L'ESSEC 3e au raid Centrale!

le 15/05/2009 - par Jean Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !

Nos trois équipes: Raid&Sec, Raidtrappes-moi si tu peux et Total 1 ont finit la semaine du raid centrale en accrochant la troisième place du podium pour les Raid&Sec, en donnant tout et en vivant une aventure sportive et humaine hors du commun pour les trois équipes. Les Raid&Sec en la personne de Jean Espinasse vous font partager cette semaine de folie instant après instant.

L'ESSEC 3e au raid Centrale!

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Raid Centrale, 11ème édition.

Ardèche, du 25 au 30 avril 2009

 

« Le plus difficile n’est pas de gérer l’exceptionnel, mais le quotidien »

     
Jour 0 :

Après une semaine de diète (assez dure à vivre pour Nathalie) c’est à 7h50 que l’équipe se retrouve à Gare de Lyon. Jean qui a dormi sur Paris pour profiter de minutes de sommeil additionnelles précieuses (stratégie qui se révéla au final mauvaise !) rejoint le groupe directement à la gare, il continue d’ailleurs sa nuit sur puis sous les moelleux sièges des TGV SNCF. Après un stop à Valence Ville pour profiter de la vue sur le château de Crussols, l’équipe se rend à Valence TGV pour arriver, via le bus, à MONTPEZAT SOUS BEZON. Temps sec, terrain en bon état, 124 spectateurs : les concurrents plantent la tente sur le terrain de foot. On en profite pour discuter avec un autochtone du village, qui a su nous donner le nombre d’auberges et hôtels présents sur la commune en 1700. Les tentes sont déballées : une bonne odeur embaume le village, on croyait pourtant que la spécialité du dijonnais était les condiments, pas le fromage….

S’en suit un parcours d’essai à vélo. Nathalie commence à faire parler de sa personne avec ses premiers contacts avec les réparateurs de VTT ; en cause : les freins. Le parcours d’essai se compose d’une jolie petite descente, que Nathalie descend plus que précautionneusement… les garçons remercie dans leur tête Clémence… et regrettent que le stage de remise à niveau n’ait pas duré plus longtemps. Pour la peine, on le fait deux fois !

Reste la question des autres participants. On se jauge assez bien sur l’épreuve à vélo : on monte vite. Reste les descentes : à voir ce que valent les autres ?

Cérémonie du soir : on nous promet en dessert des tartes qu’on attendra bien longtemps. On nous annonce aussi que demain, ce sera froid, très froid…. Nous sommes prévenus.

 

Jour 1 :

C’est sous une petite pluie que le départ « mass start » (ie : tous les concurrents ensemble) est donné (petite pluie que Yoann a pu gouter en exclusivité grâce à son positionnement stratégique sous la tente).

Au programme 43 km sans compter la C.O., le tout commençant par une première montée de 400 mètres de dénivelé positif (D+) suivit d’une deuxième bosse de 600 mètres de D+. Très gros début de course de l’équipe 15 qui arrive, à notre grand étonnement, à accrocher les oranges d’EDF. David et son équipe de Total 1 sont déjà bien devant, l’équipe de Guillaume B. dans le peloton.

Petites anecdotes de la course :

-          dans le plus dur de la première bosse, surprise quand l’équipe de David s’étant complètement plantée sur un circuit pourtant balisé (!!) revient sur le bon chemin juste devant nous, avant de s’envoler vers le sommet et nous déposer une deuxième fois.

-          Arrivée de la course à pied, sur le plateau : le vent, la pluie et le brouillard ont raison de beaucoup de concurrents. Nous ne prenons même pas tout le temps autorisé au checkpoint : nous repartons à vélo pour bonne dizaine de km de plat relatif. Sans doute un peu trop vite, puisque Jean y oublie le roadbook, avec toute la légende des signes pour la C.O…. Bi joué !

-          C’est alors qu’on découvre toute la poésie de la langue allemande et la richesse de vocabulaire de Nathalie, qui utilise environ 30% de son énergie à réchauffer ses mains, 30% à pédaler et le reste à crier/injurier tout ce qui bouge et le reste avec…

-          Les vertiges de Yoann au checkpoint avant la C.O. Avez-vous déjà vu cette immense tour de contrôle, cette somme de muscle et de volonté, vaciller comme si le colosse avait des pieds d’argile ? Yoann continua grâce à se seule volonté de fer, le temps pour son corps de se réchauffer au début de la C.O..

