The Fleets - Millionnaire
le 28/03/2007 - par Emilie Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Des balades légères et un brin nostalgiques pour un album agréable, doux et mélodieux, autoproduit par un jeune groupe prometteur à découvrir très vite.
Le groupe
Amis d'enfance, Pierre Cabanettes (guitare) et Simon Martellozo (batterie) forment les Fleets en 2004 à Paris avec Quentin Postel (chant et basse) rencontré à l'université Dauphine.
Après un premier album autoproduit en 2005 dont les 16 titres folk rock et énergiques avaient déjà rencontré un accueil très positif, notamment en concert, les Fleets nous livrent au début de l'année 2007 un nouvel album plus modéré et plus posé.
L'album Millionnaire
L'album commence doucement et nous accroche d'emblée avec London Tower Again, une belle ballade fluette sur laquelle les notes s'égrènent avec délicatesse et qui dégage un entrain indéniable.
A l'image de cette première chanson se succèdent sur cette album des compositions douces avec une musique minimale situées quelque part entre les Beatles et Charles Trenet : Bad Christian (dont l'alternance de voix fait un peu penser à celle que l'on pourrait retrouver chez Gorillaz dans Clint Eastwood), This Time et Holy 17, deux balades légères et chantantes très années 60, et surtout la dernière We eat the babies qui semble tout droit sortie d'un vieux gramophone grésillant et crépitant.
Hello Hello, la troisième, se démarque nettemment des autres : cette chanson plus rock et un peu triste rappelle le premier album, avec son rythme rapide, ses premiers accords de guitare en intro qui rappeleraient presque une Every You Every Me de Placebo, et un refrain sombre et plaintif à la Cure. Quand la musique monte, on ressent les limites de la voix qui reste à travailler, mais on sent un réel progrès depuis le premier album.
En symétrie dans la deuxième partie de l'album, la septième Rich in my car évoque également, mais dans une moindre mesure et surtout vers la fin de la piste, les compositions tristes et plaintives des groupes anglais des années 80.
Millionnaire, la chanson éponyme et avant-dernier morceau de l'ensemble, est un autre titre phare de cet album. Seule chanson à être chantée en partie en français, elle alterne des couplets parlés à la Noir Désir (L'homme pressés) avec un refrain à la Nada Surf (The Voices).
Si une certaine uniformité se dégage de certains titres un peu répétitifs et de la monotonie de la voix qui manque parfois de coffre et de modulations, on sent quand même le chemin parcouru depuis les premières chansons d'un groupe qui a nettement progressé depuis ses début.
A découvrir de toute urgence !
Dans ce second album radicalement différent du premier, les Fleets poursuivent leur voie en affirmant leur style. Minimal, épuré, très accoustique et nettement plus harmonieux et plus abouti que le premier album, Millionnaire nous offre des refrains bien ciselés et facilement mémorisables qui nous accrochent immédiatement.
Quelques regrets : les chansons sont un peu courtes, et l'album passe vite, trop vite. Les amateurs de rock endiablé se demanderont où sont passées les chansons au rythme plus enlevé. Car Millionnaire est avant tout un album doux qui se laisse écouter et glisse sans fausses notes et sans débordements. A coup sûr, un album qui vous mettra de bonne humeur pour bien commencer la journée !
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