Le vainqueur de la Vuelta 2002 est actuellement très vivement critiqué par ses dirigeants. Sa victoire n'a en effet pas effacé sa trahison envers Sevilla dans l'étape de l'Angliru.
Les novices ont trop souvent tendance à l'oublier : le cyclisme est bel et bien un sport collectif. Ce sport se pratique en effet au sein d'équipes dont les directeurs sportifs définissent des tactiques de course. On connaît surtout les principaux animateurs des grands Tours et des classiques. Mais nombreux sont les équipiers qui travaillent dans l'ombre de leur(s) leader(s), sans que leurs efforts soient reconnus par le grand public. Ils sont pourtant essentiels pour construire une arrivée au sprint, défendre un maillot, amener un grimpeur dans les meilleurs conditions au pied des cols, etc?
Au départ d'un grand Tour, chaque équipe a des objectifs. Certaines visent le classement général, d'autres les victoires d'étapes, d'autres un des classements annexes? Ainsi lors de la dernière Vuelta, la Kelme souhaitait remporter le maillot or avec Oscar Sevilla qui avait déjà fait ses preuves l'an passé sur les Tours de France (meilleur jeune) et d'Espagne (2ème). Dans la tête de Vincente Belda, son directeur sportif, Sevilla restait leader malgré le retour au classement général effectué par son équipier Aitor Gonzalez (victorieux d'une étape en ligne et du 1er contre-la-montre à l'issue de la deuxième semaine de course). Ce dernier devait donc aider son chef de file à conserver son maillot de leader de la course. En tout cas, en théorie?
Car Gonzalez, conscient de ses facultés en contre-la-montre, a attaqué son propre équipier sur les difficiles pentes de l'Angliru et permis ainsi à Roberto Heras de contre-attaquer et de s'emparer de la 1ère place. Heras reconnaissait d'ailleurs à l'arrivée de cette étape que Gonzalez lui avait apporté une aide précieuse pour mettre en difficulté Sevilla.
Gonzalez devait être vraiment sûr de ses capacités (il avait quand même effectué un beau début de saison en terminant notamment 6ème du Criterium International et du Giro et 8ème du Tour de Romandie) et a effectivement fini par gagner cette 57ème Vuelta. Pourtant son attitude fait actuellement couler beaucoup d'encre en Espagne et les polémiques vont bon train. Les dirigeants de la Kelme lui ont retiré leur confiance et lui ont conseillé d'aller voir ailleurs. Vincente Belda, en tête, lui reproche son individualisme et son manque de respect des consignes. D'après lui, Gonzalez aurait un comportement relativement hautain vis-à-vis de ses équipiers, mécanos et soigneurs.
Mais si Aitor Gonzalez ne fait plus l'unanimité au sein de la Kelme, sa victoire dans la Vuelta et sa 6ème place au classement UCI font désormais de lui un coureur très demandé. Et nombreuses sont les équipes (Telekom, iBanesto.com, Quick Step?) qui veulent s'attacher ses services. Par son individualisme, Gonzalez a donc fait monter grandement sa cote et nul doute que son prochain salaire sera bien plus élevé que l'actuel.
En tout cas, il n'est pas étonnant qu'il n'intéresse a priori pas l'US Postal : Armstrong a besoin d'avoir confiance en ces hommes et Gonzalez n'a semble-t-il pas le profil du parfait "équipier de luxe" qui doit se dévouer corps et âme au quadruple vainqueur du Tour. Tout le monde ne s?appelle pas Heras?
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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