-          Superbe C.O. où l’équipe ne manque qu’une seule balise sur le parcours initial fixé. C’est dans cette discipline technique que le jeu d’intox entre équipe commence véritablement : Nathalie en fait les frais avec EDF… que nous leur rendons bien en trouvant la balise et partant à pas de loup, faisant semblant de la chercher encore et en les éloignant de la balise convoitée !  La fin de la C.O., pour ne pas dépasser le temps imparti de 2 heures et un véritable sprint de 5000m sur neige. Dans une bonne volonté de raccourcir le chemin, Jean indique la route à Nathalie en faisant lui même le tapis rouge. Fin en 1h57. 36 points…. Très bon score d’après l’organisation. On reprend les vélos ?

-          Fin de journée plus facile que prévue puisque la voie romaine étant devenue glissante avec ces conditions climatiques extrêmes, tout est remplacé par de la route : « Nathalie, allume ! ». On avale les km en 38 minutes… certains en mettrons 19… Stupeur le soir devant cette réalité. « Puté, en vélo, on prend notre tarif ! ». Nous apprendrons deux jours plus tard que certains ont été transportés en camionnette ou en voiture, puis ont de manière très loyale pointé la badgeuse.

Le soir, classement bizarre car toutes les équipes ont le maximum de points possibles, avec pourtant plus de 20 abandons signalés par l’orga ! (les points sont attribués aux équipes en fonctions du nombre de membres présents à l’arrivée de l’épreuve. Qu’importe, David joue la tête du classement, l’équipe 15 est 5éme. De belles perspectives ! mais toujours la pluie… et les premiers massages. Guillaume G. : « non, le massage, pas pour moi, j’aime pas ! ». On en reparle demain ?

Pendant le repas, Jean fait son malin : « hé hé, même les profs me laissent des messages moi ! ». La suite lui révélera encore des surprises. Et Nathalie dit aux réparateurs des vélos : « rigolez pas, serrez mon frein ! ».


Jour 2 :

Surprise, on commence avec du sec, presque du soleil par instant : avant cette journée de la mort (+ de 60 km dont un bon 1000 mètres de D+ à vélo). Nous nous levons tard : 8h00 ( !) car les ordres de départ sont inversés !! Quelle bonne idée, du moins le pensait-on. Guillaume G. avait apparemment bien dormi : sans s’en rendre compte, ce point sera un excellent indicateur de notre performance.

L’équipe rejoint le site de via ferrata sans pb après 8 km course. Bonne course d’ailleurs : l’équipe apprends à se connaître rapidement en course à pied, les rôles sont bien définis, les automatismes se font. C’est là que la longueur de la journée se fait sentir : 2heures d’attente pour faire cette p… de viaferrata. Elle était bien, mais quand même !  Résultat : on repart à 13 heures passées pour les 53 ( !) km restant, et le repas de midi est encore loin (12km à pied). Bonne course, très exigeante, tant en montée où Jean tente désespérément de faire manger Nathalie, qui refuse toujours de bécoter les restes de barre grany concassés que lui propose son partenaire de corde, via le relais de Yoann !

C’est dans cette course que le malheureux concurrent Thibaut de l’équipe de Total perd littéralement ses deux genoux. Le médecin est formel : « toi, tu ne cours plus pendant 3 mois ». Les larmes lui viennent ! Pendant ce temps tragique, Nathalie va draguer le buraliste de la place pour se faire offrir un coca. Nathalie, tu es en Ardèche malheureusement, et le bar n’a pas de coca : il s’en excuse en lui offrant un jus multivitaminé. On s’apprête à enfourcher les vélos… pas de Nathalie. « Mais elle est où, elle se maquille ou quoi ? ». La voilà qui revient, grand sourire : « non, je suis allée voir le second bar et ils avaient  du coca ! » Offert bien entendu ! « Normal, je suis blonde ». « Ah, bon » répondent incrédules les partenaires.

