OM-OL, place au premier !
le 03/02/2007 - par Sylvain Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Au milieu de ces 8e de finale de Coupe de France, il y avait 7 matchs et OM-OL. Le choc des deux équipes les plus fortes cette année. Le choc entre les deux olympiques et surtout, la revanche de la 10e journée de Ligue 1. Il a tenu toutes ses promesses. Sinon, pas de surprises à part 2 : Lille et Bordeaux sortis.
OM-OL : le choc des titans
Le choc des titans de la Ligue 1 tant attendu depuis le tirage au sort est enfin venu. Il opposait au Stade Vélodrome le quintuple champion de France à son plus crédible rival cette année, l'Olympique de Marseille d'Albert Emon et du nouveau président Jack Kachkar (excusez l'orthographe…) bardé de millions de USD convertis en gentils EUX pour l'ancien boss de la Canebière RLD à savoir Robert Louis Dreyfus. Mais revenons au match. Deux enjeux majeurs pour les deux clubs. Pour Marseille, laver l'affront terrible subit en octobre lors de la 10e journée avec une véritable humiliation à la maison (1-4). Pour Lyon, se relever d'une série de 4 matchs sans victoires en championnat avec l'objectif soit disant prioritaire qu'est la Coupe de France. L'occasion aussi pour Milan Baros, nouvelle recrue tchèque de l'OL de tester sa place de titulaire. Marseille a rempli ses objectifs mais pas les Lyonnais. Pourtant, tout avait bien commencé pour les vainqueurs 1973 avec un but de Cris peu après le quart d'heure de jeu d'un reprise de la tête suite à un coup franc venu de la droite de Juninho. Pendant ce temps-là, Marseille dominait mais ne concrétisait pas ses innombrables occasions par Cissé ou Maoulida, malgré un excellent Ribéry. Si bien qu'à l'entame des 5 dernières minutes, les joueurs du président Aulas menaient encore. C'était sans compter sur la volonté marseillaise et un pressing offensif payant. En effet, sur une reprise de volée à l'entrée de la surface de vérité, Pagis remettait les siens sur les bons rails. Et comme, à un but correspond toujours une période d'euphorie et d'élan, les marseillais ont continué sur leur lancée et doublé la mise dans les arrêts de jeu par Niang sur un bon service de Beye. Lyon était à terre, et Marseille au ciel…enfin, plutôt en ¼ de finale. Restons mesuré voulez-vous.

Lille et Bordeaux : Surprise ou déception ?
Hormis Marseille – Lyon, ces 8e de finale de Coupe nous offraient plusieurs matchs entre clubs de l'élite. Notons qu'ils représentent 11 participants sur 16. Le tirage au sort nous avait pondu un Nantes – Lille, qui pouvait faire office de répétition avant le match de ce week-end en championnat. La surprise est donc venue de la Beaujoire, avec une victoire dans la douleur pour des Canaris bien mal en championnat mais manifestement toujours aussi à l'aise en Coupe de France. Victoire 1-0 des joueurs de George Eo grâce à somptueux coup franc du roumain Claudio Keserü dans les arrêts de jeu de la prolongation, alors que les deux équipes et les deux gardiens se préparaient déjà aux tirs aux buts. Keserü qui inflige là aux lillois le même traitement que les marseillais aux manceaux le tour précédent.

Mais la Coupe de France, c'est avant tout ses belles histoires, ces petits clubs amateurs qui donnent des leçons de réalisme aux club pros et qui démontrent que 11 joueurs, ça fait 22 jambes et 2 bras (pour le gardien) et que sur ce plan là, tous les clubs sont égaux. La belle histoire de cette cuvée 2006-07 c'est Monceau-Les-Mines, club de CFA, qui s'est payé la tête des bordelais aux tirs aux buts après un match nul 2-2. Un destin à la Calais ? Qui sait ? Autre surprise mais de moindre mesure, Vannes a sorti Montpellier, d'une division au dessus. Victoire 0-2 dans les prolongations des bretons grâce à Lebouc et Rjillo.
On a tremblé dans les chaumières pour…
Pour le PSG, vainqueur chanceux mais pas franchement convaincants de Valenciennes. Les parisiens ayant en effet profité d'une Arconada du gardien Nicolas Penneteau, qui a relâché le ballon dans les pieds de destructor Rodriguez au retour des vestiaires. Une confiance qui ne sera sûrement pas de trop avant le derby qui n'en est pas un face à l'OM ce week-end. Cela a donc le mérite de rassurer les joueurs de Paul Le Guen, qui confirme en quelque sorte un regain de forme, qui correspondra avec l'arrivée de ce nouvel entraîneur et de Marcelo Gallardo, transformé depuis son séjour à River Plate en Argentine, son pays natal. On a tremblé aussi dans les chaumières du côté de Sedan, difficile vainqueur de Libourne St Seurin et ce grâce à Joseph Désiré Job, ancien de Lyon et de Metz, qui a inscrit un doublé en deuxième mi-temps pour donner un peu d'air et d'espoir à un club empêtré dans les méandres de la zone de relégation en Ligue 1.

Enfin, aucun soucis pour deux valeurs sûres cette année. Lens et Sochaux se sont qualifiés brillement à l'extérieur respectivement face à Clermont (1-4) et Monaco (0-2).
Je disais dans l'article précédent que les petits auront du mal, finalement, les deux plus petits sont passés comme quoi tout est possible…
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