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Nouvelle géante

Nouvelle géante QLTO 2005

Nouvelle géante QLTO 2005

Retrouvez l'intégralité de la nouvelle géante écrite lors de la semaine des arts 2005. Merci à tous les auteurs !


Il était une fois…

dans une galaxie lointaine, très lointaine (mais vraiment très, très, très, très, très, très, très lointaine), une créature arachnide rouge et verte qui se balançait lentement sur un trampoline géant.

Cette nouvelle épreuve des jeux paragalactiques se déroulait dans une atmosphère de folie. Les marsouins nains s'exclaffaient, la femme à barbe et à trois bras tentait vainement d'attraper la queue du saddrack, tout se déroulait comme prévu dans le script initial, à la notable exception de ce que la famille royale de To-ni-fa (une planète peuplée de mille-patte géants) n'avait pas pu se joindre aux festivités.

En effet, il y avait un apéro organisé par « Quand se télétransportera-t-on ? » avec des cadeaux de mabouls à la clé.

On y retrouva les éternels habitués : Dédé le gentil hanneton, euh non, en fait lui s'était fait engloutir par un affreux mille patte psychopathe répondant au doux nom de Blath, flanqué de son accolyte inséparable Martinet (ou comme chacun sait Blath et Matinet) ;les éternels habitués – donc – s'étaient tous fait bouffer à cette bouffe, même la famille royale.

Seulement personne n'avait été digéré par cette Blath, petite à l'extérieur (2cm) mais dont l'estomac mesurait 3 000 000 000 m3. Or comme personne n'avait été digéré, tels le Petit Poucet et ses frangins, ils se tinrent par la main et s'en allèrent explorer l'intestin. Après quelques heures de marche, ils tombèrent sur une sono et une batterie de spots colorés (inutile de me demander ce que cela faisait là, le miracle de la vie sans doute…) et se mirent en tête de lancer une petite teuf improvisée, genre «Nuit de l'estomac». Quand soudain...

 

SPROTCH !

 

 

Devant la violence inouïe de cette scène, qui pourrait choquer les plus impressionnables, nous préférons ne pas expliciter…

« Et merde ! » s'écria Jean-Claude en essuyant sa chaussure sur le paillasson.

 

Jean Claude essauya le cafard nain qu'il venait d'écraser lamentablement. Le petit criait au meurtre ! au meurtre ! Mais JC restait coi.

L'incompréhension qui tenaillait maintenant le pancréas de Jean-Claude devenait tout bonnement insupportable. N'y tenant plus, et, alors qu'il avait fait la promesse qu'on ne l'y reprendrait plus, Jean-Claude fit un grand écart facial. Là dans un RE - SPROTCH énorme, et avec une esthétique digne d'un 6.0 (note du jury) général, il se fractura l'oreille interne gauche…

Et là c'est le drame… Mais JC était un véritable héros. Après quelques secondes et demi de voyage dans l'au-delà, il se releva péniblement et claque une citation restée depuis lors dans les annales : « Si les galettes Saint Michel était vraiment 100% pur beurre, ce ne serait pas des galettes mais du beurre. »

C'est là qu'il eut l'idée d'initier une nouvelle recette. Il alla donc voir la mère Poularde pour lui proposer une recette de « petits-beurre ». Mais arrivé devant le domicile de la pâtissière, il constata que celle-ci avait disparu. S'était-elle fait enlever ?

Mais non ! Les sables mouvants étaient responsables de cette disparition effroyable pour tous les fins gourmets de Neustrie et d'ailleurs. Cependant des assaillants d'un autre genre se préparaient à réparer cet incident malencontreux.

En effet, la disparition n'était pas réelle. Elle était même voulue. Poularde s'était cachée pour préparer de bonnes recettes de « Laitière » : un gâteau craquant avec de la glace à la vanille et des noisettes grillées. A l'intérieur était caché un papier avec un mot secret à décoder. Là commence le vrai mystère… ! Ouhh…

Sur ce papier, on pouvait distinguer ces trois lettres : P-E-S suivies de cette phrase :

"Ceci est la première clef. La seconde se trouve à mille lieues d'ici, au bord du monde connu, là où même les elfes du bois n'osent s'aventurer. Explore les entrailles de la terre, elles te révèleront la nature de la deuxième clef."

Enfin, au dos, on devinait à peine ces mots :

Celui qui collectera les huit clefs aura percé le secret du…

Le reste était effacé…

Jean-Claude ne comprenait rien à tout cela. Il faut dire qu'il n'était pas bien malin. Alors il se tourna vers Blath et déclara :

« Celui qui découvrira l'énigme se fera prendre par SIM. »

Quelle horrible perspective ! Rien que d'y penser, il sentit son sang se glacer dans ses poils hérissés sur sa poitrine.

Recouvrant son sang-froid, il parvint à sortir son immense engin de son logement. Il le brandit avec fierté, devant Blath effaré.

Celui-ci n'écoutant que son courage prit le-dit engin à deux mains.