Le vélo donne l’occasion de se découvrir une nouvelle fois : « Gauche », « Droite ». Ces mots doux viennent de la petite voix de notre chère amie d’outre-Rhin. « Merci et bon courage » s’empresse d’ajouter Jean. Cette épreuve a des allures de Tour de France : longue et large route qui s’élève régulièrement vers le col, avec de nombreux lacets. Sauf que les ravitaillements font défauts : au checkpoint, pas d’eau ! « On a attendu 2 heure forcées à la viaferrata, on peu pas avoir droit à 10 minutes de plus ici pour attendre la nouvelle citerne ? » Avis négatif de l’orga… on repart penaud.  Mais quel belle mécanique, ces machines allemandes ! Quelle caisse ! Et Jean finit la montée avec Guillaume G pour les derniers mètres. « Putain, Guillaume, tu as pris le vélo de ta petite sœur ou quoi ? ». Guillaume a bien regretté de n’avoir pas assez élevé sa selle, il avait pourtant bien dormi ! La journée se fini par une belle et très technique descente du raid, descente la plus technique selon certains. Encore merci Clémence, là on voit la différence !

Et l’équipe fini à plus de 20 heures, les pieds dans les sources d’eau chaude de St Laurent les Bains. Pas de douche : repas direct ! Et guillaume G. qui va s’endormir sous les soins appliquées de deux kinés (de sexes opposés, bien entendu !). Retour au camping vers 23h passées : et merci l’orga pour avoir monté la tente, mais pas pour avoir laissé la masse sous la tente, ce qui m’a bien tordu le cou toute la nuit ! …Après une douche collective dans des box individuels (et oui, on est une équipe, une vraie). Dernier détail, Nathalie va voir les réparateurs de vélo : « et mon frein ? z’avez rien fait ! »

Bilan, l’équipe est troisième, propulsée sur le podium. On n’y croit pas, mais la volonté est là !

 

Jour 3 :

Départ raisonnable à 8h00 par une montée dont l’orga du raid a le secret. On tente d’accrocher les Fennecs (ie : polytechnique, second au classement). Après un temps d’illusion, on lâche le rythme dès qu’on quitte la route. Mais grosse course pour notre équipe, au maximum de ses capacités. Belle équipe 15 qui « sait se mettre dans le rouge », et ce dès le début de la journée. Après ce chemin, retour à la route pour une fin de course un peu plus plate… C’est le moment que choisi Yoann et Jean pour accélérer et finir tambour battant, dommage, Nathalie aurait voulu marcher...

Nous partons pour un run and bike de 16 km, de profil plutôt descendant. Un peu trop d’ailleurs au début pour Nathalie et Guillaume, qui parte la fleur au fusil sur les deux seuls vélos en se plantant de chemin direct : ça commence bien ! Une fois remis sur la bonne route, il faut remettre Guillaume sur son vélo : chose pas facile quand, trop fatigué, il n’a plus la force d’appuyer sur les pédales ! Scène assez drôle quand Guillaume tombe trois fois sur dix mètres… Ce run and bike est très dur, l’équipe 15 en bave et … se trompe de chemin avec EDF (on les aime bien cette année)… et perd dix minutes après cet errements qui a le don d’énerver le porteur du roadbook. Le parcours se fini avec les vaches, dont nous traversons littéralement le champ. C’est peut être ce qui a déstabilisé Céline de l’équipe « Raidtrappes-moi si tu peux » qui s’écorche le genou : deux points de suture.

Nous enfourchons les vélos avec la bonnes nouvelles que la longue descente sur Pied de Borne, village étape, commence avec d’immondes piste forestières bien larges et sans bosses : « Nathalie, allume ! ». Cette descente à vélo est une formalité, puisque principalement sur chemin carrossable. Jean n’en perd pas moins la carte, que Yoann ne prend pas la peine de ramasser… merci mec ! Heureusement que Guillaume est plus attentif. Au fur et à mesure de la descente, ça sent comme qui dirait meilleur. Je vous laisse deviner où l’on se trouve à l’arriver… en Lozère, pays des merveilles et des possibles.

L’équipe 15 est fourbue, et va d’un pas plus que lent (chrono arrêté bien sur) vers le parcours Cannoying. Bon, une demi heure c’est marrant, 2 heures, ça l’est moins : Nathalie a faim !

Et qui dit Lozère dit retour à la civilisation (pas évident à croire, mais vrai !). L’équipe « Raidtrappes-moi si tu peux » ainsi que David en profite pour se payer un resto ! Et moi qui croyais que c’était des vrais raideurs… Nathalie va voir les mecs des vélos : « mes freins ?!, non mais tu te fous de ma gueule ? ». Elle se rattrape plus tard, quand elle apprend que ce soir, elle n’a pas droit au massage car elle en a déjà bien profité les jours précédents. 10 minutes plus tard, Jean la retrouve sur la table en trains de se faire badigeonner d’huile, avec son coéquipier Yoann : ah bravo l’esprit ! Prévenez pas les copains !

