Le coureur kazakh Andreï Kivilev est décédé à l'âge de 29 ans, suite à sa terrible chute dans la deuxième étape de Paris-Nice.
Histoire tragique que celle du coureur de Cofidis. C'est à St Etienne que sa carrière professionnelle a démarré, lentement, mais aussi là que sa vie s'est brusquement éteinte mercredi dernier. Andreï Kivilev a chuté face contre terre, mardi, à une quarantaine de kilomètres de l'arrivée à St Etienne, avant la traversée de Saint-Chamond. Plongé dans le coma depuis sa chute, son état de santé s'est aggravé dans la nuit. Ses blessures - fracture de l'os frontal, plus de l'air et du sang dans le cerveau - lui ont été fatales. Selon des témoignages contradictoires sur les circonstances précises de l'accident, la chute aurait été provoquée soit par l'arrêt d'un coureur pour une raison mécanique, soit en touchant la roue d'un autre concurrent. Toutefois, au moment de l'accident, le Kazakh ne portait pas de casque de protection. Obligatoire pour les autres catégories de coureurs, le casque est seulement conseillé par l'Union cycliste internationale (UCI) pour les coureurs du peloton élite. Mais ce casque lui aurait sûrement sauvé la vie.
Andreï Kivilev était domicilié à Sorbiers, près de St Etienne, avec sa femme et son petit garçon Léonard, né le 12 septembre dernier. Arrivé en France à l'EC St Etienne, tout comme son compatriote Alexandre Vinokourov, il avait effectué ses débuts professionnels chez Festina fin 1998. Puis avait poursuivi sa carrière professionnelle dans des équipes françaises (AG2R, Cofidis). Excellent grimpeur, il avait obtenu à plusieurs reprises des places d'honneur dans les épreuves par étapes. Outre sa quatrième place du Tour de France 2001, après l'échappée-fleuve de Pontarlier, il avait terminé quatrième de Paris-Nice (2002) et cinquième du Dauphiné (2001 et 2002). L'accident mortel de Kivilev est le premier survenu à un coureur Elite depuis quatre ans. Bien qu'effectivement rares, ces accidents laissent de profondes séquelles au c?ur du peloton.
C'est en tout cas son ami de toujours, Alexandre Vinokourov, qui s'est chargé de lui rendre le plus vibrant des hommages. Ils ont partagé tellement de choses. "Vino" et "Kivi" avaient 13 ans lorsqu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois à l'Ecole nationale des sports à Alma-Ata, capitale du Kazakhstan. Ils avaient appris le cyclisme, découvert la compétition et franchi ensemble le grand pas, en quittant le pays pour l'Europe occidentale. Ils avaient tellement imaginé leurs destins liés à jamais? Depuis son succès au mont Faron sur ce Paris-Nice 2003 jeudi, Vinokourov n'a pas cessé de rendre hommage à son camarade, levant les bras au ciel lors des arrivées et éclatant même plusieurs fois en sanglots sur le podium. "J'ai gagné pour "Kivi" ", a t-il confié à l'arrivée à Nice. "Je vais aller à St Etienne pour poser le maillot jaune chez "Kivi". J'ai réussi cette victoire pour lui, j'ai donné toutes mes forces pour cela. "Kivi" est là, avec moi, dans mon coeur". Mais la vie continue. Et, encore faut-il le rappeler, celle des sportifs ne tient bien souvent qu'à un fil.
LES DERNIERES MORTS EN COURSE 1995 : Fabio Casartelli (Ita), champion olympique, tombe dans un virage de la descente du Portet d'Aspet lors du Tour de France et meurt quelques heures plus tard. 1999 : Manuel Sanroma (Esp) fait une chute mortelle près de l'arrivée de la deuxième étape du Tour de Catalogne.
18/03/2003
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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