The Hives - Tyrannosaurus Hives
le 17/09/2004 - par Alban Cousin (pour Shamrock) Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Un album de notre discothèque idéal ...
Démarrage du groupe
Après avoir appris seuls à jouer de leurs instruments et avoir travaillé sans relâche, perfectionnant et affinant leur savoir-faire, ils sortent leur premier album, Barely Legal, en 1997, qui s'attira de nombreuses louanges.
Parfaite profession de foi adolescente, contre à peu près tout le reste, il est salué par tous ceux qui en avaient marre de la banalité et du manque de fraîcheur du rock contemporain. Enfin un groupe ayant des racines mais aussi un esprit bien à lui, le style et la grâce, mais aussi la déjante et la force brute. Sans parler de cette énergie pure capable d'alimenter la montre à votre poignet et le soleil dans le ciel.
Les tournées s'enchainent et leur font faire plusieurs fois le tour de la Suède et de l'Europe, leur attirant un public de fidèles topujours plus nombreux. Habillés en noir et blanc, avec un look fantastique, ils étaient prêts pour l'aventure. Viennent ensuite deux albums tout aussi successful.
Le Style
Si The Hives affiche un style volontairement démodé - style qui nous évoque lointainement, à travers notre mémoire embrumée, les Beatles au summum de leur pop à groupies - leur son s'inscrit pleinement dans la modernité musicale. The Hives aime l'archéologie, déterrer les bons vieux riffs de guitares, extraire du roc(k) des lignes de basse minéralisées ou des séquences de batterie sonnant comme le pas lourd d'un dinosaure.
L'Album
Avec cet album agressif, ce tyrannosaure enfermé dans une chaîne Hi-Fi, The Hives opère clairement une fusion intéressante entre deux des pôles les plus créatifs du punk. Leur album marri le Lower East Side New-Yorkais au Londres de la fin des seventies. Ainsi le titre Dead Quote Olympic évoque les Clash, alors qu'Antidote, le titre suivant, se réclamerait plus des Ramones.
Ce condensé de pur rock, cette météorite vintage, pilonne tous azimuts. Abra Cadaver ouvre magistralement le phénomène de son tempo frénétique d'un Néo sorti de Matrix attaquant l'ennemi aux sons punks. Les éructions du chanteur sont une jouissance pure. Brutalité est ici le maître mot.
Cette pilule de speed ingurgitée et le temps de se reconcentrer pour Walk Idiot Walk, on a déjà compris que l'album fournissait du très bon rock. Les touches kitsch alliées aux riffs brillants et entraînants résument en une chanson le talent, pourtant grand, des Hives.
Puis vient B is for Brutus, la chanson qui pèse d'un son beaucoup plus lourd que les autres titres. Une batterie forte, accompagnée par des guitares dont la puissance n'a rien à envier au métal, composent un ensemble qui résonne brutalement dans les tympans. Sans même s'en rendre compte on se lance dans un solo de Air Guitar. La puissance et l'énergie de ce titre génialissime égalent largement ceux les hymnes du moment.
On change encore de registre lorsque survient Diabolic Scheme. Les solos de guitares, les violons, distillés tout au long du morceau, sur une magistrale ligne de basse-batterie, donnent l'impression d'une lente marche vers l'enfer. Le diable hante les baffles.
Je finirai par Love in Plaster. Cet hymne punk - où le groupe se déchaîne littéralement, où l'on entend les cris du chanteur répondre au jeu énergique des guitares et de la batterie - résonne comme une explosion, un feu d'artifice dans cet album déjà flamboyant.
Conclusion
The Hives roule en F1 musicale et ne quitte jamais la piste. Tant mieux ,on aime pas les dérapages.
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