A table, scène mythique. Un mec de Total présente son entreprise : ah, quel bonheur de voir réuni tous ces ingénieurs, Polytechnique, Centrale, ces étudiants d’école de commerce… c’est ici qu’un mec de sup de co Jouy intervient : « HEC ! ». Réponse d’une bonne centaine d’ingénieur comme un seul homme : « ENCULES ». le mec de Total tente de reprendre le bébé en main : « je ne cautionne pas du tout ces paroles… ». Nous sommes radieux ! En plus cette place de troisième est maintenue, mais HEC rode à 45 minutes derrière !

On dort bien (ah la Lozère).


Jour 4 :

 

On se réveille, il fait très beau (ah la Lozère). L’équipe 15 profite des quelques minutes avant le départ pour se faire tirer le portrait. Cette photo restera dans les esprits, je vous le dit ! Et c’est parti pour la journée VIP !

La journée commence avec une douzaine de km à pied, avec presque 700 mètres de D+. Ça fait très très mal aux jambes… Yoann en demande même à un mec de l’orga : « combien de km depuis qu’on est parti ? » L’autre : « 1,4 ! ». Et oui, ça va être long ! Mais quelle équipe que cette équipe 15 qui nous fait encore une course très rapide, qui dépose Air France parti 3 minutes avant nous et réalise le second temps de l’épreuve, après 700 derniers mètres interminables !!!

On enfourche les vélos, en regardant Guillaume : a-t-il bien dormi cette nuit ? La réponse est OUI. Il nous fait la course en tête… avec le vélo de Jean, qui se récupère la daube qui lui servait de monture. Cette course en vélo est longue de plus de 30 km. Une terrible descente nous attend, bien raide et technique, comme Nathalie les aime. Jean en profite pour faire une belle pirouette : ouf, rien de grave. Quelques injures plus tard, nous retrouvons la route, ouf ! Mais les IFMA raid (première équipe au classement) sont déjà là et la chenille nous dépose sur le bitume ! Belle bagarre ensuite, qui voit les Fennecs nous doubler. Puis arrive un croisement tendancieux : quelle route prendre ? Nathalie est déjà partie vers le bas à gauche, Jean vers le haut à droite, tendances politiques ? C’est pourtant à droite qu’il fallait aller : l’équipe 15 se reconstitue bien vite, roule… et voit les Fennecs les doubler une seconde fois. « Houa les nuls, ils avaient la truffe bouchée ou quoi ? ». Mais c’est que Nathalie n’avait pas dit son dernier mot : elle enclenche le turbo et double les Fennecs qui ne nous rattraperons plus ! On maintient la distance et cette troisième place ! Juste le temps de voir un mec allongé sans connaissance sur le bord : c’est bon, les secours arrivent. Et bravo Céline pour ton courage, qui ne lâche que contrainte par l’orga, après plus de 40 km à pied, puisque son genoux ne lui permet plus de pédaler : l’équipe « Raidtrappes-moi si tu peux » finit donc à 3.

Pause de midi, longue pause, puisque les VIP sont là, et qu’il faut leur parler ! Buffet fourni, CO pour le plaisir : l’équipe 15 reste en pause presque 4h !! C’est que les organismes en ont besoin. Petit biathlon pour le plaisir : ah les Allemands, ils ont rien perdu de leurs meilleurs années je vous dis : 5/5 à la carabine ! Et Yoann se fait fumer par un mec monté sur échasses au 600 mètres : pas grave, on a bouffé ses potes rebus de rizière !

On fini la journée en vélo (après remplacement de chambre à air crevée, ouf, ça c’est passé au checkpoint !) jusqu’au camping, que c’est dur, ça commence à tirer vraiment ! Direction les réparateurs des vélos et la Nathalie de dire… ben, elle est où Nathalie ? Et Yoann ? Il ne reste que Guillaume et Jean. On y est, ces deux ont dû se planter au dernier virage et prendre tout droit. Guillaume et Jean installent les tentes, déballent leurs affaires… et préviennent l’orga : « deux concurrents ont du se perde ». Mais on les voit arriver : « bravo champions »!

