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le commerce équitable en quelques lignes

(Re)Découvrez ce qu'est le commerce équitable au travers de ces quelques articles soigneusement concoctés dans le cadre de cette semaine étudiante du commerce équitable.


Qu’est-ce que le commerce équitable ?

Le commerce équitable est un ensemble de pratiques socio-économiques alternatives au commerce international traditionnel, qui est globalement injuste pour les producteurs ruraux des pays du Sud (en raison surtout de l’instabilité du cours des matières premières). Il est fondé sur un partenariat de confiance entre consommateurs et producteurs. Ses objectifs sont multiples. Il s’agit notamment d’améliorer les revenus des producteurs défavorisés en leur permettant d’accéder aux marchés du Nord plus facilement, en leur garantissant un meilleur prix, et en instaurant une continuité dans les relations commerciales. Il s’agit aussi de militer en faveur de nouvelles règles visant à donner au commerce traditionnel un visage plus humain. La défense des droits de l’Homme, par la promotion de la justice sociale et de pratiques environnementales saines figure aussi parmi les préoccupations principales du Commerce Equitable.
Le commerce équitable depuis ses débuts

Mis en place dans les années 60 en Grande-Bretagne (par l'ONG Oxfam) et aux Pays-Bas sous forme de boutiques spécialisées, le commerce équitable, ou commerce solidaire, est développé depuis plusieurs années par différentes associations dans le monde et en particulier en Europe.
Le commerce équitable concerne aujourd’hui essentiellement les produits alimentaires (cacao, café, bananes, riz, jus de fruits…) et artisanaux des pays du Tiers-Monde. Le développement du commerce équitable est très important depuis quelques années, notamment sous l’impulsion du label Max Havelaar. Ce label garantit le respect des critères du commerce équitable sur des produits alimentaires chez les producteurs du Sud et met en relation ces producteurs avec des acheteurs du Nord (acheteurs spécialisés en commerce équitable, transformateurs, distributeurs). Les produits du commerce équitable sont disponibles depuis plusieurs années en grande surface et la gamme s’étend progressivement. En France par exemple, le chiffre d’affaires du commerce équitable est passé d’environ 7 millions d’euros en 2000 à 45 millions d’euros en 2003. La dépense par français est donc de 0,75 euros par an, là où elle est de 14 euros en Suisse et de 3 euros aux Pays-Bas.
Même si le commerce équitable concerne donc un nombre réduit de produits et est appelé à rester un marché spécifique, le potentiel de croissance du marché est important. Si les écarts de prix en magasin étaient importants lors du lancement des produits, ils tendent à se réduire avec les économies d’échelles. Le surcoût lié au prix plus important versé au producteur n’impacte le prix final que de manière assez faible. Le commerce équitable cherche de plus à réduire l’impact de ce surcoût en diminuant le nombre d’intermédiaires. Si certains produits du commerce équitable sont plus chers, les écarts sur le café se sont par exemple fortement réduits et les prix du commerce équitable sont aujourd’hui comparables au prix de nos cafés de marque habituels.


Des limites au commerce équitable ?

Certes, on ne peut que se réjouir du développement du Commerce Equitable aujourd’hui, cependant cette croissance suscite de nombreuses interrogations sur le potentiel de ce marché et sa capacité à se généraliser pour que le commerce international devienne commerce équitable. Les principaux obstacles auxquels se heurte le commerce équitable sont la taille de ce marché et paradoxalement son succès qui fait des émules au risque d’une perte de lisibilité et de crédibilité.

La première limite est donc structurelle : le marché du commerce équitable est évalué à 0,01% du commerce mondial par l’EFTA (European Fair Trade Association). De plus, il reste largement dominé par les produits alimentaires, qui représentent 60% de son chiffre d’affaires, alors que son extension aux produits transformés permettrait aux producteurs d’avoir une plus grande part de la valeur ajoutée. Cette évolution est aujourd’hui freinée par la capacité du système à contrôler toutes les filières de production et à certifier l’application des normes d’équité. En effet, les normes sont aujourd’hui largement définies directement entre labels et producteurs et contrôlées par des organismes comme Flo International (Fair Trade Labelling Organization International). Cela est garanti tant que le nombre de coopératives est réduit, mais cela pourrait être remis en question par la multiplication d’ agences de certification aux méthodes disparates et dont l’indépendance par rapport aux grands industriels ne serait pas garantie.

Si le commerce équitable témoigne d’une véritable prise de conscience des consommateurs de leur responsabilité vis-à-vis des producteurs, il est victime de ce succès. Attirées par le développement de la consommation responsable, les entreprises multiplient les codes de conduite éthique sur le modèle des normes des labels du commerce équitable.
Mais les promesses sur le papier ne restent souvent que des vœux pieux, faute aujourd’hui d’organisation internationale reconnue et indépendante chargée de la vérification de leur application. Au Royaume-Uni par exemple, on assiste au développement de nouvelles marques, n’ayant de commun avec le commerce équitable que le vocabulaire, semant la confusion dans l’esprit des consommateurs abusés sur la qualité et le contenu équitable des produits.

