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Dossiers foot

La violence dans le football : fatalité ?

La violence dans le football : fatalité ?

Un mois après la tragique mort d’un supporter parisien, un point sur la violence dans nos stades de France. Constat et analyse au menu de cet article «Hors-série».


On le connaît sous le nom d'hooliganisme, mais ce phénomène est beaucoup plus vaste que ceux que « hooliganisme » décrit. Il désigne avant tout une violence dans les stades, le plus souvent entre supporters de deux équipes rivales. Pour cela, les anglais ont longtemps été considérés comme les supporters les plus instables et violents. Cela persiste toujours, mais des mesures drastiques ont été prises dans les stades de Sa Majesté et la tendance a disparu. On ne voit d'ailleurs plus les grands grillages dans les enceintes anglaises. Les supporters sont à 1 mètre à peine de la pelouse et des joueurs. Ce qui paraît impensable en Allemagne, en Italie ou en France, où, le plus souvent, une fosse sépare les supporters de la pelouse.

Le « hooliganisme » en France est tout récent et prend sa racine dans le développement de la rivalité Paris Saint Germain – Olympique de Marseille au début des années 1990. Auparavant, et l'on retrouve ça plus souvent, les rivalités étaient des rivalités régionales, comme entre Lille et Lens, entre St Etienne et Lyon ou entre Nancy et Metz. Ces rivalités vont d'elles mêmes dans le sens où elles mettent en jeu la suprématie régionale mais n'occasionnent que rarement des affrontements violents. Le problème français dépasse cela. Il dénote une extension de la tension à des matchs dénués de toute rivalité historique. La violence et les actes de délinquance deviennent gratuits depuis 15 ans.

Si elle devient gratuite, la violence n'en est pas moins forte. En effet, au-delà de l'habituelle « chambre » entre les supporters, on trouve une violence organisée et préméditée. Certains supporters ou catégorie de supporters semblent ne venir au stade que dans le but d'affronter ceux de l'équipe adverse. Lorsqu'il s'agit bien sûr de supporters de l'équipe adverse. Dans ce registre, le Paris Saint Germain est unique en France dans la mesure où il voit ses supporters s'affronter entre eux, entre KOPs. D'un côté celui d'Auteuil, composé en majorité de français d'origine immigrée, de l'autre, celui de Boulogne, composé quant à lui d'une population à majorité blanche. Ces différences d'ordre purement dermatologique ne viendraient pas causer de problème si le second KOP nommé ne comptait pas dans ses rangs de nombreux racistes et antisémites.

Avec ce caractère raciste et xénophobe de la violence, le hooliganisme prend d'autre forme et ne se cantonne plus à l'affrontement de deux groupes de supporters d'équipes différentes. Le problème vient donc d'un manque de tolérance manifeste d'une certaine catégorie de supporters qui se font remarquer en sifflant ou en humiliant des joueurs de couleurs, parfois dans leur propre stade (ndlr : le joueur Pascal Chimbonda a été contraint de quitter son club de Bastia en partie en raison de ces cris racistes). Ce phénomène apparaît donc encore plus profond et nécessite donc des mesures plus importantes encore que celles prises en Angleterre. D'ailleurs, les interdictions de stades ne semblent plus régler les problèmes de violence dans la mesure où la violence s'est déplacée à l'extérieur des stades, comme en témoignent les évènements du match PSG – Hapoël Tel-Aviv. Les caméras permettent de d'identifier les fauteurs de troubles mais les mesures ne sont pas assez répressives. Où est la logique lorsqu'un supporter proférant des propos racistes, ou faisant le signe de salut à Adolf Hitler durant tout un match à destination des joueurs de couleurs, est seulement obligé de pointer au commissariat à l'heure du match de son équipe? La xénophobie et l'incitation à la haine raciale constituent pourtant des délits et même des crimes en France.

Dans ce domaine, peut-être plus que d'en d'autre, la répression semble être la meilleure solution dans la mesure où la prévention est quasiment impossible. L'éducation et la tolérance sont quant à elles des données qui ne dépendent pas de la sphère du football. Des interdictions pures et simples de stade pour le moindre problème de hooliganisme, et ce pour une durée de 5 ans, voir même une interdiction à vie pour les récidivistes peuvent être des solutions. Si l'on suit le modèle anglais, qui a fait ses preuves, il est possible d'augmenter le prix des places sans faire baisser la fréquentation. Les supporters qui viendraient aux matchs ne seront logiquement que des personnes intéressées par le match. On pourrait revoir des enfants dans des stades comme le Parc des Princes. Autre solution, le contrôle d'identité à l'achat des places et à l'entrée au stade et la création d'un registre national des hooligans. Mais le problème récurrent semble être les moyens financiers mis en place dans cette lutte.

Mais il est ABSOLUMENT nécessaire de repréciser que la majorité des supporters viennent aux matchs pour le jeu et non pour l'affrontement et que ce hooliganisme n'est que le fait d'une minorité – un peu trop visible – qui entache l'image d'un sport comme le football. L'idéal visé étant celui du rugby. Le hooliganisme donc n'est pas une fatalité mais un problème de fond qu'il convient d'abolir.

Quand verra-t-on un fan du PSG prendre une bière avec un supporter de l'OM ? L'avenir et peut-être les politiques nous le diront…


24/01/2007


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La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...

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