Le Savant Fou
le 29/05/2007 - par Shanilara Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Ou l'horreur à base scientifique. Ici, pas de magie, pas d'inexpliqué, pas de monstres gothiques. Le plus souvent, un homme, qui cherche à percer des secrets qu'il aurait dû laisser enfouis (ce qui est souvent la morale de l'histoire d'ailleurs : il est des choses que l'humanité n'est pas destinée à connaître). Quelques fois, la notion d'accident technologique. Et d'autres fois, des choses positivement invraisemblables, si ce n'est que l'auteur se sert de la science et de la technologie pour faire frissonner son lecteur.
Le premier roman auquel nous allons nous intéresser ici est Le Cerveau du Nabab (Donovan's Brain, 1942) de Curt Siodmak, roman adapté deux fois au cinéma. Il met en scène un savant, donc, peut-être pas tout à fait fou mais pas loin, qui travaille sur la conservation du cerveau après la mort, en le plongeant dans une solution saline. C'est là que l'avion d'un millionnaire, W.D.Donovan, s'écrase non lui de son labo. Ni une, ni deux, notre joyeux scientifique récupère le cerveau dudit millionnaire, et le plonge dans son aquarium. C'est là que les choses se gâtent : petit à petit, le cerveau mute et devient capable de dominer la personnalité du héros. Et, apparemment, Donovan n'est pas homme à s'embarrasser de scrupules quant il s'agit de trouver un héritier convenable à sa fortune...
L'Homme qui rétrécit (The Shrinking Man, 1956), de Richard Matheson, est souvent considéré comme un roman de science-fiction et non d'horreur. Mais je me demande quand même si une histoire où un homme finit coincé dans une cave à affronter une araignée qui, pour lui, est devenue géante (genre Sam Gamegie face à Arachne), n'est pas un peu horrible sur les bords... Le héros, Scott Carey, traverse une brume radioactive qui réagit avec des traces d'insecticides présentes dans son organisme. Et de cette réaction certes un chouilla capilotractée, découle tout le reste de l'histoire : Scott commence à rétrécir, lentement mais sûrement, à un rythme régulier d'un septième de pouce par jour, soit environ une dizaine de centimètres par mois. Au fur et à mesure, sa vie se détériore autour de lui, à commencer par ses relations avec sa femme qui, pour une raison évidente, perdent assez vite tout aspect physique. Pour finir, réduit à une vingtaine de centimètres, il se retrouve coincé dans sa cave, attaqué par un oiseau et par son chat, puis, plus tard, par une veuve noire. Et la question se pose : jusqu'à quel point peut-il rétrécir avant de passer à zéro... ?
Vous pouvez aussi lire avec un certain plaisir Les Femmes de Stepford (The Stepford Wives, 1972), d'Ira Levin, mais je ne m'étendrai pas dessus pour la simple raison qu'il tient par moment beaucoup plus de la satire que de l'horreur.
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