Ainsi, le commerce équitable doit faire face à de nombreux défis s’il veut s’imposer comme un modèle alternatif de poids au commerce mondial. Il est nécessaire que la conception immédiate des consommateurs, à savoir que le commerce équitable est un moyen d’aide directe aux producteurs du Sud, évolue : il est surtout le moyen pour nous d’assumer notre responsabilité face aux producteurs et aux modes de production déstabilisants de nos pays.
Mais, pour cela, il doit, à long terme, dépasser ses contradictions internes. Le partenariat avec les réseaux de distribution classiques n’est-il pas contraire aux principes d’équité défendus, au vu des pratiques commerciales de ceux-ci ?




Une réussite du commerce équitable au Pérou

A.P.A.R.M (Association des Producteurs Agricoles de Rodriguez de Mendoza)
Aparm, organisation de petits producteurs de café, a été fondée en 1990. L’organisation compte 1490 membres, dans 23 districts différents de la région Amazonas. Aparm a pour objectif de promouvoir le café équitable, en cherchant toujours à améliorer la qualité de la production, des procédures et de la commercialisation, garantissant ainsi aux clients une qualité optimale à la consommation. A cet effet, les producteurs tiennent à donner une image solide défendant leurs intérêts, à formuler et à gérer une politique de développement social et économique pour tous les producteurs de café et à participer aux programmes d’éducation et de sauvegarde de l’environnement. Pour assurer un fonctionnement démocratique et efficace de l’organisation, des contrôleurs internes auditent les membres de l’organisation sur une grande variété de critères : nombre d’assemblées générales entre « socios » du secteur, pourcentage de femmes socios, règlement interne appliqué ou non, livre des mouvements de crédit à jour… Le contrôle externe est quant à lui assuré par des salariés de Flo International et Imo Naturland qui vérifient respectivement le fonctionnement équitable de l’organisation et la certification agriculture biologique des produits. Au moins une fois par an, des inspecteurs de Flo international et de Imo Perou ou de Imo Bolivie se déplacent pour contrôler tous les papiers des locaux de Mendoza (comptabilité, flux, rapports internes), ainsi que les récoltes directement dans les champs.

L’organisation d’une coopérative : le groupe central de Mendoza
A environ 1200 km de Lima et 500 km de Chiclayo, à Mendoza, se trouve l’office central des producteurs de la région Amazonas. Ce centre réceptionne le café et gère l’organisation de la production ainsi que le contrôle de qualité et s’occupe de l’acheminement du produit jusqu’à Chiclayo avant que celui-ci n’atteigne les ports du Havre ou de Hambourg. Toute la vie de la coopérative s’organise autour d’assemblées générales biannuelles qui rassemblent tous les membres et qui permettent de prendre directement les décisions à partir des propositions faites pendant les réunions des délégués de secteur.

Exemple d’un site de production à Mashu Yacu
Le commerce équitable a eu des effets bénéfiques pour les producteurs de Mashu Yacu, entres autres il leur offre plusieurs opportunités :
• des cours de formation réguliers à Chiclayo et à Mendoza sur la culture et le commerce du café,
• une infrastructure à Lejia où l’on réceptionne, négocie et transporte le café jusqu’à Mendoza deux jours par semaine,
• un comité féminin qui renforce le poids des femmes dans la gestion du commerce,
• des facilités de crédit,
• un fond social qui favorise le développement de projets d’éducation.

Le plus important pour ces petits producteurs est que grâce à Aparm ils ont désormais l’accès à un marché stable dont les prix sont fixes (à l’année) : environ 140 dollars US pour un quintal de café, soit 46 kg. Ils ne vendent plus à perte et n’ont plus peur des aléas de prix comme c’était le cas avec les fluctuations des cours de la bourse. Le bénéfice du commerce équitable paraît évident lorsque l’on sait que ces cours oscillent entre 50 et 60 dollars le quintal et que le coût de production de ce même quintal est supérieur à ce prix de vente. Un prix stable et fixe leur permet donc de couvrir leurs coûts de production et de connaître leurs recettes à l’avance.

