Quelle Connery, Sean !
le 08/03/2009 - par Axelle Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !L’histoire semble dingue, pourtant elle est véridique ! L’ancien James Bond aurait « arnaqué » un ancien ami promoteur immobilier de plusieurs millions d’euros. Et cette aventure de 007, à défaut de sortir sur les écrans, devrait se terminer devant les tribunaux suisses. La question reste de savoir si Sir Sean fera le voyage des Bahamas pour se défendre en Suisse …
Car si des officiels suisses se sont rendus chez Sean Connery pour lui remettre sa convocation, il n'est pas du tout sûr qu'il s'y rende : « ne sait rien de cette affaire et n'a, à ce jour, reçu aucune convocation» (commentaires de son porte-parole). Mais avant d'étudier plus précisément cette option, revenons d'abord sur les faits (ça peut toujours servir !)
Nous sommes dans les années 1970 ; Sean prête 3 millions de livres sterling à un ami franco-suisse promoteur immobilier qu'il a rencontré par l'intermédiaire de sa femme, l'artiste française Micheline Roquebrune afin de l'aider dans ses placements. Un problème personnel (présomption de détournement par son ancien comptable), force Sean a réclamé ses fonds à son ami. Mais le contexte immobilier étant, le promoteur ne peut rembourser immédiatement Sean. Néanmoins, il lui laisse en garantie une série d'actifs (titres, diamants et une villa sur la côte d'azur) pour une valeur de 10 millions de livres (pour les 80's, soit environ 50 millions de livres aujourd'hui).
Mais Sean ne se contente pas de garder ces biens en garantie ! Il décide de s'en débarrasser pour se rembourser. Ainsi, il vend la villa en 1988 pour près de 15 millions de francs et un solitaire. Le hic est que Sean n'avait aucun droit de vendre ces biens puisqu'ils ne lui appartenaient pas ; la famille du promoteur réclame donc les plus-values réalisées (normal non ?). Sir Sean ne l'entendant pas de cette oreille, la famille a donc décidée de porter l'affaire devant les tribunaux ; ce qui coûterait une fortune ! Et c'est le spectre d'un tel procès qu'agitent devant Sean la famille plaignante, espérant ainsi contraindre l'acteur à régler le problème hors des tribunaux.
C'est sans compter sur les 2 traits de caractères prédominants chez Sean : sa radinerie (ah les écossais !) ou ce que l'on appelle une « étroite gestion financière » (véridique !), et son goût pour les poursuites judiciaires.
Pour la radinerie, l'exemple le plus frappant est le lieu de résidence de l'acteur : les Bahamas, paradis fiscal bien connu. Mais on peut également citer un autre exemple totalement dingue : Sean peut refuser de signer des autographes pour que ses fans ne les revendent pas sur le net (hallucinant, non ?).
Quant aux poursuites judiciaires, les exemples ne manquant pas : il a mené à la faillite le studio Allied Artists en 1977 ; à la banqueroute son ancien conseiller financier Kenneth Richards dans les 80's («J'aurais été beaucoup plus heureux encore si j'avais pu lui botter le derrière devant tout le monde.», dixit Sir Sean à la fin du procès.). Et depuis les années 90, Sean lance en moyenne 3 actions judiciaires par an !
L'audience étant prévue pour cette semaine du 9 mars 2009, on saura vite le fin mot de cette histoire totalement dingue ... en espérant que Sean ne soit pas radin au point de refuser de rendre les surplus perçus ! 
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