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Mlle Boulette au Japon

Dimanche 2 juillet : Journée en famille à Uji

Dimanche 2 juillet : Journée en famille à Uji

Mlle Boulette part en excursion à Uji !


Lire l'épisode 3

Matinée : Douche, petit déjeuner presque français, navigation sur le net, jeux avec les enfants, dont je ne comprends pas le dialecte puéril, (mon niveau de japonais m'attriste, mais pas assez pour que je le bosse), glandouille, déjeuner de pâtes avec jambon et autres petites choses fines que je dois mettre cette fois ci dans un liquide brunâtre qui ne ressemble à rien mais qui n'est pas mauvais, puisque j'en mange trop et vite.

 

13h00. Départ pour Uji, près de Kyoto, une jolie ville me dit-on.

 

13h45. Nous partons avec le guide qui nous a fait poirotter vingt minutes. Yoko et Aki ont loué ses services pour l'après-midi, conversation anglais/japonais, mais son accent anglais est à couper au couteau, et souvent, quand je pique du nez à cause de la fatigue ou de l'ennui, j'acquiesce simplement et le feinte.

 

14h00. Le temple de Godaiji, qui est sur les pièces de 10 yens, mais je ne sais pas si c'est le recto ou le verso, à vrai dire c'est très dur de le savoir, car les pièces n'ont pas leur montant écrit dessus.

Le temple est magnifique, tout comme les jardins et l'étang aux lotus. Le Bouddha de trois mètres est super impressionnant, et offre une telle impression de sérénité que je baille. Je m'inquiète aussi un peu pour mes chaussures que j'ai laissées à l'entrée comme tout les monde, j'ai beau savoir qu'au Japon, c'est ok, cela ne fait pas assez longtemps que j'y suis pour avoir totalement confiance.

 

14h30. Je récupère mes chaussures, dieu merci. Ni perdues ni volées ou envolées (on ne sait jamais).

 

15h30. On marche depuis une bonne heure, ça fait long, même si le paysage et l'histoire de la ville sont très beau et intéressant.

 

16h00. Musée du Dit du Genji, premier grand roman japonais, écrit par une femme (c'est pas en France que cela serait arrivé, et pourtant le Japon est un pays de macho). C'est le fleuron de leur culture, qui est à la littérature japonaise ce qu'est le Clemenceau à l'aéronautique française. Amour, trahison, guerres, suicides, le Moyen Age japonais dans toute sa splendeur. Le film du musée est sympa, mais les poupées qui « jouent » dedans sont d'un ridicule, leurs sourcils sont au niveau de la racine des cheveux et leurs lèvres ressemblent à des trèfles à quatre feuilles. La voix japonaise qui me susurre des mots anglais dans mon oreille est sûrement celle d'un vieux drag queen qui vient de perdre ses attributs masculins.

 

17h00. Cérémonie du thé, on fait tous ça à l'arrache, même ma famille japonaise ne sait pas comment ça se passe, le guide aussi est un peu largué mais n'ose pas l'avouer. Activité obligatoire au japon, et surtout à Uji, plus vieux producteur de thé vert du pays. On sort de là avec des escarts et des fourmis dans les pieds qui durent un quart d'heure. De vrais gaijin (étrangers) qui ne supportent pas d'être assis sur leurs pieds pendant plus de quinze minutes. On est morts de rire avec nos jambes flageolantes qui ne nous portent plus, et ils se moquent de moi quand je manque de me casser la figure.

 

17h30. Le guide parti, nous nous reposons dans un petit restaurant de sucreries et glaces. Je prends le dessert qui ressemble le plus à un plat français : fruits, chantilly, gaufrette, glace à la vanille. Seule innovation : glace au thé vert, pas si mauvaise que ça, mais ça surprend quand même. Le reste avait l'air douteux, mais eux le considéraient avec attention et même gourmandise. Curieux.

Yoko prononce trois mots de français : elle ne sait que compter jusqu'à trois, alors je lui apprends à aller jusqu'à 12, avec la chanson « allons dans les bois » (oui je sais, la honte! mais que ne ferait-on pas pour pouvoir parler français). Sakura dit que je suis un professeur exigeant, mais je pense qu'elle a du dire chiant, parce que Yoko est trop gentille pour traduire mot à mot les paroles de ses enfants.

 

19h00. Spectacle de U, cormorans. Ils aident pour la pêche, car la corde qu'ils ont au cou les empêchent d'avaler le poisson, et les pêcheurs n'ont plus qu'à les faire déglutir. J'essaie d'imaginer ça version humain, c'est pas très probant. Voir ça dans le noir, avec la lumière des hôtels derrière et du feu sur leur barque est très impressionnant. Dommage que je ne peux pas être totalement attentive tellement j'ai envie de faire pipi, et que je ne pense qu'à ça.

 

20h30. Restaurant italien. Enfin ce que les japonais en ont fait. Trois malheureuses pizzas (chèvre, reine et l'autre je comprends pas ce que c'est, mais c'est moche de tout façon), le reste c'est pâtes ou riz. Tiens tiens. Je prends des carbonara, car je ne connais pas les autres sauces « italiennes ». Ma famille est surprise d'apprend que je sais faire des pâtes carbo (trop dur) et qu'il existe une 30aine de pâtes différentes (voire plus, mais bon). Les yeux de Yoko grandissent, elle adore ça.

 

21h30. Enfin à la maison. Yoko m'explique avec beaucoup de patience comment aller et revenir à la gare de Hirakata shi (centre ville). Curieusement je comprends presque tout, mais ça surprend Yoko, alors elle me répète tout trois fois, à la japonaise (ils adorent ça, c'est une vraie plaie)

 

23h00. Repos bien mérité (je suis une vraie mamie, j'ai besoin de beaucoup de sommeil et je récupère lentement), surtout que je me lève tôt. Nuit encore pas terrible.

 

Grosse bourde : 0 (j'en suis aussi étonnée que vous, après un si bon début !)

Petite boulette : 0, une journée vraiment sympa, je me sens bien alors fais peu de bêtises (dans quelques jours se me sentirai tellement bien que j'en ferai plein, rassurez vous).

Boutons de moustiques : 8, là ça commence à ne pas trop être drôle, si ça double chaque nuit…



Lire l'épisode 5


29/07/2006


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