead, le collectif Massive Attack a en effet contribué à faire de cette ville le fleuron de la branchitude musicale européenne au début des 90s : prenez du hip-hop, ajoutez une influence soul, faites monter la sauce avec un rythme lent et sensuel et vous obtiendrez le fameux son de bristol, le trip-hop.
De fait, tous les amoureux des musiques expérimentales et mélodiques crevaient d?impatience (si, si, c?est vrai) à l?idée d?écouter la nouvelle production du Massive cru 2003. Allaient-ils une nouvelle fois damer le pion à tous les afficionados de Brit Pop ou de 2-step (il parait qu?il y en a) au sein de la perfide Albion ?
Entre dispute et crise d?ego, le collectif s?est réduit à un seul homme : 3D aka Robert del Naja ? qui ne sait ni composer, ni jouer d?un instrument et qui a une réputation de junkie notoire. Pourtant ce nouvel opus semble avoir tiré parti de sa longue et difficile maturation (6 ans), qui lui a donné toute sa richesse et sa complexité. L?album est un foisonnement (certains diront bordel) de détails sonores, de bidouilles improbables, de bip-bips énervants et de basses saturées. Parlons-en de ces basses, elles sont tellement présentes qu?on a parfois l?impression que Joey Starr en train de nous murmurer du Shakespeare dans le creux de l?oreille. Les mélodies sont moins présentes qu?à l?accoutumée et laissent leur place aux machines, ce qui donne une légère sensation de froideur à l?écoute. Heureusement, les voix de Horace Andy et de Sinead O?Connor (l?irlandaise mystique partage avec 3D le front de la contestation anti-guerre en terre anglo-saxonne) apportent une touche de poésie à un univers massivement (hum?) électronique, voire industriel. Ainsi le single "special cases" (avec Sinead) est vraiment efficace et le clip est parfait, comme souvent avec Massive.
Par rapport à Mezzanine (ndlr : l?album précédent de Massive Attack), cette production laisse parfois une impression de déjà vu ? voire d?un certain manque d?originalité. Pour autant, si la force novatrice est quelque peu émoussée (papy 3D a presque 40 ans), Massive réussit à faire ce qu?il sait le mieux faire : du Massive. Si 3D n?a pas ouvert de nouvelles Terra incognita musicales, il a su achever l?exploration des territoires déjà conquis. Quant à mes 20 Euros, ils m?ont permis d?acquérir un album réussi, avec une belle pochette et qui fait moins mal à la tête qu?un Quinito.
Massive Attack ? 100th Window (Delabel)
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vers Mag'






































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