Le commerce équitable ne profite pas uniquement aux producteurs
En effet, le café passe par une usine de traitement basée à Chiclayo, qui est elle aussi labellisée Max Havelaar et Agriculture Biologique. Les salariés, principalement des femmes des quartiers défavorisés de Chiclayo, touchent un salaire au minimum supérieur de 10% au salaire minimum légal (le salaire minimum légal est dans les faits très rarement respecté dans les emplois classiques). Les femmes touchent donc au minimum 480 soles (environ 115 euros de notre passage en 2003) par mois, le salaire minimum légal est de 440 soles et le salaire généralement constaté pour une femme oscille entre 250 et 350 soles. L’avantage ne se mesure pas uniquement en terme de salaire, puisque les dirigeants de l’usine se préoccupent aussi des conditions de travail et cotisent à une couverture médicale privée, protection essentielle dans un pays où le système public est largement défaillant.



13/09/2005


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Commentaires

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je voudrais savoir si possible, si vous avez la liste des grandes distributions des produits du commerce equitable dans la region du Havre.actuellement je suis entraine de travailler vers une filiere du commerce equitable au Havre. merci de votre aide d'avance. cordialement.

08/12/2005 18:42:00 - Moussa

Bonjour, je suis actullement en réalisation d'un exposé sur le commerce équitable et je ne trouve pas de chiffres parlant des salaires gagnés par les ptits producteurs. Si vous en connaissait pouvez vous m'en communiquer quelqu'uns. Merci d'avance de votre réponse, à bientot Doriane Larivière

07/03/2006 11:23:00 - Doriane Larivière

Bonjour. nous faisons un exposé sur le sujet suivant; le commerce équitable dans le monde. Nous serions heureux et ravis de recevoir une documentation plus approfondis sur le sujet(photos et autes reportages). Ceux-ci pourrons etre envoyer a l'adresse ci-jointe; mathieu.panard@yahoo.fr Dans l'attente d'une réponse de votre part, nous vous prions d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs. Merci

03/04/2006 14:11:00 - mathieu

Bonjour, je suis moi aussi occupée à préparer un exposé sur le commerce équitable du cacao. Je ne trouve malheureusement pas de données concernant les conditions de travail, le salaire, l'exploitation des enfants dans le commerce traditionnel... Quelqu'un pour 'maider?

31/10/2006 18:51:00 - Marlène

Bonjour, je suis actuellement à la recherche d'informations sur le commerce équitable (décomposition des prix des produits, coût du transport et de la logistique pour les produits équitables et répercussions sur le prix final,...) dans le cadre d'une étude de marché en marketing (comparaison commerce équiable/commerce traditionnel). Si vous disposez d'informations sur le sujet et que vous souhaitez m'en faire part, d'avance merci

16/11/2006 14:41:00 - Lily

bjr, nous faisons un exposé sur le fonctionnement du commerce équitable. Nous souhaiterions les chiffres les plus récents sur le commerce équitable (résultat mondial). merci d'avance

27/11/2006 09:21:00 - bruno

Nous faisons actuellent dans le cadre d'un projet scolaire des recherches sur le cout des transports dans le commerce équitable pour les comparer à ceux du commerce international non équitable

19/12/2006 10:54:00 - David et Nico

Madame, Monsieur, Actuellement étudiants à l’IUT de Sceaux (92) en « Techniques de commercialisation », , nous avons pour projet d’organiser dans cette même ville un marché de Commerce Equitable le 5 mai prochain pour sensibiliser la population à ce commerce encore méconnu. Afin que cette prise de contact soit plus complète nous aimerions mener des interventions auprès des établissements scolaires de la ville de Sceaux. Serait-il possible alors de savoir le coûts de vos interventions (un devis) afin d’établir un budget prévisionnelle de notre deuxième partie de projet ? Si vous désirez des informations supplémentaires, n’hésitez pas à nous contacter à cette adresse : nanoudak@hotmail.com Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous adressons, Madame, Monsieur nos respectueuses salutations. Les étudiant de l’IUT Le 17/01/07

17/01/2007 18:44:00 - Anne

bonjour, je suis actuellement occupée de préparé un exopsé sur le commerce équitable et je voudrais savoir si ce serait possible d'avoir les informations suivantes : quels sont les acteurs du commerce équitable (les pays, régions...), ou se trouve essentiellement les commerce équitable, pourquoi et dans quel(s) but(s). Et enfin l'historique du commerce équitable. En attente d'une réponse de votre part, je vous adresse mes salutations.

23/01/2007 16:32:00 - lucie

Bonjour, je voudrais savoir s'il serait possible de recevoir de la documentation concernant le commerce équitable car je suis éléve de terminale STG et j'ai besoin de quelques renseignements. Merci de les envoyer a l'adresse ci-jointe q.fremond@laposte.net

20/04/2007 10:55:00 - Quentin

Bonjour, je suis moi aussi entrain de réaliser un petit exposé pour ma classe sur le commerce équitable. Auriez vous quelues données économiques à me faire partager telles que la taille du marché en europe, au niveau mondial, le taux de croissance annuel du marché, les produits les plus vendus, les plus grandes marques et les labels dominants...

10/06/2007 13:17:00 - Oriane

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