Sochaux fait tomber Marseille
le 16/05/2007 - par Sylvain Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !En finale de la Coupe de France, dimanche dernier, Sochaux a déjoué tous les pronostics et les pronostiqueurs pour remporter la Coupe pour la deuxième fois de son histoire, 70 ans après la première. Récit de cette finale de haute volée.
120 minutes (90 + les prolongations) d'une grande qualité
Pour une finale de la Coupe de France, on espère toujours un beau match et surtout entre deux équipes qui appartiennent au haut de tableau en championnat. Marseille, qui disputait sa deuxième finale consécutive après celle perdue contre le PSG l'an passé (1-2) et Sochaux, vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2004, nous offraient donc l'occasion d'une belle soirée entre deux clubs français (« enfin ! » nous dirait Aimé Jacquet aux Guignols de l'info...).
Une première mi-temps et un match en général qui démarre sur les chapeaux de roues avec un but dès la 5e minute de Djibril Cissé sur une pichenette lumineuse de Samir Nasri, très bon samedi soir. Il a décidemment une sacrée place disponible pour lui en Equipe de France, à croire que le Stade de France lui réussit plutôt bien (ndlr : voir La jeunesse à l'honneur). Marseille avait l'avantage mais très vite les sochaliens d'Alain Perrin, ont repris l'initiative du jeu et notamment grâce à l'expérience de Jérôme Leroy, le quasi-papy de cette équipe, qui a très longtemps animé le jeu et le match. On a pu voir ces bonnes intentions avec un magnifique lob de Grax sur Carrasso peu après l'ouverture du score qui a trouvé la barre.

Pas grand-chose à signaler jusqu'à la mi-temps, mais des beaux gestes et de l'envie à revendre. Le format idéal donc pour une finale quand on connaît la propension des finales à être fermées et ultra-défensives. Au retour des vestiaires, une belle ouverture de la gauche trouvait Jérôme Leroy excentré sur la droite. Un bon contrôle plus tard, il adressait un centre nanométré sur la tête de Moumouni Dagano pour l'égalisation. La fin du match était somme toute animée mais aucune des deux équipes n'a réussi à faire la différence.

Les prolongations ou comment pousser le suspens jusqu'à son paroxysme. Marseille reprenait l'avantage en 8 minutes avec un nouveau but de Djibril Cissé, son 14e sous le maillot de l'OM et toujours de la tête. Les joueurs d'Albert Emon se voyaient déjà soulevant la Coupe même si le politiquement correct m'obligerait à dire qu'ils pensaient qu'un match n'est jamais fini avant le coup de sifflet final, mais on sait qu'une équipe qui marque la première en prolongation est souvent victorieuse. Alors polop ! Mais cette victoire, Sochaux la voulait aussi et surtout quand il y a une place en Coupe de l'UEFA l'an prochain à la clé. Rappelons à ce titre que Sochaux est quelque peu distancés par leurs adversaires du soir en championnat, 2e. Sur une passe lumineuse de Ziani, sûrement le joueur le plus courtisé de la Ligue 1 en cette fin de saison, Anthony Le Tallec, parti à la limite du hors-jeu, battait Carrasso d'une tête piquée. Un match avec 4 buts de la tête c'est toute fois assez mémorable pour être noté...
La séance de tirs aux buts
Une séance de tirs aux buts, c'est toujours cruel, on le sait bien, et on ne pourra pas y changer grand-chose. Jouer une finale, c'est déjà difficile et pesant mentalement, mais la jouer, et surtout jouer ce qui en découle (qualification européenne, argent, retombées) sur une série de 5 frappes en one-one contre un gardien devant 40 000 supporters pour et 40 000 contre, c'est encore pire. A ce petit jeu là, Sochaux ont été les plus malins avec un quasi sans faute. Nous avons eu droit à une séance étriquée et sans concessions (étonnant ?) avec peu de déchets. Ziani, toujours lui, inscrivait le premier, avant que Taïwo n'égalise. Birsa (Sochaux) poursuivait la réussite de son équipe, mais Toifilou Maoulida ne fasse le guignol en feintant 200 fois la frappe avant de nous servir un gros caca à ras de terre que Richert n'a eu aucun mal à stopper. Ridicule ! Sochaux continuait de marquer jusqu'au tir fatidique, que le capitaine Jérémie Bréchet voyait stoppé par Carrasso. Ensuite, Zubar (Marseille), auteur d'un match somme toute minable ratait son tir au but (et pas penalty), mais il faut quand même reconnaître que Richert y est pour beaucoup.
Belle victoire de Sochaux !
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