Le phénomène Tony Parker
le 21/03/2003 - par Romain Martin Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Tony Parker, alias "TP" (prononcer Tipi) a réussi en très peu de temps à s'imposer en NBA, devenant un titulaire indiscutable de l'équipe des San Antonio Spurs.
Par sa fougue, Tony Parker paraît maîtriser son sujet du haut de ses 20 ans. Décidément, ce basketteur hors norme aime affoler les statistiques. Ainsi sa saison 2001-2002 est pour le moins éloquente : plus jeune joueur de l'histoire des Spurs, plus jeune meneur de jeu de l'histoire NBA dans un cinq de départ, premier français à être sélectionné au Rookie Game, élu dans le cinq majeur des rookies de la saison régulière. Un début que l'on peut qualifier de tonitruant.
Bref retour sur l'éclosion du phénomène. Pour William Anthony Parker, alias Tony Parker, tout commence le 17 mai 1982, jour de sa naissance à Bruges, issu d'un père basketteur professionnel américain et d'une mère mannequin néerlandaise. Il est tout de suite plongé dans le milieu du basket. Pourtant, même s'il suit rapidement son père dans les salles, le petit Tony se passionne d'abord pour le football. Le basket ne lui sera révélé qu'en 1991. La vision des NBA Finals, qui opposaient cette saison les Bulls de Michael Jordan aux Lakers de Magic Johnson, le pousse à tâter de la balle orange. Formé au centre fédéral à l'INSEP (1997-1999), où il est déjà le meilleur élément, l'?uf ne tarde pas à éclore. Peu avant, dès mars 1998, feu le magazine spécialisé Basket Hebdo, lui avait consacré un article et n'avait pas hésité pas à le comparer à Hervé Dubuisson et Antoine Rigaudeau au même âge. Lors de la saison 1998-1999, il s'impose - à 16 ans ! - comme le troisième marqueur de N2. En 2000, il devient champion d'Europe avec l'Equipe de France espoir, mais est surtout désigné MVP (Most Valuable Player) de ce même tournoi. Il rejoint le Paris Basket en 2000-2001. Là, nouvelle confirmation de ce talent en devenir. Meilleur espoir de Pro A, 3e meilleur joueur de Pro A, il s'impose d'ores et déjà comme l'un des meilleurs joueurs français.
Puis commence le rêve américain. Fin juin, il décide de se présenter à la Draft, la sélection des meilleurs jeunes par les équipes NBA. Retenu en 28ème position par les San Antonio Spurs, conseillés par l'agent Rob Meuers, il enchaîne sur un été surchargé. Dans l'ordre : qualifications pour l'Euro Espoirs 2002, ligue d'été avec les Spurs, Euro avec l'équipe de France - la "vraie" cette fois-ci. Avant de se lancer à l'automne dans le grand bain de la NBA. Le rêve devient une idylle quand Tony Parker, devenu titulaire indéboulonnable, joue ses premiers play-offs. Même premier de la Division Midwest, les Spurs sont néanmoins éliminés en demi-finales de Conférence par les Lakers. Actuellement 3ème de la Conférence Ouest, les Spurs doivent beaucoup à leur meneur de jeu prodige. Sous les ordres de Gregg Popovich, avec des coéquipiers tels Tim Duncan, Tony Parker arrive à franchir les paliers les uns après les autres, mais à une vitesse frénétique. Il s'impose avec une facilité inouïe à un niveau que personne ne prévoyait vraiment. Il a faim de victoires et de titres, même s'il garde complètement les pieds sur terre.
Dans la nuit dernière, c'est finalement TP, auteur d'un 10/21 aux tirs pour 22 points, 6 rebonds et 6 passes en 40 minutes de jeu, qui a marqué le panier de la victoire à une seconde de la fin de la prolongation, donnant la victoire aux Spurs face aux Dallas Mavericks sur leur parquet (110-112 ap). Permettant dès lors aux Spurs de relancer dans la course à la première place de la Conférence Ouest. Sa saison 2002-2003 a sûrement gagné en régularité, mais TP sera jugé à l'aune des play-offs. Ses adversaires sont prévenus et n'ont qu'à bien se tenir. TP est là pour mettre le feu aux poudres?
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