Les Sorcières de Lancre
le 03/06/2008 - par Shanilara pour QLTO Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Ce trio assez improbable a tendance à semer la désolation un peu partout, car si le village de Lancre s'est habitué à ses sorcières, le reste du monde par contre n'est pas forcément préparé pour quelqu'un comme Mémé Ciredutemps, qui avance tout droit en partant du principe que ce sont les montagnes qui s'écarteront pour la laisser passer.
L'Université de l'Invisible ne forme que des hommes, et leur art est très différent de celui des sorcières de village. Les trois qui nous intéressent sont une parodie des Sorcières de Machbeth : la mère, la jeune fille, et la vieille femme (the Mother, the Maid, the Crone). Elles officient dans la région de Lancre et sont les héroïnes de plusieurs des romans de la séries, dont notamment Mécomptes de Fées et Trois Soeurcières. Ces trois sommités de la région sont très différentes mais toutes aussi réjouissantes dans leur genre.
Il y a d'abord Magrat Goussedail, la jeune fille. Magrat est un peu la hippie des sorcières ; dernière en date à atteindre ce statut convoité, elle fait figure de jeune romantique, surtout auprès de ses compagnes plus terre-à-terre. Elle aime avoir des fleurs dans les cheveux, de belles robes flottantes, et des pendentifs couverts de symboles mystiques. En l'occurrence, son physique plutôt ingrat et une tignasse rebelle ne lui permettent pas autant de fantaisies qu'elle le souhaiterait, mais cela ne l'empêche pas d'essayer. Elle croit en l'amour et en la bonté intrinsèque de l'être humain, elle pense que les Contes de Fées sont quand même de belles histoires et devraient arriver plus souvent dans la vraie vie, et elle espère qu'un jour ses deux consœurs la prendront au sérieux. En bref, elle se plante complètement sur à peu près toute la ligne.
Il y a ensuite Gytha Ogg, dite Nounou Ogg. Elle est la mère, celle du trio de sorcières, mais surtout celle d'une tripotée d'enfants dont certains sont nés quelques années après la mort de leur père officiel (même si personne n'osera jamais lui en faire la remarque). Elle règne en matriarche absolue sur une tribu de fistons surcouvés, de belles-filles terrifiées et de petits-enfants pourris-gâtés. C'est une bonne vivante, qui ne crache jamais sur un repas et/ou un petit verre (ou plusieurs), et son caractère plutôt facile à vivre (sauf, on l'aura compris, par rapport à ses belles-filles) la pousse à souvent faire le tampon entre ses deux comparses. Ce que lui reprochent le plus les gens est sa voix chantée, un véritable calvaire, surtout quand un repas bien arrosé la pousse à entonner une chanson plutôt crue concernant les mésaventures d'un certain hérisson...
Et enfin, il y a Esmeralda Ciredutemps, la viei... euh, la dernière des trois. Connue sous le nom de Mémé Ciredutemps par tous ceux qui ont entendu parler d'elle (et ils sont nombreux), la dernière des sorcières est aussi la plus respectée (je n'ai pas dit "crainte". mais je pourrais). Sèche et revêche, elle pratique en général un art connu sous le nom de "têtologie", qui marche très bien sur le commun des mortels. Mais, le cas échéant, elle peut aussi recourir à une magie beaucoup plus puissante que les autres sorcières - ce dont elle se garde bien de faire étalage. Elle tente souvent de faire croire à l'observateur ignorant qu'elle est dépourvue de cœur et de la compassion la plus élémentaire, et y parvient très bien, merci pour elle.
Ce trio assez improbable a tendance à semer la désolation un peu partout, car si le village de Lancre s'est habitué à ses sorcières, le reste du monde par contre n'est pas forcément préparé pour quelqu'un comme Mémé Ciredutemps, qui avance tout droit en partant du principe que ce sont les montagnes qui s'écarteront pour la laisser passer.
Lire le dossier :
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Rincevent
Cohen le Barbare et la Horde d'Argent
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