La fête de l'Huma
le 15/09/2008 - par Clemou Il y a 1 commentaire, n'hésitez pas à réagir !Vous en rêviez, Shamrock l'a fait: une virée à la fête de l'Huma
Un vendredi à la fête de l'Humanité.
Aller à la fête de l'Huma est un passage obligé par tout musico un tant soit peu roots...
Le 12 septembre, c'est tout un folklore qui se met en place pour 3 jours de débats et de musique. Récit d'une soirée dans l'antre du communisme.
L'affiche est alléchante tout comme le tarif : Babyshambles, Tiken Jah Fakoly, N.E.R.D, Dub Inc., Cali et consorts... L'esprit de la fête aussi : tous les sympathisants communistes se regroupent dans un esprit de convivialité pour partager leurs idées. Tout laisse à penser que la fête sera belle.
L'arrivée sur le site est laborieuse et la file d'attente, si chère au parti, se met en place dans une monotonie incroyable. Une fois à l'entrée, mieux vaut avoir du liquide sinon c'est 30 minutes de marche avant le premier guichet...
Une fois entré, le folklore s'étale. Toutes les sections communistes de France et de Navarre tiennent un stand dans les 500 hectares du Bourget. Chacun y va de son message politique et de son plat. Robert Hue se ballade en parlant avec ses camarades.
Après 10 minutes de marche, nous atteignons la grande scène ou Dub Inc. vient de déchainer sa fougue. N.E.R.D fait ensuite le show. Pharell Williams se déchaîne pour la seule date parisienne du trio. Il fait monter une vingtaine de filles sur la scène qui sont à deux doigts de se battre pour embrasser le rappeur. Ce dernier peine à les repousser pour finir son show. Difficile d'estimer la foule mais celle-ci est conquise par la prestation scénique du groupe.
N.E.R.D quitte la grande scène sur son titre phare : She Wants To Move qui met un coup de fouet à l'auditoire.
Alors que les poulettes ont regagné la fosse et que le groupe a translaté en coulisses, Pharell Williams reste sur scène et prend son pied en se la jouant rock star.
Pour finir, le Tonton du reggae africain s'avance sur la scène pour le dernier concert de la soirée. Tiken Jah Fakoly fait danser les foules avec ses refrains répétitifs et ses messages forts.
Ayant écouté sa musique tout l'été, j'attendais une performance de haute volée, digne de son concert gratuit en juin a Cergy. Il n'en fut rien. Le concert ne décolla presque pas à cause d'un mauvais choix de playlist écartant ses hymnes les plus fédérateurs comme Quitte le Pouvoir .
Bien sur, on pourra retenir de ce concert que Tiken a entamé le morceau Plus Rien Ne M'Etonne en acoustique mais cela ne nous enlèvera pas ce goût d'inachevé laissé par le dernier morceau Francafrique où Tiken Jah s'est volatilisé alors que le public commençait a frémir. Et il en fut ainsi... Tiken Jah ne revint pas...
1h de concert : consignes du parti...
Avec cette fête s'envolent mes dernières illusions communistes... Soit l'idéal est louable, mais dans la pratique, la lourdeur de l'administration se fait sentir.
Clémou
1 commentaire(s)
"1h de concert : consignes du parti..."
en même dans tous les festivals, les prestations sont limitées à 1h...enfin je dis ça, je dit rien hein...
par tic et tac, le 2008-09-22 10:40:00
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