« Viens SIM, s'exclama-t-il, je t'attends ! On va voir qui va se faire prendre ! »

« Rira bien qui rira le dernier… »

Et vitement dit, vitement fait, il enfonça le-dit engin dans son corps.

(La décence nous oblige ici à faire une ellipse. Le lecteur imaginatif complétera.)

 

(La décence n'est pas de mise ici. L'écrivain ponctuel imaginatif complétera.)

Et le retira aussi vite après avoir levé les yeux sur son propriétaire et croisé son regard visqueux.

Pendant ce temps, la seconde clé attendait sagement au fond d'un bon vieux marais que notre héros Jean-Claude (JC pour les intimes) vienne la chercher…

Celle-ci étant à mille lieues de là, JC se télétransporta (il était bien temps qu'il se bouge un peu) sur une autre planète et s'admira comme d'hab dans le lac sur les bords duquel il avait lamentablement échoué.

Or la clé ne se trouvant pas dans un lac mais dans un marais, force lui fut de constater qu'il s'était bel et bien planté. Basé, il s'assit, ou plutôt se laissa choir, sur la berfe boueuse, et tacha ainsi le fond de son pantalon.

Le pantalon taché, la clé si proche et pourtant si inaccessible… JC était sur le point de sombrer dans la dépression, quand soudain il aperçut un point lumineux virevoltant dans l'air autour de sa tête. C'était bien sûr… la fée clochette qui après avoir consulté Peter Pan était venue rendre visite à JC qui n'était pas en état pour lui avouer que…

… la deuxième clé n'était pas si loin que le mauvais sort, qui s'acharnait sur le malheureux JC pouvait le laisser penser. Le jeune homme scruta les alentours et avisa un buisson d'ajoncs qui avait échappé à sa fouille méthodique. Son cri de victoire confirma à la petite Clochette que JC avait eu raison de ne pas se décourager. (Notons que Clochette, trop gentille, était allé récupérer la clé, désespérée par la lenteur de JC…) Il revint vers elle, le précieux trophée à la main, un air triomphant sur le visage.

« Tous en un, Toti… ! » s'exclama-t-il la regardant droit dans les yeux. Il regarda la clé, une petite clé en argent qui aurait pu être celle d'un coffre en bois. Pourquoi en bois ? Et pourquoi pas ? Il la glissa dans sa poche, embrassa Clochette et s'en alla sans même lui dire au-revoir.

Manque de bol, le méchant Troll Grosbill n'aimait pas qu'on embrasse sa copine Clochette. Il lui colla donc un gros pain. Pauvre JC avec sa petite tête toute éclatée…

Il aurait dû réfléchir à deux fois avant de s'élancer sur Clochette. Mais, face contre terre, le nez dans la mare de son propre sang, il vit reluire une étoile… Après une longue réflexion, il comprit que c'était le reflet de la troisième clé pendue à un arbre. Mais Grosbille était toujours là, solide comme un roc.

Alors il s'écria : « Explosion dans ton fion ! » « Ce soir, à la dictée du Foy's, je vais me craquer ! » ponctua Grosbill.

Mais JC pensa alors qu'il était temps de s'en aller, n'étant visiblement pas de taille. Il partit donc réfléchir à une stratégie en prenant ses jambes à son coup.

Mais il fut rattrapé par Jérémy Galticlus, centurion de son état. Et le romain cruel décida de crucifier le pauvre JC en lui imposant un raoût de vinaigre. Ce fut affreux…

Ce qu'il ne savait pas, c'était qu'une clé était cachée dans ce raoût de vinaigre. Etranglé par la clef qui ne parvenait pas à entrer dans sa trachée, un long calvaire commença pour JC.

Assis à l'observer, le sombre centurion jubilait à la vue de la souffrance du pauvre garçon. Ils sont fous ces romains.

JC se réveilla en sueur, le cœur battant et le rire du centurion ebcire résonnant à ses oreilles. « Bâtard de sa race » pensa-t-il ! Décidant de briser l'état de torpeur/stupeur dans lequel il se trouvait, il se mit en routen alors que le coq chantait, vers la distribution de pain pour laquelle il risquait d'ores et déjà d'arriver en retard. Sa serviette autour du sexe, il sortit d'un pas décidé et néanmoins songeur.

Il décida d'abandonner la serviette et repartit à la recherche de ses clefs. Tout à coup, il tomba nez à nez avec Dark Vador qui lui lança un défi : la clef contre une épée Tati ! JC releva le défi…

Seulement les pauvres magasins Tati avaient tous fermé. Il se trouvait donc dans l'impossibilité de relever le défi. Il allait donc partir mais Dark Vador le rattrapa et lui dit : « Je suis ton père ! »

 

« Pourquoi m'annoncer cette nouvelle maintenant? Tu aurais pu m'inviter chez Bataille et Fontaine! Ca aurait été plus fun !

- Quoi ?

- Mais oui, tu sais, le rideau.

- Quoi ?

- Tu regardes jamais la télé ?

- Non, je n'ai pas la télé chez moi. »


18/02/2008


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