Hommage à Tim Buckley
le 07/02/2006 - par Alban Cousin Il y a 1 commentaire, n'hésitez pas à réagir !Retour sur l'histoire de Tim Buckley, le père de Jeff, chanteur de Folk disparu en 1975.
Je profite du retour sur Jeff buckley
pour raconter l'histoire de Tim, son très méconnu père. Si vous admirez
chez Jeff sa sensibilité, sa voix si touchante, laissez moi vous
convaincre de tenter une expérience des sens; mais je dois d'abord vous
avertir des risques, sachez qu'après Tim, Jeff paraît bien fade.
Ce chanteur de Folk,
né en 1947 et mort à l'âge de 28 ans d'une overdose, a signé neuf
albums en 9 ans. Il signe alors qu'il n'a même pas 18 ans sur le label
Elektra Records, qui a le bon goût de produire des artistes comme Eric
Clapton, ou les Doors. Pour situer le personnage, on peut citer ses
connaissances et admirateurs, en vrac Frank Zappa, Herb Bohen, Miles
Davis, Thelonious Monk. Son univers musical changera au fil des albums,
mais on peut sans trop trahir son talent dire de lui qu'il a eu un
parcours allant du Folk classique au free jazz, avec les mélanges de
genre courant à cette époque (1966 à 1975), incursion de musique
indienne etc.
Au-delà des faits parlons de
sensations, de ce frisson qui nous traverse lorsqu'on entend une voix
venue du ciel pour nous donner LA MUSIQUE, ou du rythme originel, celui
qui donne la chair de poule. La voix de Tim Buckley c'est de la
mélancolie, de la tristesse, de la beauté brute. Un ton cristallin,
dont la pureté laisse à croire qu'elle nous vient d'un autre monde,
fragile, lorsqu'elle en vient à se briser sous l'émotion, envoûtante
lorsqu'on s'intéresse à ses paroles.
Mes titres préférés:
Pleasant Street (délicat et désespéré) de l'album Goodbye and Helle,
Song to the Siren (ode à l'amour inaccessible) de l'album Starsailor
(le groupe que vous connaissez sous ce nom voue une profonde admiration
à Tim Buckley). Les autres albums sont plus difficiles d'accès et
rebuteront l'oreille néophyte. Happy Sad, édité en 1969, obtiendra le
meilleur classement au Bill Board (81ème en mai 1969); l'expression
résume bien l'impression que dégage Tim Buckley lorsqu'il chante.
Bonne écoute...
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1 commentaire(s)
merci pour l'article, c'est fou de se dire qu'un tel homme ne peut etre connu de tous aujourd'hui. À ecouter absolument: sweet surrender, look at the fool, tijuana moon, et les versions de gypsy woman, I had a talk with my woman et chase the blues away de l'album "live at the troubadour 1969". Ecouter la profondeur de cette voix!
par nil, le 2007-07-29 22:26:00
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