Le soir, repas avec les entreprises choisies. On fait la connaissance d’Eric Litzer (qui ?) d’Air France : son vrai nom est encore mieux, puisque la signification en français est casseur de cailloux ! Il faut être présentable et Nathalie le sera : maquillage, parfums… il ne manque plus que les talons ! Retour à la tente direct vers 22h30. « Bonne nuit les loulous, demain, on se lève à 2 heures du mat’ !!! ». Le camp s’endors alors, mais Guillaume B. fait résonner sa grosse voie de basse. Yoann, dans une tente à quelques mètres essaye de lui dire de se taire. « Guillaume ?..... Guillaume ?.... GUILLAUME ? ». Réponse de Guillaume G. qui dors dans sa tente à 20 cm : « Quoi ? ». Petite crise de fou rire !


Jour 5 :

Lever en fanfare au sens propre du terme : Trompettes dans le camping avec la musique de Raspoutine ! Lever en pleine nuit, sortez les frontales. Petit flip pour savoir si le duvet de Nathalie est bien resté dans le campement et non mis dans une camionnette : elle dort ici une nuit de plus la petite, elle en redemande ! Sur la ligne de départ, IFMA RAID se positionne. « Dopés » entend-on dans la foule. « Je te le dis, c’est le plus beau compliment qu’on peut leur faire ! ». Guillaume est bien prévoyant, il a prit ses bâtons télescopiques pour seulement 4 km de course à pied. « T’as raison, tu t’en serviras pour le canoë ! ». « Mais non, c’est pas ça : ils rentraient pas dans mon sac ! ». Bon les 15, on a 30 minutes d’avance sur HEC et Air France, donc on gère cette avance et on peut finir 3éme !

Départ tonitruant de Yoann, qui court 100 mètres en tête de la course, mais bientôt doublé par David et son équipe, enfin, ce qu’il en reste. Que c’est reposant de traverser les chemins tracés au cœur de Dame Nature la nuit, dans un calme olympien, où rien ne bouge… Vision idéaliste car vient ce p… de Jean qui braille « Cailloux…. Branche…. Cailloux…. Cailloux…. Eau…. On relance…. Cailloux…. ». On arrive au vélo rapidement, voyant deux chambres à air douteuses, on les balance. Les mecs, c’étaient des chambres neuves fournies en extra par l’orga… Oui, on était un peu fatigués…

Les vélos tournent vite, on tente de rattraper la Lune ! Tout est bon pour gagner du temps : passer dans la rivière au lieu de prendre le pont (et on double HEC au passage !), crier toutes les 30 secondes « Nathalie ? » pour voir si l’équipe est toujours au complet (de toute façon, Guillaume ne répond pas), ne pas se planter et bien suivre la route indiquée (« Yoann, revient ! ») et essayer de deviner où s’arrête cette interminable dernière montée (non Jean, cette lumière n’est pas la frontale du prochain mec de l’orga, c’est une étoile). Dernière (tout est dernier dans cette étape !) descente : Nathalie y laisse ce qu’elle avait encore de force dans la bataille, sa tendinite lui fait très mal. Elle finit en courant et poussant son vélo… Même les mecs de l’équipe de science po nous doublent. Yoann explose : « Putain mais on est où là ?!? ». Réponse : « Du calme, on gère notre avance ». Ne voyez vous pas Yoann qui se positionne volontairement dernier de l’équipe en grommelant… Le principal : éviter l’ennui technique et la blessure. Bonne stratégie : un mec de la deuxième équipe de polytechnique se démet l’épaule… Encore quelques coups de pédales, un pont, un camping, l’Ardèche pas loin… et l’arrivée !! Enfin cette arrivée où l’on peut se vautrer dans la crème de marron pour certains, la tente chauffée pour d’autres. 3éme : place préservée, quelle performance ! Qui l’aurait pronostiqué au début du raid ?

Dernière épreuve non chronométrée car trop dangereuse vu le niveau d’eau dans l’Ardèche, descente de 30 km ( !) en canoë. Nathalie charme le docteur pour qui lui donne une contre indication et hop, les trois mecs se payent cette descente très belle et sauvage à la fois : le pont de l’arc tient toute ses promesses. Mais vite, le froid et le tonnerre sont là !

La remise des récompenses et le repas sera le moment de goûter au plaisir d’avoir fini, bien fini, avant de repartir trop vite chacun de son côté, la tête fonctionnant à plein régime pour retracer les images, comme les corps ne peuvent plus avancer…

 

 

 

 

Ce résumé veut tenter de cristalliser ce qui reste pour nous de très beaux souvenirs. Merci encore à tous ceux qui nous ont soutenus, avant pendant et après, par sms, tèl ou messages via le site ! On ne peut que vous encourager à essayer cette aventure.

 

Jean

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